Justice

L'avocat de Carlos Ghosn s'en prend frontalement au parquet de Tokyo

  • PubliĂ© le 1 septembre 2019 Ă  03:02
  • ActualisĂ© le 1 septembre 2019 Ă  07:12
L'ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, à son arrivée au tribunal de Tokyo, le 24 juin 2019

L'avocat français de l'ex-PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, sous le coup de quatre inculpations au Japon, s'en prend frontalement au parquet de Tokyo, évoquant des "manquements à l'impartialité", dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.

"Il est temps de dénoncer les violations des droits de l'homme dont le procureur de Tokyo s'est rendu coupable", assure Me François Zimeray qui évoque de "graves manquements au devoir d'impartialité comme sa collusion aveuglante avec Nissan et les autorités politiques du pays". "Tout semble permis au procureur japonais pour qui l'enjeu est autant de ne pas perdre la face que de dynamiter la tutelle française sur Nissan en protégeant ses actuels dirigeants avec qui a été passé un accord secret", dénonce-t-il.

Me Zimeray estime ainsi que "tout a été fait pour enraciner, avant son procÚs, l'idée de la culpabilité de Carlos Ghosn, notamment la distillation dans la presse de 'confidences' systématiquement à charge et ne laissant aucun doute possible sur leur origine: le procureur de Tokyo".
"Comment une dĂ©mocratie peut-elle accepter qu'un couple soit privĂ© de tout contact depuis 150 jours par vengeance sur l'Ă©pouse qui a eu raison de dĂ©noncer les dĂ©rives d'un systĂšme, le procureur osant l'argument?: +?Elle a alertĂ© les chefs d'État et l'opinion publique... Il n'y a pas moyen de la faire taire+", s'interroge l'avocat, alors que M. Ghosn et son Ă©pouse Carole ont l'interdiction de se parler.

Me Zimeray affirme que "le traitement réservé à notre compatriote est discriminatoire", et que "cet acharnement d'exception compromet la possibilité d'un procÚs équitable".

L'avocat de M. Ghosn ajoute en outre qu'en France, "les grands principes n'ont pas rĂ©sistĂ© longtemps Ă  la quĂȘte de bonne conscience, primant celle de la vĂ©ritĂ©", expliquant que le conseil d'administration de Renault a privĂ© son ancien dirigeant de ses droits Ă  rĂ©munĂ©ration et retraite "sans attendre d'y voir clair", et que des extraits d'un audit "ont Ă©tĂ© rĂ©pandus avant mĂȘme que le principal intĂ©ressĂ© n'ait Ă©tĂ© appelĂ© Ă  se justifier".

Carlos Ghosn a Ă©tĂ© arrĂȘtĂ© le 19 novembre 2018, Ă  son atterrissage Ă  Tokyo. Le dirigeant franco-libano-brĂ©silien de 65 ans est soupçonnĂ© d'avoir omis de dĂ©clarer une grande partie de ses revenus aux autoritĂ©s boursiĂšres entre 2010 et 2015. LibĂ©rĂ© sous caution en avril, il attend aujourd'hui au Japon son procĂšs.

AFP

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1 Commentaires
ste suzanne
ste suzanne
6 ans

la roue tourne comme on dit aprĂšs avoir tout pris sur les dos des travailleurs voilĂ  le rĂ©sultat il Ă©tait l un des premier a faire pression pour gelĂ© les salaires pendant se temps il remplissait sa poche COMME NOS POLITIQUE TOUJOURS AUX COTÉE DES CITOYEN MAIS LES PREMIERS A BAFOUÉES LES LOIS