Espagne

Le gouvernement demande au parlement catalan un autre candidat

  • PubliĂ© le 31 janvier 2018 Ă  19:14
  • ActualisĂ© le 31 janvier 2018 Ă  20:14
La vice-présidente du gouvernement espagnol Soraya Saenz de Santamaria, au cÎté du Premier ministre Mariano Rajoy, à Madrid, le 31 août 2016

La vice-présidente du gouvernement espagnol a demandé mercredi au chef du parlement catalan de renoncer à soutenir la candidature de Carles Puigdemont à la direction de la région et de lancer des consultations pour trouver un nouvel aspirant.


Destitué fin octobre de la présidence de la Catalogne par Madrid, Carles Puigdemont, installé en Belgique et recherché par la justice espagnole, reste le seul candidat. Son investiture par le parlement régional, dominé par les indépendantistes, devait intervenir à l'issue d'un débat programmé à partir de mardi et reporté par le président du parlement Roger Torrent, face aux obstacles judiciaires à sa candidature.

Désormais "M. Torrent doit ouvrir des consultations (avec les partis politiques) pour sauver la situation créée par M. Puigdemont", a déclaré à Valence (est) la vice-présidente Soraya Saenz de Santamaria, chargée du brûlant dossier catalan au sein du gouvernement du conservateur Mariano Rajoy.

Les indĂ©pendantistes ont obtenu la majoritĂ© absolue au parlement catalan lors des Ă©lections anticipĂ©es du 21 dĂ©cembre, convoquĂ©es par Madrid aprĂšs la dissolution de cette chambre en rĂ©ponse Ă  une dĂ©claration unilatĂ©rale d'indĂ©pendance mort-nĂ©e. La liste de Carles Puigdemont "Ensemble pour la Catalogne", arrivĂ©e en tĂȘte au sein du camp sĂ©paratiste, avait pour programme la restauration du "gouvernement lĂ©gitime de la Catalogne".

Mais la Cour constitutionnelle a estimĂ© que le chef de file sĂ©paratiste devait, pour se prĂ©senter devant le parlement catalan, rentrer en Espagne et obtenir une autorisation du juge qui le poursuit pour "rĂ©bellion" et "sĂ©dition". Roger Torrent a contestĂ© cette dĂ©cision de justice, reportant la sĂ©ance jusqu'Ă  obtenir des "garanties" que Carles Puigdemont puisse se prĂ©senter dans de bonnes conditions, en clair sans qu'il risque d'ĂȘtre arrĂȘtĂ©.

"Je ne peux pas croire que parmi les plus de cent députés de la chambre, il n'y ait personne qui puisse reprendre le chemin du dialogue et du consensus", a déclaré Mme Saenz de Santamaria. En théorie, le parlement catalan avait jusqu'à mercredi pour choisir un candidat, mais des sources parlementaires estiment que la procédure devant la Cour constitutionnelle gÚlerait ce délai.
AFP

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