Pas d’espaces "no kids" mais au contraire des "villes à hauteur d’enfant" voire la possibilité de voter avant 18 ans : la commission française chargée de la protection des droits humains a plaidé lundi pour faire plus de place aux jeunes dans l’espace public. Ces dernières années, l’apparition dans des pays européens d’espaces interdits aux enfants ou "adults only", réservés aux adultes, dans des secteurs tels que l’hôtellerie, la restauration et les transports, a suscité des polémiques.
"La présence des enfants dans l’espace public s’est considérablement réduite depuis une quarantaine d’années", constate ainsi la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH).
Dans un avis, l’institution souligne un paradoxe entre "l’intolérance croissante" envers les plus petits et "l’inquiétude accrue par rapport à la baisse de la natalité", à son plus bas niveau en France depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
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Encore peu répandu en France, le phénomène "no kids" avait été critiqué en janvier, après l’annonce d’une nouvelle offre de la SNCF, la compagnie ferroviaire française, "qui excluait les enfants de moins de 12 ans en promettant ''calme'' et ''confort'' aux passagers" est-il rappelé dans le rapport de cette commission consultative.
Saisie par la haute-commissaire à l’Enfance Sarah El Haïry, la commission invite, à travers plusieurs recommandations, à "interdire les espaces no kids lorsqu’ils ne sont pas justifiés par la nécessité de protéger l’enfant". "Aujourd’hui, je pense que ça tombe sous le coup de la loi", a estimé Mme El Haïry lundi sur RMC, évoquant une situation de "discrimination".
"S’il faut clarifier la loi, alors on la clarifiera", a-t-elle ajouté.
- Aires de jeux à concevoir "avec les enfants" -
Parmi les autres suggestions de la commission figurent la réduction "de la vitesse de la circulation en ville et zones habitées" et la conception d’aires de jeux "en concertation avec les enfants", illustrant sa volonté de voir se "créer des villes à hauteur d’enfant".
En matière de citoyenneté, la CNCDH "estime utile de réfléchir à l’abaissement de l’âge du droit de vote dans certaines élections locales ou même nationales", pour accroître la place des mineurs dans les politiques publiques.
Plus globalement, l’institution déplore une exclusion sociale des plus jeunes, perçus davantage "comme des personnes à surveiller, contrôler, récompenser ou punir plutôt que comme des êtres dont la dignité serait égale à celle des adultes".
En 2025, 644.000 bébés ont vu le jour en France, soit près d’un quart de moins qu’en 2010, date du dernier pic des naissances, selon l’Institut national de la statistique (Insee).
AFP

Voter avant 18 ans. Encore une débilité de gauche pour essayer de grappiller quelques voix auprès de jeunes qui ne sont même pas capables de s'assumer. Il faut vraiment avoir l'esprit tordu pour véhiculer ce type d'idées, mais bon on a l'habitude