Un voyage qui aura duré trois semaines

Le premier train direct de Londres est arrivé en Chine

  • PubliĂ© le 29 avril 2017 Ă  07:36
Premier train de marchandises reliant directement Londres Ă  la Chine, photo prise le 18 janvier 2017 Ă  Londres

Le premier train de marchandises reliant directement Londres à la Chine est arrivé samedi à destination aprÚs un voyage de prÚs de trois semaines évoquant l'ancestrale Route de la soie.

Le convoi, qui avait quitté la capitale britannique le 10 avril, est entré vers 9h30 heure locale (01h30 GMT) en gare d'Yiwu, une ville de 2 millions d'habitants située au sud de Shanghai (est de la Chine), aprÚs avoir traversé la France, la Belgique, l'Allemagne, la Pologne, la Biélorussie, la Russie et le Kazakhstan.

Londres est dĂ©sormais la 15e ville d'Europe desservie par ce nouveau service de fret censĂ© ĂȘtre meilleur marchĂ© que le transport aĂ©rien et plus rapide que le transport maritime - mĂȘme si le convoi parti de Londres a mis deux jours de plus que prĂ©vu.

La route Londres-Yiwu est longue de plus de 12.000 km, soit la deuxiÚme du monde aprÚs la liaison avec Madrid, inaugurée en 2014. Une liaison avec Lyon a été ouverte l'an dernier. Ces liaisons s'inscrivent dans l'initiative des "Nouvelles routes de la soie" lancée en 2013 par le président chinois Xi Jinping dans l'espoir de cimenter les relations commerciales de la Chine avec ses clients traditionnels, particuliÚrement en Europe occidentale.

Yiwu est d'ailleurs une plaque tournante du commerce des produits de consommation courante. Mais les trains sont généralement plus remplis dans le sens Chine-Europe, reflet du déséquilibre commercial entre les deux économies.

Le train venu de Londres Ă©tait rempli quant Ă  lui de whisky, de boissons non alcoolisĂ©es, de produits pour bĂ©bĂ©s, de mĂ©dicaments ou encore de vitamines. Les conteneurs ont dĂ» ĂȘtre transfĂ©rĂ©s sur d'autres wagons Ă  la frontiĂšre biĂ©lorusse, en raison d'une largeur de voie plus importante dans les pays de l'ancienne Union soviĂ©tique.

D'aprÚs les autorités d'Yiwu, le train a acheminé 88 conteneurs, beaucoup moins qu'un cargo qui peut en transporter entre 10.000 et 20.000. Mais le train va assurément plus vite que le bateau, ce qui ouvre des perspectives aux exportations de produits agroalimentaires vers la Chine.

Reste que pour l'instant le retour sur investissement ne couvre pas les dĂ©penses d'infrastructures, selon un rapport publiĂ© l'an dernier par la Oxford Review of Economic Policy. Le transport maritime assure encore 80% du commerce mondial de marchandises. PĂ©kin s'apprĂȘte Ă  recevoir les 14 et 15 mai plusieurs dirigeants Ă©trangers pour un premier sommet consacrĂ© aux Nouvelles routes de la soie.
 

AFP

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