(Actualisé) Ralentir la dérive des comptes publics sans braquer les oppositions: le Premier ministre reconduit Sébastien Lecornu est censé présenter cette semaine une premiÚre copie de son budget pour 2026 laissant le soin au Parlement de surmonter ses divisions pour trouver un compromis.
La loi impose au gouvernement un calendrier pour permettre au Parlement d'adopter un budget d'ici le 31 décembre. Lundi est la date butoir officielle pour présenter en conseil des ministres puis à l'Assemblée nationale un projet de budget.
Si ce dernier est dĂ©jĂ prĂȘt du cĂŽtĂ© de Bercy, la date du prochain conseil des ministres est encore inconnue faute de gouvernement. La prĂ©sentation du budget pourrait ĂȘtre dĂ©calĂ©e de quelques jours.
"Pas parfait", ce budget a été "plutÎt imaginé aussi pour que le débat ait lieu", avait expliqué Sébastien Lecornu.
Jusqu'au bout, des tractations ont été menées avec les forces politiques pour tenter de rallier une majorité parlementaire et éviter la perspective d'une censure ou de nouvelles élections législatives anticipées.
AprĂšs s'ĂȘtre cristallisĂ© sur la taxe Zucman sur le patrimoine des ultra-riches, rĂ©clamĂ©e par la gauche mais refusĂ©e par Lecornu, le dĂ©bat s'est dĂ©placĂ© sur un autre terrain minĂ©, celui des retraites.
- Trajectoire moins ambitieuse -
Le Parti socialiste rĂ©clame la suspension de la rĂ©forme fixant Ă 64 ans l'Ăąge lĂ©gal de dĂ©part, sur lequel le gouvernement s'est dit prĂȘt Ă dĂ©battre. Mais cette perspective, qui coĂ»terait au moins 3 milliards d'euros en 2027, fracture le camp prĂ©sidentiel et rebute la droite comme le patronat.
"J'en ai vraiment assez de ce gùchis politique", s'est impatienté vendredi le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, appelant à des "compromis" et des "coalitions".
Faute de temps, le projet de budget pourrait ĂȘtre identique Ă celui que SĂ©bastien Lecornu a envoyĂ© le 2 octobre au Haut conseil des finances publiques (HCFP).
Ce dernier a d'ores et déjà rendu un avis à son sujet, comme la loi l'exige, mais qui reste encore confidentiel, a indiqué son président Pierre Moscovici.
Certaines mesures, inspirées de la copie de l'ex-Premier ministre François Bayrou qui prévoyait un effort de 44 milliards d'euros, ont déjà été dévoilées: diminution du train de vie de l'Etat, baisse d'un impÎt de production réclamé par les entreprises, taxe visant les holdings familiales parfois utilisées pour contourner l'impÎt, maintien d'une contribution supplémentaire des hauts revenus.
Mais pour se donner de la marge en vue d'un compromis, Sébastien Lecornu a accepté de revoir à la baisse ses ambitions d'assainissement des finances publiques.
La zone d'atterrissage du déficit public est désormais projetée "en dessous de 5%" du produit intérieur brut (PIB) plutÎt qu'à 4,7%.
Chaque dixiÚme de point de pourcentage de déficit supplémentaire correspond à presque 3 milliards d'euros de dépenses supplémentaires.
- Coût de l'incertitude -
Surtout, il complique la trajectoire du retour en 2029 à un déficit de maximum 3% autorisé par Bruxelles alors que la deuxiÚme économie de la zone euro est déjà un cancre en la matiÚre.
Cinquante ans aprÚs son derniÚre budget excédentaire, elle en affichait en 2024 le pire déficit: 5,8% du PIB, soit "un trou" de quasi 170 milliards d'euros entre les dépenses et les recettes. Le déficit atteindrait 5,4% en 2025.
La dette est la plus importante derriĂšre celles de la GrĂšce et de l'Italie (115,6% du PIB ou 3.416,3 milliards d'euros Ă fin juin).
Compliquant davantage le casse-tĂȘte budgĂ©taire, la croissance risque d'ĂȘtre plus faible qu'anticipĂ© en 2026, Ă 1% voire 0,9% au lieu de 1,2%, synonyme de moindres recettes fiscales.
La Banque de France estime à "au moins 0,2 point de croissance" le coût de l'incertitude nationale.
Elle "freine les décisions d'investissements, d'embauche et paralyse les agents économiques", a souligné le patron du Medef Patrick Martin dans le JDD dimanche.
La France paie aussi le prix de l'instabilitĂ© sur les marchĂ©s oĂč elle emprunte plus cher depuis la dissolution de juin 2024, alourdissant le coĂ»t de la dette.
La charge d'intĂ©rĂȘt, en passe de devenir le premier poste de dĂ©penses de l'Etat, pourrait dĂ©passer 70 milliards en 2026.
Faute de budget votĂ© par le Parlement dans les 70 jours suivant son dĂ©pĂŽt, une loi spĂ©ciale peut reconduire les crĂ©dits de 2025 Ă l'identique tandis que les dĂ©penses de l'Etat seraient gelĂ©es.Â
AFP



Il y a les compromis et les cons promis... Pour l'instant c'est plut^pot le 2e cas de figure qui semble primer
En fait les mots manquent pour qualifier cette situation. Les français ne sont plus dupes de la mĂ©diocritĂ© de cette classe politique qui n'a rien Ă faire de l'intĂ©rĂȘt gĂ©nĂ©ral et qui ne pense qu'Ă prĂ©server ses petits intĂ©rĂȘts mesquins au prix de compromissions et de lĂąchetĂ©s sans nom.Les vrais visages de chacun apparaissent et ce n'est vraiment pas trĂšs beau Ă regarder. Ne soyons pas complices de cette classe politicarde qui frise l'abjection.
Des ex premiers ministres jusqu'ici inconnus qui crachent dans la soupe :
Edourd Philippe qui n'est pas loyal a Macron
Attal pas loyal a Mqcron.
En fait c'est le karma. Macron (inconnu a l'epoque) n'a pas ete loyal a Hollande.
" le budget comme objectif " on s'en fiche
Aux urnes citoyens nous débarrassant de la crasse macronienne, son gamin à l'Elysée, tous les carpettes du systÚme politique de la macronie
Renversons la table
Lecornu va ĂȘtre cornĂ© sans vaseline !!!
Proposition des élus pei proches de macron et qui se cachent :
- Selly secrétaire d'état aux affaires ..... judiciaires (SPL ESTIVAL)
- Vira au commerce de la legines
- vergoz a communication "mi cause pou cozer" et personne y écoute
- Vira a la santé "mette javel partout"
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