La Nouvelle-Zélande en plein doute: si le sélectionneur Ian Foster a été conforté aprÚs avoir mis un terme à une série noire rare, les All Blacks, qui affrontent l'Argentine samedi dans le Rugby Championship, ont encore du pain sur la planche à un peu plus d'un an de la Coupe du monde en France (8 septembre-28 octobre 2023).
- Montrer un visage uni -
Sept matches, deux victoires. Depuis le revers en Irlande (29-20), lors des tests de novembre, le bateau des All Blacks tangue. Tour à tour, la France (40-25), l'Irlande (23-12 et 32-22, à chaque fois en Nouvelle-Zélande) puis l'Afrique du Sud (26-10) ont dominé les hommes en noir.
Une série rare, dont trois défaites de rang, qui a failli coûter sa place à Ian Foster. Les derniÚres semaines ont d'ailleurs été le théùtre de divisions autour du maintien -ou pas- du trÚs critiqué sélectionneur des All Blacks. Foster a sauvé sa peau quand ses troupes ont réagi, avec la maniÚre, chez les champions du monde (35-23).
MalgrĂ© le soutien de ses joueurs, Foster reste sur la sellette, d'autant que Mark Robinson, le patron de New Zealand Rugby, a mis plusieurs jours Ă le conforter. "Nous avons l'impression que c'est un nouveau dĂ©part pour l'Ă©quipe" a-t-il espĂ©rĂ©, annonçant que le sĂ©lectionneur Ă©tait maintenu jusqu'au Mondial. Doubles tenants du titre en Rugby Championship, les All Blacks ont toutefois intĂ©rĂȘt Ă se rĂ©veiller.
- Regagner le coeur des supporters -
Réaliser de bonne performances et enchaßner les victoires: voilà la seule recette avec laquelle le sélectionneur peut faire taire ses détracteurs aprÚs les deux défaites consécutives, historiques, à domicile contre l'Irlande en juillet.
Les matches à venir, avec deux réceptions de l'Argentine puis deux rencontres face à une Australie en petite forme, offrent à Foster la chance de prouver que le choix de le garder était le bon. Mais la moindre défaite pourrait rendre sa position intenable face à des supporters habitués à gagner.
- Renforcer la premiĂšre ligne -
Face aux puissants Sud-Africains, portés par l'ogre Frans Malherbe, le pack néo-zélandais a tenu le choc. Véritable retour à son niveau ou sursaut d'orgueil?
Les défaites lors de la série de test contre l'Irlande ont démontré que les Blacks avaient besoin d'injecter du sang neuf en premiÚre ligne avant le Mondial. Le pilier Fletcher Newell, étoile montante, a réalisé ses débuts sous le maillot à la fougÚre lors du second test face à l'Afrique du Sud la semaine derniÚre et n'a pas démérité.
Newell est un des meilleurs piliers du pays en mĂȘlĂ©e fermĂ©e et les All Blacks doivent s'assurer que le joueur des Crusaders, comme le prometteur pilier des Highlanders Ethan de Groot, puisse arriver en France en ayant accumulĂ© assez d'expĂ©rience internationale.
- L'ombre Joe Schmidt et Scott Robertson -
Alors que la tĂȘte d'Ian Foster a un temps Ă©tĂ© placĂ©e sur le billot, deux noms sont revenus avec insistance. Celui de Joe Schmidt et celui de Scott Robertson. Schmidt, ancien sĂ©lectionneur de l'Irlande, Ă©galement passĂ© par Clermont et le Leinster, a Ă©tĂ© promu entraĂźneur de l'attaque des All Blacks et viendra apporter un vent nouveau dans les rangs nĂ©o-zĂ©landais.
Considéré comme l'un des meilleurs techniciens du monde à l'heure actuelle, Robertson, lui, devra encore patienter avant de s'installer sur le banc des triples champions du monde. Si le poste lui semble promis, l'ancien troisiÚme ligne, ex-joueur Perpignan (2003-2006), peut continuer à danser sur le ventre du Super Rugby avec ses Crusaders, sacrés quatre fois de rang.
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AFP



On ne peut pas toujours gagner. Mais ces joueurs sont de vrais champions.