Nucléaire

Les Européens rejettent "l'ultimatum" de l'Iran

  • PubliĂ© le 9 mai 2019 Ă  12:30
  • ActualisĂ© le 9 mai 2019 Ă  12:35
La Haute représentante de l'UE pour la politique étrangÚre, Federica Mogherini, le 30 avril 2019 à Bruxelles

Les pays européens impliqués dans le dossier du nucléaire iranien, Allemagne, France et Royaume-Uni, ainsi que l'Union européenne ont rejeté jeudi "l'ultimatum" de l'Iran, qui leur a donné 60 jours avant de remettre en cause de nouveaux aspects de l'accord.

"Nous rejetons tout ultimatum et nous évaluerons le respect par l'Iran de ses engagements en matiÚre nucléaire", préviennent ces pays ainsi que la Haute représentante de l'UE pour la politique étrangÚre, Federica Mogherini, dans un communiqué commun.

L'Iran leur a donné deux mois pour sortir réellement les secteurs pétrolier et bancaire iraniens de leur isolement provoqué par les sanctions américaines, faute de quoi la République islamique renoncera à d'autres engagements.
Les Européens ont également exprimé leur "vive préoccupation" aprÚs la décision de Téhéran de s'affranchir de deux engagements pris dans le cadre de l'accord international sur son programme nucléaire dont Donald Trump a claqué la porte il y un an jour pour jour.
"Nous demeurons pleinement attachĂ©s Ă  la prĂ©servation et Ă  la mise en ?uvre intĂ©grale de l'accord sur le nuclĂ©aire, une rĂ©alisation essentielle dans l'architecture mondiale de non-prolifĂ©ration nuclĂ©aire, qui est dans l'intĂ©rĂȘt de la sĂ©curitĂ© de tous", expliquent-ils, appelant l'Iran Ă  "s'abstenir de toute escalade".
"Nous attendons de l'Iran qu'il continue d'adhérer aux formats et mécanismes mis en place par l'accord sur le nucléaire", ajoutent les trois pays et l'UE.

Ils rappellent leurs "engagements fermes dans le cadre de l'accord, notamment ce qui concerne la levĂ©e des sanctions au profit du peuple iranien". A cet Ă©gard, ils "regrettent que les États-Unis aient Ă  nouveau imposĂ© des sanctions aprĂšs leur retrait de l'accord" en 2018.

Washington a encore durci mercredi ses sanctions économiques contre l'Iran, en ajoutant l'acier, le fer l?aluminium et le cuivre aux secteurs visés par des mesures punitives.
Les trois pays et l'UE se disent malgré tout "déterminés à poursuivre (leurs) efforts pour permettre la poursuite du commerce légitime avec l'Iran", en particulier via le systÚme de troc, dit de l'Instex, mis sur pied par Paris, Berlin et Londres fin janvier.

AFP

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