Birmanie

Les rebelles rohingyas ne veulent pas d'aide des groupes terroristes internationaux

  • PubliĂ© le 14 septembre 2017 Ă  13:48
  • ActualisĂ© le 14 septembre 2017 Ă  14:13
Des réfugiés rohingyas tendent la main pour obtenir de la nourriture, le  14 septembre 2017 à Ukhia, au Bangladesh

Les rebelles musulmans rohingyas, dont des attaques contre la police fin août en Birmanie ont déclenché une campagne de répression de l'armée, ont rejeté jeudi toute aide qui viendrait d'organisations terroristes internationales.


"Nous n'avons aucun lien avec Al-Qaïda, l'Etat islamique ou tout groupe terroriste international. Et nous ne souhaitons pas que ces groupes s'impliquent dans le conflit en Arakan (ancien nom de l'Etat Rakhine)", écrit l'ARSA jeudi dans un communiqué publié sur Twitter.
D'aprÚs le SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites internet islamistes, Al-Qaïda a appelé cette semaine les musulmans à "soutenir les Rohingyas financiÚrement et militairement".
Une aide trĂšs clairement rejetĂ©e par la rĂ©bellion rohingya naissante qui "demande aux Etats de la rĂ©gion d'intercepter et d'empĂȘcher l'entrĂ©e en Etat Rakhine de terroristes qui ne pourraient d'aggraver la situation".
Dimanche, l'ArmĂ©e du salut des Rohingyas de l'Arakan (ARSA), plus connu localement sous le nom Harakah al-Yaqin ("Mouvement de la foi" en arabe), avait annoncĂ© l'arrĂȘt temporaire de ses opĂ©rations militaires offensives pour favoriser l'arrivĂ©e de l'aide humanitaire.
Quelque 380.000 Rohingyas se sont réfugiés au Bangladesh depuis fin août, selon les estimations de l'ONU. Et des milliers d'autres seraient toujours sur les routes. Ils fuient une campagne de répression de l'armée lancée aprÚs les attaques de postes de police, lancée par l'ARSA fin août.
Mercredi, le Conseil de sécurité de l'ONU a réclamé à la Birmanie des mesures "immédiates" pour faire cesser une "violence excessive" dans l'ouest du pays.
Plus de 400 personnes auraient été tuées dans les combats, principalement des "terroristes" de l'ARSA d'aprÚs l'armée birmane.

Par Anne-Sophie LASSERRE - © 2017 AFP

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