A l'Assemblée

Les sept familles LREM

  • PubliĂ© le 17 juin 2018 Ă  11:10
  • ActualisĂ© le 17 juin 2018 Ă  11:23
La députée La Republique en Marche Martine Wonner, le 14 novembre 2017

De la "basket" gauche Ă  l'aile droite, les quelque 300 dĂ©putĂ©s LREM, qui fĂȘtent lundi leur un an, se rĂ©partissent en un large spectre. De tribunes en amendements qui se multiplient, chacun s'affirme, sans aller jusqu'Ă  fronder. Voici sept familles qu'a distinguĂ©es l'AFP.

Les indignés

Ils sont apparus au grand jour lors de l'examen en avril du texte asile-immigration - 15 abstentions, un vote contre, Jean-Michel Clément, en retrait depuis du groupe. Et sont revenus à la charge cette semaine sur les migrants de l'Aquarius. Ces femmes pour l'essentiel, Sonia Krimi, Martine Wonner, Sandrine Mörch et encore Delphine Bagarry, ont un passé politique à gauche, des engagements associatifs ou des professions liées à la santé. Ces députées dans "l'émotion", selon le groupe LREM, flirtent parfois avec la ligne rouge.

La "jambe gauche"

Brigitte Bourguignon, ex-socialiste ralliĂ©e Ă  En Marche, a tĂŽt demandĂ© Ă  l'exĂ©cutif des "signes" plus Ă  gauche. A la tĂȘte de la commission des Affaires sociales de l'AssemblĂ©e, cette Ă©lue du Pas-de-Calais a fĂ©dĂ©rĂ© quelques "marcheurs", dont des anciens PS, autour d'un "pĂŽle". Elle voit "le projet social" du gouvernement "arriver vraiment maintenant" et entend continuer Ă  peser de l'intĂ©rieur.

"Macron boys"

Trentenaires pour la plupart, Pierre Person, Sacha HouliĂ© et encore Guillaume Chiche, qui se sont connus sur les bancs de la mĂȘme fac, d'oĂč leur surnom de "la bande de Poitiers", ont Ă©tĂ© rejoints par AurĂ©lien TachĂ© ou Hugues Renson. TĂŽt aux cĂŽtĂ©s d'Emmanuel Macron et se prĂ©sentant comme le "canal historique", ils plaident pour "remettre du sens" et "faire vivre la complexitĂ© du projet", considĂ©rant que "la politique menĂ©e est plutĂŽt Ă  droite". La faute aux ministres ex-LR selon eux.

Les écolos

Proche de Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin est engagĂ© sur plusieurs fronts, Ă©cologie en tĂȘte. Sa bataille - perdue - pour inscrire dans la loi une interdiction du glyphosate a pu ĂȘtre un moment d'Ă©preuve. Il a ralliĂ© Ă  cette occasion plusieurs dĂ©putĂ©s LREM dont la prĂ©sidente de la commission du DĂ©veloppement durable Barbara Pompili. Comme elle issus des rangs Ă©cologistes, d'autres "marcheurs" tels Paul Molac et François-Michel Lambert sont tentĂ©s de prendre le large.

Le marais

La plupart des députés macronistes fuient les caméras mais ils n'hésitent plus à prendre la parole dans l'hémicycle pour défendre des textes et répondre aux oppositions. "En un an, il a fallu changer nos vies, trouver nos marques au Palais Bourbon et sur nos territoires, rentrer dans la mécanique", explique une novice qui s'attelle aux tùches qui lui sont confiées. Ces députés se plient aux rÚgles du groupe et ne font pas un pas de cÎté.

Aile droite

Influente mais généralement discrÚte, la jambe droite s'est manifestée en fin d'année sur le budget, avec la figure d'Amélie de Montchalin, et devrait se faire entendre de nouveau à la rentrée sur le projet de loi Pacte consacré aux entreprises. Dans son giron, figurent des ex-LR (notamment les anciennes juppéistes Aurore Bergé et Marie Guévenoux) ou centristes de droite. On y trouve aussi plusieurs entrepreneurs comme Olivia Grégoire, Sylvain Maillard ou Bruno Bonnell, qui ne voient pas de nécessité à rééquilibrer la politique entre "libérer" et "protéger".

Francs tireurs et personnalités

Dans les rangs LREM, se trouvent des personnages hors classe, dont le mathématicien Cédric Villani, arborant ses broches araignée, qui peut aussi bien parler aux "rebelles" d'asile-immigration qu'aux députés hommes d'affaires. A part également, le premier questeur Florian Bachelier, qui tient les cordons du budget de l'Assemblée, ne s'est pas fait que des amis en formulant des propositions choc d'économies. L'ancien Premier ministre Manuel Valls (ex-PS) tranche aussi parfois, lorsqu'il livre sa vision de la laïcité à ses collÚgues ou appelle à répondre aux "attentes trÚs fortes" de "justice sociale". Mais il n'est qu'apparenté au groupe, un pied dedans, un pied dehors.

 - © 2018 AFP

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