Fermeture de l'usine de Blanquefort

L'Etat peut pousser Ford Ă  investir "plusieurs millions" d'euros

  • PubliĂ© le 2 mars 2019 Ă  14:22
  • ActualisĂ© le 2 mars 2019 Ă  15:02
Des slogans contre la fermeture de l'usine Ford de Blanquefort peints sur un panneau à l'entrée du site, le 18 février 2019

Le gouvernement français est en mesure de peser sur le constructeur automobile amĂ©ricain Ford pour le pousser Ă  investir "plusieurs millions" d'euros pour garantir la reconversion de son usine de Blanquefort, a dĂ©clarĂ© samedi la secrĂ©taire d'État Ă  l'Économie AgnĂšs Pannier-Runacher.

"On est en capacitĂ© de les pousser Ă  mettre plusieurs millions (d'euros), peut-ĂȘtre mĂȘme plusieurs dizaines pour accompagner la reconversion du site", a dĂ©clarĂ© Mme Pannier-Runacher sur Europe 1.

"On peut utiliser des leviers juridiques, on peut utiliser leur levier rĂ©putationnel parce que malgrĂ© tout ils ne sont pas trĂšs Ă  l'aise avec cette histoire", a ajoutĂ© la secrĂ©taire d'État.
Implantée depuis 1972, l'usine de Ford à Blanquefort, prÚs de Bordeaux en Gironde, emploie 850 personnes. Sa fermeture apparaßt inéluctable aprÚs le récent refus par le constructeur automobile de la derniÚre offre du seul repreneur en lice, le strasbourgeois Punch Powerglide.

Les propos de Mme Pannier-Runacher interviennent au lendemain d'une intervention du président de la République Emmanuel Macron, qui avait assuré vendredi à Bordeaux que l'Etat allait "forcer" Ford à payer pour la revitalisation du site de l'usine.
"Nous sommes en train de regarder les possibilités de reconversion, c'est ça qui compte aujourd'hui sur l'usine, et d'éventuelles derniÚres lignes avec Ford et Punch", a poursuivi Mme Pannier-Runacher.
"Tant qu'il y a une possibilité de lumiÚre au bout du tunnel, on se battra et on a encore la possibilité de tenir quelques jours", a-t-elle ajouté, expliquant que l'enjeu était de sauver "un maximum" d'emplois.

AFP

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