Payet en numéro 10

Ligue 1: Marseille tente le double rebond

  • PubliĂ© le 17 septembre 2017 Ă  15:43
  • ActualisĂ© le 17 septembre 2017 Ă  15:44
L'attaquant de Marseille Lucas Ocampos (g) à la lutte avec celui de Konyaspor Imoh Ezekiel en Europa League au Vélodrome, le 14 septembre 2017

Le timide sursaut marseillais contre Konyaspor (1-0) demande confirmation à Amiens, dans un contexte toujours un peu fébrile entre la défiance des supporters et le manque de confiance de l'équipe, dimanche (15h00, 17h00 à La Réunion) lors de la 6e journée de L1. "La victoire a fait du bien au mental de l'équipe", assure - en français - Lucas Ocampos. "Maintenant il faut aller chercher les trois points à Amiens."

 


Si les secousses du 9-2 cumulé contre Monaco (6-1) et Rennes (3-1) se font encore sentir à Marseille, l'OM a retrouvé un peu de stabilité, et le nouveau systÚme de jeu est porteur d'espoirs. Rudi Garcia a beaucoup parlé de confiance lors de la conférence de presse d'avant-match, une confiance qui porte au contraire Amiens, qui vient de remporter de rang les deux premiers matches de son histoire en L1 et reçoit dans une Licorne toiletté.

"Il faut retrouver un niveau de confiance important, mais cela viendra avec les victoires", assure l'entraßneur olympien, assurant qu'"on est confiant en ce qu'on fait". Il a noté du mieux contre Konyaspor. La cage de Yohann Pelé est restée inviolée en Europa League, aprÚs les deux journées portes-ouvertes en championnat et le N.2 va prolonger l'intérim. "Steve (Mandanda) se soigne, ce n'est pas méchant, mais Yohann gardera les buts à Amiens", précise Garcia.

- Payet en N.10? -

Autres éléments rassurants, le milieu de terrain a bien mieux filtré avec deux récupérateurs, surtout grùce à la science de Luiz Gustavo, suspendu contre les Bretons, et Dimitri Payet a retrouvé plus d'influence sur les attaques dans un rÎle de meneur derriÚre l'attaquant. Cela ne s'est pas trop senti contre Konyaspor parce que l'international a raté trop de choses, mais il revient de blessure et doit "reprendre le rythme de la compétition", souligne Garcia.


Le dĂ©chet de Payet contre les Turcs est explicable, l'essentiel est la grande volontĂ© manifestĂ©e par le N.10. Et puis il a Ă©tĂ© dĂ©cisif en donnant la balle de match Ă  Adil Rami, sur corner. L'Ă©quipe s'est amĂ©liorĂ©e sur plusieurs points, il reste tout de mĂȘme Ă  trouver plus souvent ValĂšre Germain, encore isolĂ© en pointe. Si le dĂ©part de feu a Ă©tĂ© circonscrit sur le terrain, la fumĂ©e reste en revanche Ă©paisse dans les gradins, Ă  l'image des fumigĂšnes allumĂ©s jeudi soir. C'est un dĂ©fi clair des supporters Ă  leur direction, qui devra payer une amende et risque mĂȘme plus gros, l'UEFA se montrant souvent sĂ©vĂšre avec ces dĂ©bordements.


- "Plus difficiles d'accepter les insultes" -


Les joueurs ont fait profil bas. "Les supporters rĂąlent, c'est normal vu nos matches prĂ©cĂ©dents", a estimĂ© ValĂšre Germain. "On a pris beaucoup de buts, je comprends leur frustration", a expliquĂ© Florian Thauvin. Le capitaine Dimitri Payet le regrette aussi, car "Ă  l'extĂ©rieur on sera attendu dans des stades oĂč il y aura le feu". Mais les supporters ont aussi chantĂ© jeudi, mĂȘme dans un VĂ©lodrome Ă  moins de 9000 spectateurs. Et ils devraient ĂȘtre 550 Ă  Amiens.


"Nos supporters ont été déçus par ces deux résultats, nous aussi, plaide Garcia. La critique peut se concevoir, c'est plus difficile d'accepter les insultes, ce n'est pas respectueux, mais il faut gagner des matches pour mettre public derriÚre nous. On n'est jamais plus fort que quand on est douze.

Mais nous, joueurs et staff, ne devons pas nous concentrer sur autre chose que le jeu". Cette ambiance "n'est pas une surprise pour moi car en Argentine c'est toujours comme ça, ajoute Ocampos. Les supporters ont un peu raison, deux défaites c'est dur pour nous aussi. On va essayer de gagner le prochain match pour leur donner confiance à eux aussi".
 

AFP

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