Sous les yeux de sa toute fraßche recrue Steven Nzonzi, Rennes a conforté dans la douleur sa 3e place sur le podium de Ligue 1 en arrachant la victoire 3-2 vendredi soir contre Nantes grùce à deux buts inscrits dans le temps additionnel.
Les Canaris, qui n'ont plus battu Rennes au Roazhon Park depuis six ans et reçoivent le PSG mardi à la Beaujoire, ont perdu l'occasion de se relancer au terme d'un match ùpre, disputé, marqué par un engagement manifeste de part et d'autre et beaucoup de fautes.
Il s'en est fallu de peu, jusqu'au suspense final d'un but validé par l'assistance vidéo aprÚs avoir été refusé par les arbitres sur le terrain, mais Rennes, qui se déplace mardi à Lille, est désormais à 2 points du 2e Marseille et 7 points devant Montpellier 4e, qui doivent encore jouer ce weekend.
En premiÚre période, les accélérations de Maouassa et Raphinha ont réguliÚrement déstabilisé la défense nantaise, sans pour autant offrir à Rennes de réelles occasions, à l'exception d'une frappe de Hunou repoussée par le poteau alors que le gardien Lafont était battu (36e, 0-0).
CĂŽtĂ© nantais, le danger est venu le plus souvent de Blas, trĂšs en vue et auteur de plusieurs frappes (10e, 31e), mais trop isolĂ©. MalgrĂ© le rythme hachĂ© par les fautes et les chocs involontaires, ce sont les Nantais qui maĂźtrisaient le mieux leur sujet, jusqu'Ă ĂȘtre rĂ©compensĂ©s en tout dĂ©but de seconde pĂ©riode par un but malheureux pour les Rennais: sur un corner, Camavinga a Ă©cartĂ© le ballon qui a rebondi sur le capitaine Da Silva et terminĂ© au fond des filets (0-1, 47e).
L'ouverture du score a provoqué une accélération du rythme, avec des actions de part et d'autre, mais aussi un échauffement des esprits, en particulier lors d'une échauffourée entre Lafont et Raphinha, qui ont été tous deux avertis pendant que le capitaine nantais Touré encourageait les supporters nantais à redoubler d'ardeur.
Mais ce sont les Rennais qui se sont alors montrĂ©s les plus entreprenants, jusqu'Ă ĂȘtre rĂ©compensĂ©s par un pĂ©nalty obtenu et tirĂ© par Niang. Comme au match aller Ă Nantes en septembre (remportĂ© 1-0 par les Canaris), Niang a vu son tir repoussĂ© par Lafont. Mais cette fois-ci, Raphinha avait suivi et n'a laissĂ© aucune chance au gardien (1-1, 71e).
Dans un stade déchaßné, le frisson suivant est venu d'une accélération de Simon qui a trouvé Mendy à la conclusion (75e) puis d'une contre-attaque nantaise menée à nouveau par Simon et cette fois conclue par l'intenable Nigérian, qui réussit à tromper le gardien (1-2, 80e).
Dans le temps additionnel, allongé parce que le match avait été interrompu par des fumigÚnes allumés par les supporters nantais, Bourigeaud a égalisé sur une passe en retrait (2-2, 95+5e) mais les assauts rennais n'ont pas cessé pour autant, et Raphinha a arraché les trois points de la victoire en concluant à nouveau une frappe de Niang que Lafont avait repoussée.
D'abord refusé pour hors-jeu, le but a finalement été accordé aprÚs vérification du VAR, provoquant une explosion de joie sur le terrain et dans le stade.
Dans ces tribunes, le champion du monde Steven Nzonzi, arrivĂ© vendredi pour un prĂȘt de six mois -- avec une option d'un an de plus -- pour tenter de reconquĂ©rir sa place en Bleu avant l'Euro, a lui aussi dĂ» vibrer. Sous un crachin tout breton et devant l'immense drapeau noir et blanc dĂ©ployĂ© sur la pelouse Ă l'occasion du derby, il a montrĂ© aux supporters enthousiastes le nouveau maillot floquĂ© du numĂ©ro 25 qu'il devrait porter dĂšs la semaine prochaine.
AFP



