Bien mal embarqué aprÚs dix premiÚres minutes cauchemardesques, l'OM a obtenu un important succÚs mardi face à Newcastle (2-1), grùce à un superbe doublé de Pierre-Emerick Aubameyang, et a ainsi préservé ses chances de qualification pour la suite de la Ligue des champions.
L'avant-centre de l'OM est dĂ©cidĂ©ment un drĂŽle de joueur. Avant la pause, il a eu quatre occasions nettes, dont au moins deux oĂč il aurait pu et sans doute dĂ» faire mieux.
Marseille était alors mené 1-0 et son avenir en Ligue des Champions semblait plus que compromis. Puis, en cinq minutes au retour des vestiaires, le Gabonais a renversé la partie de deux gestes parfaits, plus difficiles sans doute que ceux qu'il avait manqués en premiÚre période.
A peine 30 secondes aprĂšs la reprise, c'est mĂȘme toute l'action marseillaise qui a Ă©tĂ© parfaite (ce n'est pas le cas de la sortie du gardien Nick Pope...), de la passe dans le bon tempo de Darryl Bakola, titularisĂ© Ă 17 ans dans un surprenant pari de Roberto De Zerbi, au ballon enroulĂ© au millimĂštre par Aubameyang, enfin prĂ©cis (1-1, 46e).
- Terrible entame -
Moins de cinq minutes plus tard, "Auba" a ensuite repris parfaitement, dans un geste de pur attaquant de pointe, le centre tout aussi parfait de Timothy Weah (2-1, 49e) et l'OM avait renversé le match.
Ensuite, au bout d'une deuxiÚme période intense, incertaine et brûlante, Marseille a beaucoup défendu et, pour une fois, l'a trÚs bien fait. Cette fois, les Olympiens n'ont pas craqué et n'ont pas abandonné de points en fin de match, comme ils l'ont fait trop souvent cette saison en Ligue des Champions.
Cette victoire courageuse vaut de l'or, vraiment, car elle permet à l'OM de repasser du bon cÎté de la barriÚre au classement. Au coup d'envoi, Leonardo Balerdi et les siens étaient en effet 25e et virtuellement éliminés. Mardi soir, en attendant les matchs de mercredi, ils sont 19e et barragistes, une position plus confortable avant d'aller dans deux semaines en Belgique défier l'Union Saint-Gilloise.
Le coup, tout de mĂȘme, n'est pas passĂ© trĂšs loin. Car on a longtemps pensĂ© que les Marseillais allaient regretter leur Ă©pouvantable dĂ©but de match, qui n'a pas rendu justice Ă la formidable ambiance qui a prĂ©cĂ©dĂ© la rencontre au VĂ©lodrome.
DÚs la 3e minute, Balerdi avait ainsi déjà pris un carton jaune et à la 5e, Pierre-Emile Hojbjerg avait dû dégager un ballon sur sa ligne, deux signes parmi d'autres de la trÚs grande fébrilité des Marseillais.
- Comme Drogba ? -
Un troisiÚme est arrivé dans la minute suivante, avec un alignement tardif et défectueux de Weah, qui a permis à Sandro Tonali de rester en jeu au moment de centrer pour Harvey Barnes, auteur de l'inévitable ouverture du score (1-0, 6e).
AprĂšs cette entame ratĂ©e dans les grandes largeurs, l'OM a pourtant repris le contrĂŽle du match. Mais l'Ă©quipe de De Zerbi s'est alors heurtĂ©e au savoir-faire de Newcastle, capable Ă la fois d'ĂȘtre fĂ©roce au pressing en position haute et remarquablement regroupĂ© en position basse.
Les Marseillais, pourtant, auraient donc dĂ» Ă©galiser, par l'une ou l'autre des quatre opportunitĂ©s offertes Ă Aubameyang, un total Ă©norme Ă ce niveau. Aux 17e et 18e minutes, il a butĂ© sur Pope. Mais aux 37e et 40e minutes, sur deux services parfaits de Mason Greenwood, le Gabonais n'a pas cadrĂ©, de la tĂȘte puis du pied.
Mais l'attaquant de 36 ans s'est rachetĂ©, et un peu plus que ça, lors de ses cinq minutes de haut vol en deuxiĂšme pĂ©riode. Plus de 20 ans aprĂšs le OM-Newcastle de 2004, on parle encore Ă Marseille des exploits de Didier Drogba dans ce match. Pour Aubameyang, ça ne sera peut-ĂȘtre pas le cas. Mais son match de mardi vaut trĂšs cher quand mĂȘme.
AFP


