L'Union européenne a lancé jeudi les hostilités contre le Royaume-Uni en entamant une procédure d'infraction, pour ce qu'elle considÚre comme une violation du traité du Brexit, une annonce qui pourrait peser sur les négociations sur la future relation commerciale.
"Ce matin, la Commission a décidé d'envoyer une lettre de mise en demeure au gouvernement britannique. Il s'agit de la premiÚre étape d'une procédure d'infraction", a annoncé la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, dans une courte allocution. Les Européens avaient laissé au Royaume-Uni jusqu'à la fin du mois de septembre, c'est-à -dire mercredi, pour retirer leur texte.
Le lancement de cette procĂ©dure est annoncĂ© au moment oĂč les nĂ©gociateurs britanniques et europĂ©ens sont rĂ©unis Ă Bruxelles depuis mardi, pour un cycle de nĂ©gociation dĂ©cisif sur leur future relation commerciale, qui doit s'achever vendredi.
Le Royaume-Uni "dispose d'un délai d'un mois pour répondre" au courrier européen, précise la Commission dans un communiqué. "AprÚs examen de ces observations ou en l'absence d'observations, la Commission pourra, si elle le juge opportun, décider d'émettre un avis motivé", ajoute-t-elle. La procédure peut aller jusqu'à la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE), qui pourrait infliger des amendes ou des astreintes au Royaume-Uni. "Nous répondrons à la lettre en temps utile", a déclaré un porte-parole du gouvernement britannique.
Le projet de loi en question, approuvĂ© mardi par les dĂ©putĂ©s britanniques et qui doit encore ĂȘtre examinĂ© par les Lords dans les semaines Ă venir, remet en cause certains engagements pris par Londres dans l'accord encadrant son dĂ©part de l'UE le 31 janvier dernier. Il revient sur des dispositions pour la province britannique d'Irlande du Nord, prĂ©vues afin d'Ă©viter le retour d'une frontiĂšre avec la RĂ©publique d'Irlande, un garde-fou jugĂ© essentiel au maintien de la paix sur l'Ăźle.
- "Totale contradiction" -
"Ce projet de loi est, par sa nature mĂȘme, une violation de l'obligation de bonne foi prĂ©vue dans l'Accord de retrait. De plus, s'il est adoptĂ© tel quel, il sera en totale contradiction avec le protocole pour l'Irlande et l'Irlande du Nord" inclus dans cet accord, a soulignĂ© Mme von der Leyen. Pour le Premier ministre britannique Boris Johnson, le but du projet est de dĂ©fendre l'intĂ©gritĂ© territoriale du Royaume-Uni en assurant la continuitĂ© des Ă©changes entre la Grande-Bretagne et la province d'Irlande du Nord.
"Nous avons clairement exposé les raisons pour lesquelles nous avons introduit les mesures liées au protocole sur l'Irlande du Nord. Nous devons créer un filet de sécurité juridique pour protéger l'intégrité du marché intérieur britannique, garantir que les ministres puissent toujours remplir leurs obligations envers l'Irlande du Nord et protéger les acquis du processus de paix", a insisté jeudi le porte-parole du gouvernement britannique.
Mme von der Leyen devait rencontrer dans la matinĂ©e le Premier ministre irlandais, Micheal Martin, avant un sommet europĂ©en jeudi et vendredi dans la capitale belge, qui dĂ©bute Ă 13H00 GMT. Les dirigeants de l'UE doivent y ĂȘtre informĂ©s de l'Ă©tat des nĂ©gociations avec Londres. M. Martin prendra aussi la parole devant ses pairs vendredi pour exprimer son inquiĂ©tude sur les atteintes Ă l'accord de Brexit.
Le Royaume-Uni a officiellement quitté l'UE le 31 janvier, mais il continue d'appliquer les rÚgles européennes jusqu'au 31 décembre, une période de transition pendant laquelle Londres et Bruxelles espÚrent s'entendre sur un accord commercial régissant leur future relation.
Faute d'accord, une rupture brutale dans les échanges viendrait ébranler un peu plus des économies déjà fragilisées par la pandémie de nouveau coronavirus.
Les pourparlers commerciaux, menĂ©s par Michel Barnier cĂŽtĂ© europĂ©en et David Frost cĂŽtĂ© britannique, butent toujours sur plusieurs sujets sensibles: la pĂȘche, la gouvernance du futur accord ou encore l'Ă©ternelle question des garanties exigĂ©es par l'UE en matiĂšre fiscale, sociale, environnementale et surtout d'aides d'Etat, pour Ă©viter de voir surgir de l'autre cĂŽtĂ© de la Manche une Ă©conomie dĂ©rĂ©gulĂ©e, qui la concurrencerait de maniĂšre dĂ©loyale.
AFP


Les anglais n'ont jamais Ă©tĂ© europĂ©ens. Pour s'en convaincre, il suffit d'Ă©couter la confĂ©rence de presse de de GAULLE en 1967. Il avait tout compris. Ils sont entrĂ© dans l'Europe,sans adopter l'euro,pour des raisons uniquement commerciales. Les anglais sont des commerçants avec un droit coutumier qui ne peut accepter les rĂšgles europĂ©ennes. Qu'ils restent en dehors de l'Europe,mais qu'on arrĂȘte de les traiter comme des partenaires. Ils veulent le beurre, l'argent du beurrera crĂ©miĂšre et plus si possibilitĂ©s. Get out!
Avec le TRUMP bis qui gouverne, c'est dans le mur qu'on va, avec toutes les conséquences que cela va avoir pour l'Europe, pour les relations entre les citoyens britanniques et les citoyens européens, et pour ce qui nous concerne, pour les français installés en Angleterre. Avec le cirque ambiant au sein de l'UE, et la crise covid, ça ne va pas arranger les choses!