"Tous les yeux se tourneront vers Ronaldo": conscient de la menace Cristiano Ronaldo, son capitaine en sélection portugaise, le gardien de Lyon Anthony Lopes explique néanmoins à l'AFP que "le danger peut venir de partout" contre la Juventus mercredi en Ligue des champions (20h00 GMT).
Q: Avoir gagné à Metz (2-0) en Ligue 1 vendredi vous donne-t-il une certaine sérénité avant d'affronter la Juventus Turin en huitiÚmes de finale aller de C1 ?
R: "Il fallait obtenir un plein de confiance, de maniÚre collective et c'est trÚs bien. Le retour de Léo Dubois notamment est important. Il fait partie des leaders de notre équipe, avec une voix qui en impose. De l'avoir de retour avec nous, c'est trÚs important pour le groupe. Peu à peu nous allons récupérer quelques joueurs, en espérant réaliser une fin de saison en boulet de canon."
Q: Comment expliquez-vous les difficultés de l'équipe cette saison ? La qualification incertaine en Coupe d'Europe en fin de saison engendre-t-elle une pression accrue ?
R: "Les blessures ont handicapĂ© notre groupe. Nous avons manquĂ© de constance. Nous aurions pu nettement faire mieux, en particulier sur quelques matches Ă domicile, qui sont ultra importants en Ligue 1 et oĂč nous avons perdu trop de points. Cela nous met Ă©videmment en difficultĂ©. L'apport de notre public est trĂšs important pour aller chercher des rĂ©sultats positifs. La certitude d'ĂȘtre ou non en Coupe d'Europe, nous ne l'aurons qu'Ă la 38e journĂ©e. Nous sommes dĂ©jĂ entrĂ©s dans un trĂšs long sprint final, car nous savons que notre avenir pour rejouer la Ligue des champions ne tient qu'Ă un fil. Nous n'avons plus le choix."
Q: Les dix jours qui viennent s'annoncent trĂšs excitants avec le choc contre la Juventus mercredi, le derby face Ă Saint-Etienne dimanche et la demi-finale de Coupe de France face au PSG. Comment les abordez-vous ?
R: "Avant la Juve, nous nous étions focalisés sur le match à Metz. Avec raison, car nous avons gagné. Nous avons le temps maintenant de préparer la Juventus, de mettre des choses en place pour essayer de gagner. Nous serons à domicile, le stade sera plein et nous aurons le soutien de notre public. Pourquoi ne pas créer l'exploit et jouer match aprÚs match jusqu'à la fin de la saison ?"
Q: Est-ce qu'il y a une similitude avec la confrontation contre Barcelone il y a un an (0-0, 5-1) ?
R: "Oui, c'est un peu la mĂȘme approche. Ce sont de trĂšs beaux adversaires. A ce stade de la compĂ©tition, on ne joue que des grandes Ă©quipes qui, pour la plupart, gagnent leur championnat. MĂȘme si j'Ă©tais restĂ© sur ma faim contre Barcelone avec ma sortie prĂ©maturĂ©e sur blessure. Rejouer la C1 dĂšs cette saison Ă©tait la meilleure solution et accĂ©der en huitiĂšmes, c'est trĂšs positif."
Q: Vous allez retrouver Cristiano Ronaldo, que vous avez connu en sélection. Quel genre d'équipier est-il ?
R: "C'est le capitaine et un trĂšs grand joueur. Il se donne Ă fond pour le groupe, qu'il essaie de mettre dans les meilleures dispositions sur le terrain et en dehors. J'ai eu la chance de le cĂŽtoyer. C'est un capitaine et une personnalitĂ© assez extraordinaires, un grand homme. J'ai pu le connaĂźtre dans les grandes compĂ©titions, l'Euro ou le Mondial, oĂč des liens se crĂ©ent obligatoirement et faire ce qu'il fait au quotidien est assez incroyable. La victoire Ă l'Euro-2016 a Ă©tĂ© le fruit d'une grande osmose et d'une belle entente. Il est trĂšs professionnel. Les joueurs d'aujourd'hui s'inspirent beaucoup de lui."
Q: AprÚs avoir affronté Lionel Messi en 2019, cette fois, c'est Ronaldo, les deux meilleurs joueurs de la décennie écoulée. Leur présence change-t-elle la maniÚre d'aborder les matches en défense ?
R: "Non. Quand on joue le Barça ou la Juve, le danger vient de partout. Tous les yeux se tourneront vers Ronaldo, notamment des tribunes. Mais ce sera un collectif face Ă un autre. Surveiller un seul joueur serait un mauvais choix de notre part car avec les joueurs extraordinaires qui sont autour de Cristiano, le danger peut vraiment venir de partout. Les joueurs tels que Ronaldo peuvent faire la diffĂ©rence individuellement mais aussi bien faire jouer leurs partenaires. Ils peuvent faire gagner un match tout seul ou collectivement. Il faudra ĂȘtre prĂȘt, Ă 200% au coup d'envoi."
AFP
