Emmanuel Macron est attendu samedi en Argentine pour rencontrer le président ultralibéral Javier Milei, admirateur de Donald Trump, dans l'espoir de le "raccrocher" au "consensus international" à la veille du G20 au Brésil.
Le chef de l'Etat français doit arriver en fin de journĂ©e Ă Buenos Aires oĂč il sera reçu pour un dĂźner en tĂȘte-Ă -tĂȘte par son homologue argentin. Ils auront ensuite un autre entretien dimanche.
Le moment est particulier. Javier Milei sera tout juste de retour de Mar-a-Lago, en Floride, oĂč il a rencontrĂ© le prĂ©sident Ă©lu des Etats-Unis. Deux hommes ayant en commun une politique de coupes claires dans les dĂ©penses publiques, que Donald Trump veut mettre en oeuvre lorsqu'il retournera Ă la Maison Blanche en janvier et que l'Argentin, qui se dĂ©crit comme un "anarcho-capitaliste", pratique depuis son arrivĂ©e au pouvoir il y a onze mois.
Ils caressent aussi tous les deux l'idée de tourner le dos aux grands accords et objectifs climatiques multilatéraux.
Dans ce contexte, Emmanuel Macron espÚre "surmonter" les "divergences", notamment environnementales, pour "convaincre l'Argentine de continuer de participer au consensus international", explique l'Elysée. Et donc "raccrocher le président Milei aux priorités du G20", auquel ils participeront lundi et mardi à Rio de Janeiro.
L'Argentine vient de retirer sa dĂ©lĂ©gation des nĂ©gociations climatiques de la COP29 Ă Bakou, et les spĂ©culations vont bon train sur sa possible sortie de l'Accord de Paris sur le climat. Un geste que Donald Trump avait lui-mĂȘme effectuĂ© lors de son premier mandat.
"C'est le prĂ©sident Milei lui-mĂȘme qui a tendu la main" Ă la France, plaide-t-on Ă Paris. On avance aussi qu'Emmanuel Macron est l'un des seuls dirigeants Ă©trangers reçus Ă Buenos Aires depuis l'Ă©lection de son homologue, et qu'il peut, avec son expĂ©rience des cĂ©nacles internationaux, avoir une influence sur celui dont ce sera le premier sommet du G20.
- Hommage aux victimes -
Le prĂ©sident français aime afficher sa capacitĂ© Ă dialoguer avec des homologues controversĂ©s, voire ostracisĂ©s. Quitte Ă mettre en scĂšne une certaine proximitĂ©, sans nier les divergences -- mĂȘme si les rĂ©sultats de cette dĂ©marche ont Ă©tĂ© jusqu'ici mitigĂ©s.
"Ce sera un test pour le poids et l'influence de Macron en Amérique latine", estime Oscar Soria, un activiste argentin vétéran des négociations climatiques. "S'il n'arrive pas à convaincre Milei de rester dans l'Accord de Paris, cela montrera qu'il a perdu de son aura dans la région", ajoute-t-il, redoutant que cela ouvre la voie à d'autres retraits "en cascade" de pays d'Amérique du Sud.
Pour Alejandro Frenkel, de l'UniversitĂ© nationale de San MartĂn, Emmanuel Macron, qui s'Ă©tait dĂ©jĂ opposĂ© Ă l'ex-prĂ©sident brĂ©silien d'extrĂȘme droite Jair Bolsonaro sur la dĂ©forestation, "a intĂ©rĂȘt Ă s'imposer comme une rĂ©fĂ©rence" sur les questions environnementales et Ă "marquer sa diffĂ©rence".
Il va avancer ces sujets aussi pour expliquer aux pays du Mercosur, dont l'Argentine et le Brésil, pourquoi il s'oppose à la signature d'un accord de libre-échange entre ce bloc régional et l'Union européenne, dit cet expert en relations internationales à l'AFP.
Alors que les réformes à marche forcée pour ramener Buenos Aires vers l'équilibre budgétaire et tenter de sortir d'une profonde crise économique sont trÚs controversées, la France se montre plutÎt élogieuse, jugeant qu'elles "vont dans le bon sens".
Paris entend aussi approfondir les relations économiques, notamment dans le domaine des métaux critiques, alors qu'Eramet vient d'inaugurer une mine de lithium en Argentine.
Selon Ariel GonzĂĄlez Levaggi, du Conseil argentin pour les relations internationales, Emmanuel Macron devrait Ă©galement profiter de sa visite pour faire avancer la possible vente de sous-marins français ScorpĂšne, mĂȘme si la prĂ©sidence française relativise l'Ă©tat d'avancement des nĂ©gociations.
"L'Argentine ne dispose actuellement d'aucun sous-marin opérationnel et pour la marine argentine, c'est une priorité", explique-t-il à l'AFP, tout en soulignant que Buenos Aires doit "surmonter un problÚme de financement".
Dimanche, le président français rendra par ailleurs hommage à la vingtaine de Français disparus et assassinés sous la dictature militaire argentine entre 1976 et 1979, alors que Javier Milei est réguliÚrement accusé par ses détracteurs de révisionnisme sur cette page sombre de l'histoire de son pays.
AprĂšs l'Argentine, puis le G20, Emmanuel Macron se rendra au Chili, oĂč il prononcera notamment jeudi devant le CongrĂšs Ă Valparaiso un grand discours sur sa politique Ă l'Ă©gard de l'AmĂ©rique latine.
AFP


Pendant que les grosses boßtes licencient à tour de bras, qu'on parle de supprimer plusieurs milliers d'enseignants notamment, monsieur va se promener en Argentine en espérant infléchir la position de son président grand copain de Trump. Il se prend pour qui ?
Soyons sérieux , non seulement Macron n'a plus aucun poids eu Europe ( la dissolution , son arrogance et ses défaites électorales ont eu raison de lui) mais croire qu'il va convaincre le dingue Milei c'est aussi idiot que croire que Trump l'écoutera ne serait-ce qui lui dire "hello"