Nouvelle soirée d'émeutes

Tensions et heurts dans plusieurs villes de l'Hexagone

  • PubliĂ© le 30 juin 2023 Ă  22:00
  • ActualisĂ© le 30 juin 2023 Ă  22:09
AFP

Bâtiments publics dégradés, magasins pillés, véhicules incendiés... De nombreuses villes de région parisienne et de province se sont réveillées vendredi avec les stigmates d'une nouvelle nuit de violences, mettant sous pression l'exécutif. Des Tensions et des heurts ont commencé dès vendredi après-midi dans plusieurs villes de l'Hexagone. Suivez notre direct

  • Fin de direct

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    Bonne soirée à toutes et à tous

  • Darmanin annonce que "45.000 policiers et gendarmes" sont mobilisés cette nuit

    Invité du 20H de TF1, le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a annoncé que  "45.000 policiers et gendarmes" sont déployés cette nuit en France.

    "J'ai mobilisé davantage d'unités spécialisés du Raid, de la BRI", a indiqué le ministre

    Il a par ailleurs souoigné un "problème de parents", car "enfants de 13 ans" ont été arrêtés lorsdes violences urbaines. "La majorité des enfants des quartiers populaires veulent s'en sortir (...) ils n'ont rien à voir avec les délinquants", a commenté Gérald Darmanin.

  • Marseille : affrontements entre émeutiers et forces de l'ordre

    "Des affrontements entre les forces de l'ordre et des bandes de jeunes ont éclaté, vers 17h, ce vendredi sur la Canebière à Marseille, rapporte un journaliste de France Bleu Provence présent sur les lieux. Des pétards ont été lancés sur les policiers et un feu d'artifice sur le palais de la Bourse".

    Le site www.francetvinfo.fr précise ue "les policiers ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes"

     

  • Magasins vandalisés

    Des magasins ont été vandalisés vendredi dans des centres commerciaux à Créteil (Val-de-Marne) et Rosny (Seine Saint-Denis)

    A Créteil-Soleil, en face du commissariat de police, une quarantaine de personnes ont pénétré dans le centre commercial, selon une source policière à l'AFP, qui indique que les forces de l'ordre ont procédé à 15 interpellations.

    "Dans le centre commercial Rosny 2, des jeunes ont réussi à s'introduire et tenté de piller les magasins, a indiqué à l'AFP la municipalité de Seine Saint-Denis. Ils ont été stoppés par les forces de l'ordre, tandis que le centre commercial a été évacué et fermé, a ajouté la mairie de Rosny. Aucun blessé n'est à déplorer" écrit le site www.tf1info.fr

     

  • Les religieux appellent au"dialogue et à la paix"


    Les responsables des principales religions en France ont lancé vendredi un appel commun "au dialogue et à la paix", "en ces heures si éprouvantes pour nos quartiers et notre pays", écrivent-ils dans un communiqué cité par www.tf1info.fr


    "Nous partageons la douleur de la famille de Nahel et prions pour elle, tout spécialement pour sa maman" et "nous entendons les souffrances et les colères qui s’expriment", mais "nous affirmons aussi d’une seule voix que la violence n’est jamais un bon chemin". "En ces heures si éprouvantes pour nos quartiers et notre pays, nous voulons en appeler ensemble au dialogue et à la paix", ont-il écrit.

    Le communiqué est signé par Chems-eddine Hafiz, recteur de la Grande Mosquée de Paris, Haïm Korsia, grand rabbin de France, Mohammed Moussaoui, président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Éric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, Demetrios Ploumios, président de l’assemblée des évêques orthodoxes de France, le pasteur Christian Krieger, président de la fédération protestante de France, et Antony Boussemart, président de l’union bouddhiste de France.

  • Mort d'un jeune homme

    En pleine violence urbaine, un jeune homme s'est tué en chutant du toit d'un magasin alimentaire de Petit-Quevilly (Seine-Maritime)

     

     

  • Les réseaux sociaux en ligne de mire

    Erc Dupond-Moretti demande au procureur de la République de saisir les opérateurs tels que Snapchat "qui sont les vecteurs entre les jeunes et qui permettent d'échanger les lieux des rendez-vous des exactions à venir".

    "Je souhaite que tous ces jeunes sachent que l'on peut parfaitement sur réquisition judiciaire trouver leur adresse IP et leur identité. Je souhaite qu'il n'y ai pas d'impunité et que les jeunes se rendent compte que l'on ne peut pas se réfugier derrière le téléphone pour ne pas être poursuivi" a exprimé le garde des sceaux.

  • Des "peines sévères" pour les auteurs de violences

    Éric Dupond-Moretti s'est exprimé pour détailler le contenu de sa circulaire adressée aux parquets ce vendredi.

    Le ministre de la Justice a appellé à une réponse pénale "rapide, ferme et systématique" à l'encontre des auteurs de violences urbaines et à la responsabilité des parents.

  • Les bus et tramways ne circuleront plus à partir de 21h

    Le ministère de l'Intérieur a ordonné vendredi aux préfets d'interrompre bus et tramways sur tout le territoire à partir de 21h, afin de limiter la propagation des émeutes qui visent aussi les infrastructures de transport.

  • Des événements festifs annulés

    "La décision a été prise d'annuler plusieurs événements festifs" a annoncé le président de la République.

    Les concerts de Mylène Farmer prévu ce soir et demain soir au stade de France à Saint-Denis n'auront pas lieu pour permettre aux forces de l'ordre de se déployer ailleurs afin de faire face aux violences, a annoncé la préfecture de Seine-Saint-Denis.

  • À Strasbourg, tirs de mortier et gaz lacrymogènes dans le centre ville

    En plein après-midi, et alors que des jeune s'en sont pris à un commerce du centre-ville, des jets de mortiers ont eu lieu.

  • "Rien ne justifie la violence", selon Macron

  • Un homme est mort pendant une émeute la nuit dernière en Guyane

    Un homme est mort dans le secteur Stanislas, près du quartier de Mont-Lucas, à Cayenne (Guyanne), la nuit dernière, au cours d’une émeute dont le lien exact avec les scènes de violences constatées dans l’Hexagone depuis la mort de Nahel, mardi, n’a pas été fermement établi dans un quartier qui connaît un niveau élevé d’insécurité.
     

  • Emmanuel Macron annonce des "moyens supplémentaires" pour faire face aux émeutes,

    Macron a annoncé que Gérald Darmanin, ministre de l’intérieur, allait déployer des moyens supplémentaires, qu’Eric Dupond-Moretti, ministre de la justice, allait émettre des circulaires "visant à la fois les majeurs et les mineurs qui ont pu être interpellés et qui seront déférés devant la justice dans les prochaines heures".

    Le président a ensuite considéré que les plates-formes et les réseaux sociaux "jouent un rôle considérable dans les mouvements des derniers jours". "Nous avons vu sur plusieurs d’entre elles, Snapchat, TikTok, et plusieurs autres à la fois, l’organisation de rassemblements violents se faire, mais une forme de mimétisme de la violence, ce qui, chez les plus jeunes, conduit à une forme de sortie du réel. Et on a le sentiment parfois que certains d’entre eux vivent dans la rue les jeux vidéo qui les ont intoxiqués."

  • Emmanuel Macron "appelle tous les parents à la responsabilité" en conclusion de la réunion de crise du gouvernement

    Le président de la République a pris la parole, vendredi après-midi, à la fin de la réunion de crise organisée au ministère de l’intérieur. "C’est la responsabilité des parents de les garder au domicile, et donc il est important pour la quiétude de tous que la responsabilité parentale puisse pleinement s’exercer. J’en appelle au sens de la responsabilité des mères et des pères de famille. La République n’a pas vocation à se substituer à eux", a notamment déclaré le chef de l’Etat, après avoir condamné "avec la plus grande fermeté toutes celles et ceux qui utilisent cette situation et ce moment pour essayer de créer le désordre et d’attaquer nos institutions".

  • Emmanuel Macron a quitté Bruxelles

    En Belgique pour le sommet de l'Union européenne, le président de la République s'est eclipsé avant la fin et a annulé sa conférence de presse finale pour rentrer à Paris au vu des évènements en cours.

    Une réunion de crise est organisée avec les membres du gouvernement au ministère de l'Intérieur.

  • Roubaix : un immeuble s'effondre

    Les brasiers se sont multipliés à Roubaix (Nord) sous les sirènes des pompiers et le projecteur d'un hélicoptère de la police. "En deux jours, ils ont fait ce que les gilets Jaunes ont fait en deux ans", a commenté un passant, qui refuse de donner son nom.

    Un immeuble s'est effondré après avoir été incendié

     

     

  • Rennes : caméras de surveillance détruites

     

  • "Tu vas rentrer à la maison" (sans commentaire)

     

  • Attaqué par... un poteau d'éclairage public (sans commentaire..)

     

  • Arrestation en direct

    Scène surprenante dans une grande surface : un jeune est pris en flagrant délit de vol par les forces de l'ordre sous l'oeil des caméras. Regardez

     

  • Maintien de l'ordre "sans tabou"

    Emmanuel Macron est prêt à adapter le dispositif de maintien de l'ordre "sans tabou" après une 3e nuit de violences, a souligné l'Elysée avant une réunion de crise, alors que l'état d'urgence est réclamé par des politiques

     

  • Bonjour La Réunion

    Nous ouvrons ce direct pour suivre les mouvements de colère en France hexagonale à la suite de la mort de Nahel, 17 ans, tué par un policier. Restez avec nous

Ă€ propos

Pour la deuxième fois en deux jours, Emmanuel Macron, qui a quitté le sommet européen à Bruxelles, préside une cellule interministérielle de crise.

Interrogée lors d'un déplacement à Evry-Courcouronnes (Essonne) sur l'éventualité d'un recours à l'état d'urgence, Elisabeth Borne a répondu que "toutes les hypothèses" étaient "envisagées avec une priorité: le retour de l'ordre républicain", quand l'Elysée a assuré qu'Emmanuel Macron était prêt à adapter le dispositif de maintien de l'ordre "sans tabou".

Dans la nuit de jeudi à vendredi, les forces de l'ordre ont procédé à 667 interpellations, a annoncé dans un tweet Gérald Darmanin, évoquant "une rare violence".

Côté forces de l'ordre, au total, 249 policiers et gendarmes ont été blessés dans la nuit.

Saisi par une vidéo amateur, le tir à bout portant d'un motard de la police mardi matin sur un jeune homme de 17 ans, lors d'un contrôle routier à Nanterre, continue à embraser de nombreux quartiers populaires du pays.

Pour endiguer une "généralisation" des violences urbaines, les autorités avaient mobilisé dans la nuit de jeudi à vendredi 40.000 policiers et gendarmes, ainsi que des unités d'intervention d'élite comme la BRI, le Raid (police) et le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN).

Malgré ce déploiement massif, des violences et des dégradations ont eu lieu dans de multiples villes: 119 bâtiments publics attaqués selon l'Intérieur.

"Il n'y a pas d'affrontement très violent en contact direct avec les forces de l'ordre, mais il y a un certain nombre de magasins vandalisés, de commerces pillés voire incendiés", a détaillé un haut-gradé de la police nationale.

Selon le parquet de Paris, 150 personnes ont été placées en garde à vue en lien avec les événements de la nuit et une quarantaine de magasins dégradés.

Cela a été le cas dans le cœur de Paris, aux Halles et dans la rue de Rivoli qui mène au Louvre, mais aussi en banlieue parisienne, dans l'agglomération de Rouen, à Nantes et à Brest, où le sous-préfet Jean-Philippe Setbon a décrit à l'AFP "beaucoup d'affrontements entre policiers et petits groupes très mobiles".

- Cocktail Molotov, fusées d’artifice -

En Seine-Saint-Denis, "quasiment toutes les communes" ont été impactées, a constaté une source policière. De nombreux supermarchés ont été pillés notamment à Montreuil et Epinay-sur-Seine.

Comme la veille, les forces de l'ordre ont également été visées, des poubelles, des voitures et des bus brûlés, notamment à Villeurbanne (Rhône) ou à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis).

A nouveau, des bâtiments publics ont été pris pour cibles, comme à Amiens où une école maternelle a été en partie incendiée rendant l'accueil des enfants impossible vendredi.

Les brasiers se sont multipliés à Roubaix (Nord) sous les sirènes des pompiers et le projecteur d'un hélicoptère de la police. "En deux jours, ils ont fait ce que les Gilets Jaunes ont fait en deux ans", a commenté un passant, qui refuse de donner son nom.

A Marseille, la devanture de la bibliothèque municipale de l'Alcazar a été endommagée. Sur le Vieux-Port, des échauffourées ont opposé les forces de l'ordre à un groupe de 100 à 150 personnes qui auraient tenté de monter des barricades.

A la cité Pablo-Picasso à Nanterre, dont Nahel était originaire, des voitures ont été incendiées, des mortiers d'artifice et autres grenades artisanales ont été tirés, a constaté une journaliste de l'AFP. Une agence bancaire du Crédit mutuel a été incendiée.

 

- L'ONU préoccupée -

Depuis la mort de Nahel mardi, des écoles et des édifices publics ont été la cible de la colère de jeunes habitants des quartiers populaires et incendiés dans de multiples villes de France, rappelant les émeutes qui avaient embrasé la France en 2005 après la mort de deux adolescents poursuivis par la police.

Le drame à l'origine de l'embrasement s'est produit à proximité de la station de RER Nanterre-Préfecture, lors d'un contrôle de police sur la voiture conduite par Nahel, un mineur connu pour des refus d'obtempérer.

Le parquet considère que "les conditions légales d'usage de l'arme" par le policier auteur du tir "ne sont pas réunies", a déclaré jeudi le procureur de la République de Nanterre, Pascal Prache.

Ce policier de 38 ans a été mis en examen pour homicide volontaire et placé en détention provisoire jeudi après-midi.

Une vidéo, authentifiée par l'AFP, a montré que ce motard de la police nationale positionné le long de sa voiture tenait Nahel en joue après une course-poursuite puis a tiré à bout portant.

La porte-parole du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme s'est dite préoccupée par les violences qui ont éclaté après la mort de Nahel, tout en demandant à la France de se pencher "sérieusement" sur les "problèmes de racisme et de discrimination raciale au sein de ses forces de l'ordre".

AFP




 

 

guest
1 Commentaires
ben
ben
2 ans

gamin de 13 ans dehors ? ben oui vu les prix loyer transport santé assurance il faut bosser pour payer et donc les enfants sont seuls pas de garderie pas de service publique comme avant ,a force de tout privatiser ça péte bravo la droite et l extreme droite beau resultat !