Présidentielle

Macron et Le Pen en duel Ă  Paris avant le sprint final

  • PubliĂ© le 17 avril 2017 Ă  12:42
Combo rĂ©alisĂ© le 3 avril 2017 des deux candidats en tĂȘte des sondages de la prĂ©sidentielle, Emmanuel Macron, le candidat d'En marche! (G) et la prĂ©sidente du Front national Marine Le Pen.

Favoris des sondages mais en position précaire, Emmanuel Macron et Marine Le Pen se répondront lundi à quelques heures d'intervalle par meetings interposés à Paris, lançant une derniÚre semaine décisive avant le premier tour de l'élection présidentielle.


Alors que les diffĂ©rentes enquĂȘtes d'opinion montrent un resserrement des positions en tĂȘte doublĂ© d'une grande indĂ©cision de l'Ă©lectorat, la gestion du sprint final sera cruciale jusqu'Ă  vendredi minuit, fin officielle de la campagne.
En stagnation, voire en léger recul, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, talonnés par Jean-Luc Mélenchon et François Fillon, veulent recréer une dynamique.

M. Macron, candidat d'En Marche!, tient son plus grand meeting de campagne lundi aprĂšs-midi dans une salle de 20.000 places, proche du ministĂšre de l'Économie oĂč il a exercĂ© pendant deux ans avant quitter le gouvernement socialiste pour se lancer dans la campagne.
Son discours devrait ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ© de "prises de parole courtes de gens du mouvement, des nouveaux visages issus de la sociĂ©tĂ© civile", selon son entourage.

Le benjamin des candidats, ùgé de 39 ans, prévoit une derniÚre semaine pour convaincre "sur le terrain" et "des lieux de travail", et "mobiliser les Français sur le sens du choix qu'ils auront à faire". Son mouvement annonce "1.000 événements par jour dont 163 réunions publiques avec des élus et au moins quatre grands meetings nationaux".
"Emmanuel Macron veut assumer d'ĂȘtre l'un des seuls candidats Ă  ne pas jouer sur les peurs, les antagonismes, les divisions mais plutĂŽt sur l'unitĂ©", souligne un proche.

Ce "message de rassemblement" sonne comme une réponse à Marine Le Pen qui a prononcé un de ses discours les plus durs samedi à Perpignan (sud-ouest), le visant particuliÚrement.
"Avec M. Macron, ce sera l'islamisme en marche, le communautarisme en marche!", a notamment lancé la candidate Front National qui anime un meeting lundi soir à Paris.
Sa rĂ©union pourrait ĂȘtre perturbĂ©e par des collectifs qui projettent plusieurs "actions". Samedi environ 400 personnes ont manifestĂ© Ă  proximitĂ© de la salle de 6.000 places oĂč elle est attendue.
Elle a aussi prĂ©vu un grand meeting mercredi Ă  Marseille, oĂč des contre-manifestations sont Ă©galement prĂ©vues.
Face Ă  la rĂ©cente poussĂ©e de Jean-Luc MĂ©lenchon et de François Fillon, dĂ©sormais installĂ©s dans un carrĂ© de tĂȘte, la patronne du FN espĂšre retrouver de l'Ă©lan sur les cinq derniers jours.
DerriÚre, le candidat de la droite François Fillon croit toujours à une victoire "qui surprendra tout le microcosme".

- Occuper le terrain -

Il a largement occupé le terrain durant le week-end pascal en s'adressant à l'électorat chrétien et conservateur.
Lundi en fin d'aprÚs-midi, il réunit ses soutiens à Nice.
Assommé fin janvier par les révélations d'emplois fictifs présumés visant notamment sa femme Penelope, inculpé pour détournements de fonds publics, M. Fillon a mis deux mois à s'extraire un peu de ces affaires.
Sa campagne a été fortement perturbée et ses sorties sur le terrain se sont raréfiées, jusqu'à ce qu'il multiplie les meetings depuis une semaine.

Décidé à troubler la bataille pour le second tour, Jean-Luc Melenchon qui s'est hissé au coude-à-coude avec lui dans les derniers sondages, lui a promis "une veste électorale cousue main", en référence à une affaire de costumes de luxe offerts par un avocat à la réputation sulfureuse.
Dimanche, le tribun de la gauche radicale a embrasé un rassemblement à Toulouse de plusieurs dizaines de milliers d'"insoumis". Il compte à nouveau créer l'événement mardi, avec un meeting à Dijon répliqué par hologramme dans six villes.
Accusé de "simplisme" par le président socialiste François Hollande, il a prononcé à Toulouse un "hymne à la liberté", développant aussi ses idées sociales, laïques et "anti-systÚme".
Face au risque d'un second tour entre extrĂȘme droite et extrĂȘme gauche, le prĂ©sident sortant, qui ne se reprĂ©sente pas, a lancĂ© dimanche une mise en garde sur les risques pour l'Europe.
"Aujourd'hui que l'Europe a su nous prémunir de la guerre et des conflits, préservons-là plutÎt que d'en faire le bouc-émissaire de nos renoncements", a-t-il dit lors de la commémoration d'une bataille de la premiÚre guerre mondiale.
 

AFP

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1 Commentaires
KUNTA KINTĂ©
KUNTA KINTĂ©
9 ans

Le dĂ©lire des sondages : A longueur d’antenne et de journĂ©e, les journaleux nous rabĂąchent les rĂ©sultats de sondages qui ne sont jamais c’est curieux dĂ©favorables Ă  leur chouchou Macron ou leurs chouchous avec MĂ©lenchon 
 et Marine Le Pen .
Sauf que, Ă  une semaine du premier tour de cette prĂ©sidentielle, sentant que leurs sondages risquent d’ĂȘtre complĂštement dĂ©mentis, les journaleux et les instituts ont trouvĂ© une astuce pour permettre de placer toujours en tĂȘte leurs chouchous, en dĂ©tournant la fameuse et providentielle « marge d’erreur » : ils ont placĂ© les quatre principaux candidats, dont leur(s) chouchou(s), dans un mouchoir de poche afin qu’il(s) soi(en)t toujours dans le peloton de tĂȘte ! Cela leur permettra d’avoir une merveilleuse sortie de secours en cas de dĂ©faite de ce(s) mĂȘme(s) chouchou(s) : « Nous l’avions bien prĂ©cisĂ© dans la derniĂšre semaine, se justifieront-ils, la marge d’erreur faisait qu’ils Ă©taient qualifiables, mais voilĂ , les Ă©lecteurs indĂ©cis ont, au dernier moment, fait pencher le vote de l’autre cĂŽté  » Ce sera leur argumentation au soir du premier tour. Bien entendu, avec une mine contrite. Spectacle que nous attendons avec impatience