Dans l'affaire Benalla, "le responsable c'est moi", a affirmé mardi Emmanuel Macron devant des députés de la majorité, fustigeant "la République des fusibles" et disant avoir ressenti les "actes du 1er-Mai" de son collaborateur comme "une trahison", selon des propos rapportés.
"Ăa n'est pas la RĂ©publique des fusibles, la RĂ©publique de la haine", a dĂ©clarĂ© le chef de l?Ătat, invitĂ© surprise devant des Ă©lus et plusieurs membres du gouvernement rĂ©unis Ă la maison de l'AmĂ©rique latine pour un pot de fin de session parlementaire des dĂ©putĂ©s de la majoritĂ© LREM-MoDem.
"On ne peut pas ĂȘtre chef par beau temps. S'ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu'ils viennent le chercher. Je rĂ©ponds au peuple français", a ajoutĂ© le prĂ©sident, alors que son silence depuis l'Ă©clatement de l'affaire Benalla lui a Ă©tĂ© reprochĂ© par les oppositions.
"La RĂ©publique exemplaire n'empĂȘche pas les erreurs. S'ils cherchent un responsable, le seul responsable, c'est moi et moi seul. C'est moi qui ai fait confiance Ă Alexandre Benalla. C'est moi qui ai confirmĂ© la sanction", a poursuivi le prĂ©sident, toujours selon des propos rapportĂ©s, alors qu'Ă l'AssemblĂ©e comme au SĂ©nat, des commissions d'enquĂȘte sont en cours.
"Personne dans mon cabinet n'a jamais été soustrait aux lois de la République. Jamais", a aussi assuré M. Macron, qui s'est exprimé pendant "une bonne demi-heure" devant "beaucoup" de monde, selon un élu.
Au sujet de M. Benalla, le président a aussi affirmé ne pas oublier "qu'il a été un militant trÚs engagé pendant la campagne", mais a dit avoir "ressenti les actes du 1er-Mai comme une déception et une trahison".
AFP

