Il l'assure

Martinez revendique une mobilisation "équivalente" au 12 septembre

  • PubliĂ© le 21 septembre 2017 Ă  17:42
  • ActualisĂ© le 21 septembre 2017 Ă  18:18
Philippe Martinez (c), secrétaire général de la CGT, le 21 septembre 2017 à Paris

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a revendiqué jeudi un niveau de mobilisation "équivalent" à celui de la semaine derniÚre et "plus de débrayages dans les entreprises", au départ de la manifestation parisienne contre la réforme du code du travail.

 

Le "niveau de mobilisation est Ă©quivalent Ă  la semaine derniĂšre. Il y a beaucoup plus de dĂ©brayages dans les entreprises", s'est fĂ©licitĂ© le numĂ©ro un, Ă  l'origine de la mobilisation avec Solidaires, la FSU et l'Unef. Le 12 septembre, entre 223.000 et 500.000 personnes ont dĂ©filĂ© dans toute la France (chiffres police et CGT). Assurant qu'il "y a plusieurs milliers d'arrĂȘts de travail", il a invitĂ© le prĂ©sident Ă  Ă©couter "ce qui se passe dans les entreprises".


M. Martinez n'a toutefois pas donné de nouvelle date de mobilisation, soulignant qu'il souhaitait d'abord en discuter avec les autres grandes confédérations. Peu aprÚs 14H00 à Paris, plusieurs milliers personnes ont commencé à défiler de Montparnasse direction place d'Italie, sous un nuage de drapeaux CGT, Solidaires et FSU, mais aussi FO et CFE-CGC, dont les centrales n'ont pas appelé à se mobiliser, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Comme le 12 septembre, le secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent, était présent. Il a mis en avant la présence de "salariés venus de confédérations trÚs différentes et qui sont en train de montrer que la trÚs grande majorité des syndiqués de tous les syndicats sont opposés aux ordonnances". Réagissant à la déclaration du chef de l'Etat, selon laquelle "la démocratie, ce n'est pas la rue", M. Laurent a répondu: "qu'il me cite un seul grand progrÚs social qui ait jamais été obtenu dans l'histoire de notre pays, sans qu'il y ait des mobilisations".

"Quand on est prĂ©sident de la RĂ©publique, il faut faire preuve d' humilitĂ© plutĂŽt que de faire le fanfaron soit devant l'Acropole soit aux Nations Unies", s'est agacĂ© M. Martinez. Eric Beynel, porte-parole de Solidaires, qui marchait dans le carrĂ© de tĂȘte, a de son cĂŽtĂ© mis en avant un "Ă©largissement" de la mobilisation par la base, notamment chez les syndicats dont les centrales n'appellent pas Ă  manifester, "comme l'Unsa, la CFDT ou la CFE-CGC".


Il a Ă©galement invitĂ© Ă  un mouvement unitaire pour ĂȘtre Ă©plus fort". Parmi les slogans, on pouvait entendre "ça va pĂȘter", "cheminots en colĂšre!" ou encore "qui sĂšme la misĂšre rĂ©colte la colĂšre".
AFP

guest
0 Commentaires