Coupe du monde 2018

Mondial-2018: l'Allemagne, champion envoyé au tapis par le Mexique

  • PubliĂ© le 17 juin 2018 Ă  21:18
  • ActualisĂ© le 18 juin 2018 Ă  10:25
L'attaquant mexicain Hirving Lozano (g) exulte aprĂšs son but contre l'Allemagne au Mondial, le 17 juin 2018 Ă  Moscou

La planĂšte football a tremblĂ©: L'Allemagne, avec huit champions du monde dans le onze de dĂ©part, s'est inclinĂ©e 1-0 contre un Mexique survoltĂ©, lançant de la plus mauvaise façon sa quĂȘte d'un deuxiĂšme titre consĂ©cutif.

Pire, la Mannschaft s'est compliqué la tùche d'entrée: en finissant 2e de sa poule, elle pourrait hériter d'un Brésil qui terminerait premier de la sienne en 8e de finale...
Contre une "Tri" bien en place et portée par les milliers de supporters bouillants qui ont mis l'ambiance depuis plusieurs jours dans les rues de Moscou, les Allemands ont confirmé les faiblesses entrevues lors de leurs derniers matches de préparation: une équipe mal équilibrée laissant trop souvent ses défenseurs en position de un contre un et des attaquants impuissants à concrétiser les occasions qu'ils se créent.


Dans le couloir des vestiaires avant les hymnes, les visages des Allemands Ă©taient anormalement tendus. On pouvait y lire, au choix, de la dĂ©termination, ou alors le doute qui assaillait cette Ă©quipe depuis quelques jours, aprĂšs ses derniĂšres sorties mĂ©diocres et les tensions liĂ©es Ă  l'affaire des "Turcs" GĂŒndogan et Özil. Pour cette entrĂ©e en matiĂšre, le sĂ©lectionneur Joachim Löw avait pourtant misĂ© sur l'expĂ©rience, en alignant dans le onze de dĂ©part huit des hĂ©ros de 2014. Seuls les latĂ©raux Kimmich et Plattenhardt, remplaçant au dernier moment de Jonas Hector grippĂ©, et l'avant-centre Timo Werner n'Ă©taient pas de l'aventure brĂ©silienne. "Les attaquants mexicains sont rapides, mobiles et techniques. Notre grand dĂ©fi sera de les museler", avait annoncĂ© Löw. L'analyse Ă©tait bonne mais les champions du monde n'ont pas trouvĂ© la recette.


"Contre-attaques fulgurantes"


D'entrĂ©e de jeu, les Mexicains tentent crĂąnement leur chance, sans aucun complexe, bousculant une dĂ©fense trop lente et pas toujours bien en place. Vela, Layun, Lozano et "Chicharito" Hernandez en pointe jouent chaque contre-attaque Ă  100 Ă  l'heure et combinent avec gourmandise entre les lignes allemandes. La veille du match, le sĂ©lectionneur colombien du Mexique avait annoncĂ© le programme: "Notre rĂȘve de gagner est plus grand que le respect pour l'Allemagne, cela a Ă©tĂ© notre devise cette semaine, il faut jouer pour l'amour de la victoire et non pas avec la peur de perdre".


Le message est passĂ©. Et ce que l'on sentait arriver arriva. A la 35e minute, les Mexicains chipent un ballon au milieu de terrain et jouent la transition Ă  la vitesse de l'Ă©clair. Hirving Lozano hĂ©rite du ballon dans le surface, efface le malheureux Özil qui avait suppléé Kimmich parti sabre au clair Ă  l'attaque et trompe Neuer d'un tir sec et placĂ©. Sensation ! Les champions du monde ne restent Ă©videmment pas les bras croisĂ©s. Et la deuxiĂšme pĂ©riode est une alternance de dĂ©ferlantes allemandes sur le but d'Ochoa, et de contre-attaques fulgurantes qui font passer des frissons d'horreur dans le dos des supporteurs de la Mannschaft.


Mais ni les uns ni les autres ne trouvent l'ouverture et les Mexicains peuvent jubiler au coup de sifflet final. S'ils veulent aller loin dans ce Mondial, les Allemands devront régler aussi leurs problÚmes offensifs. Le jeune Timo Werner, annoncé comme un futur grand buteur outre-Rhin, a été bien muselé par les défenseurs mexicains et n'a pas pu - ou su - profiter des rares ballons dangereux qui lui ont été offerts. L'Allemagne, qui avait gagné ses matches inauguraux lors des sept derniers Mondiaux, devra rapidement digérer la désillusion avant d'affronter la SuÚde et la Corée du Sud, les deux autres équipes du groupe F, qui restent théoriquement à sa portée.

 - © 2018 AFP

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