Mondial-2026 : Angleterre et Argentine ont rendez-vous pour une demie au parfum de lĂ©gende

  • PubliĂ© le 12 juillet 2026 Ă  10:38
  • ActualisĂ© le 12 juillet 2026 Ă  15:08
Jude Bellingham (d), auteur d'un doublé pour l'Angleterre face à la NorvÚge, entouré de ses coéquipiers Harry Kane (g) et John Stones, en quart de finale du Mondial, le 11 juillet 2026 à Miami

L'Angleterre et l'Argentine ont pris samedi les deux derniers billets pour le dernier carré de la Coupe du monde, et s'affronteront dans un match au parfum de légende, 40 ans aprÚs la "Main de Dieu" de Maradona.

Portés par un trÚs grand Jude Bellingham, auteur d'un doublé, les Anglais ont éliminé (2-1) la NorvÚge à Miami. Plus tard à Kansas City, l'Albiceleste a encore souffert pour battre en prolongation (3-1) une Suisse réduite à dix.

Cette seconde demi-finale se jouera mercredi à Atlanta, au lendemain de celle, tout aussi alléchante à Dallas, entre la France vice-championne du monde et l'Espagne championne d'Europe en titre.

. Bellingham éclipse Haaland

Dans la touffeur de Miami, le premier quart de finale du jour avait été annoncé comme un duel de fines gùchettes entre deux des meilleurs buteurs de la compétition: d'un cÎté Erling Haaland (7 buts) et, de l'autre, le capitaine anglais Harry Kane (6 buts). Ce dernier a bien cru ajouter une unité à son total, mais son but juste avant la mi-temps a été refusé pour hors jeu.

Et au final, aucun des deux n'a marqué dans ce cet affrontement entre deux équipes longtemps paralysées par l'enjeu.

Novice Ă  ce stade dans un Mondial, la NorvĂšge a attaquĂ© la partie en dĂ©fendant, laissant le ballon Ă  des Anglais incapables d'ĂȘtre menaçants. Les hommes de Thomas Tuchel ont mĂȘme Ă©tĂ© douchĂ©s Ă  la 36e minute quand Andreas Schjelderup a dĂ©clenchĂ© un tir dans un angle impossible qui a lobĂ© le gardien Jordan Pickford, fait trembler le poteau et fini au fond des filets.

La gifle a eu pour vertu de réveiller les Three Lions. Dix minutes plus tard, bien servi par Anthony Gordon, Jude Bellingham s'est chargé seul d'égaliser en faisant parler sa maßtrise technique dans la surface.

Le milieu du Real Madrid, brillant, s'est aussi chargé en début de prolongation de foudroyer la NorvÚge en reprenant en renard des surfaces un ballon mal repoussé par le gardien norvégien Orjan Nyland.

Si costauds depuis le début du tournoi, les Vikings ont semblé comme assommés en fin de match, à l'instar d'Erling Haaland inexistant, et remplacé en prolongation.

Bellingham, lui, a Ă©tĂ© saluĂ© en fin de match par un magnifique "Hey Jude" entonnĂ© dans le stade de Miami par le public anglais qui peut commencer Ă  croire que cette Coupe du monde pourrait ĂȘtre la bonne.

"Nous nous sommes vraiment, vraiment compliqué la tùche aujourd'hui", a cependant déploré Tuchel. "Le résultat est fantastique. Etre en demi-finale, c'est incroyable, mais je ne suis pas satisfait de notre prestation."

Depuis son unique titre mondial en 1966, l'Angleterre, berceau du football, ne s'était hissé que deux fois en demi-finale. C'était en 1990 contre l'Allemagne de l'Ouest, puis en 2018 contre la Croatie.

. L'Argentine s'en sort toujours...

Mercredi, les Anglais affronteront es Argentins et on salive déjà de la perspective de cette affiche qui a presque toujours fait des étincelles.

La demie à Atlanta convoquera les souvenirs du match de 1966 remporté par l'Angleterre, du mythique quart de 1986 qui a immortalisé Diego Maradona à l'Azteca ou encore du huitiÚme de 1998 à Saint-Etienne, favorable à l'Argentine et marqué par l'exclusion de David Beckham.

Cette année, le match sera trÚs ouvert, d'autant que l'Argentine, tellement dépendante des coups de génie de Messi, a lutté à chacun de ses matches de la phase à élimination directe, face à des équipes qu'on annonçait pourtant largement à sa portée.

AprĂšs s'ĂȘtre fait peur contre l'Ă©tonnant Cap-Vert (3-2 a.p.) en 16e, puis contre l'Egypte (3-2) en 8e, les champions du monde ont Ă©tĂ© longtemps impuissants face Ă  des Suisses pourtant Ă  dix.

Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas Messi qui aura enfilé le costume de sauveur, mais Julian Alvarez qui a délivré la horde de supporters argentins d'une frappe lumineuse des 25 mÚtres dans la lucarne de Gregor Kobel.

Ainsi s'achevaient 40 minutes d'une hĂ©roĂŻque rĂ©sistance helvĂ©tique, avant un troisiĂšme but signĂ© Lautaro Martinez sur une contre-attaque dans les arrĂȘts de jeu.

Mais que ce fut difficile. Les jeux semblaient pourtant faits quand l'Argentin Alexis Mac Allister a ouvert le score dĂšs la 10e d'une jolie tĂȘte sur un service de Messi. Mais son Ă©quipe n'a jamais Ă©tĂ© en mesure de clore les dĂ©bats. Les Suisses sont mĂȘme revenus au score en deuxiĂšme pĂ©riode, quand Dan Ndoye a rĂ©ussi Ă  tromper Emiliano Martinez aprĂšs un habile une-deux avec Ricardo Rodriguez (67e).

Le tournant du match est intervenu cinq minutes plus tard. Sur une simulation aussi grossiĂšre qu'inutile Ă  l'heure de la VAR, Breel Embolo a Ă©copĂ© d'un deuxiĂšme jaune et quittĂ© le terrain en pleurs, rĂ©alisant sans doute que sa bĂȘtise allait plomber les siens.

AFP

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1 Commentaires
Tricherie ?
Tricherie ?
1 mois

Les 2 équipes favorisées par l'arbitrage : Argentine et Angleterre.