Le taureau l'a encorné aux poumons

Mort du torero Ivan Fandiño : politiques et matadors en deuil en Espagne

  • PubliĂ© le 18 juin 2017 Ă  15:56
Le matador espagnol Ivan Fandiño est mortellement encorné le 17 juin 2017 lors d'une corrida à Aire-sur-l'Adour (Landes)

Le monde de la tauromachie, mais aussi la famille royale espagnole et de nombreux responsables politiques ont exprimé dimanche leur tristesse, au lendemain de la mort du matador espagnol Ivån Fandiño, encorné lors d'une corrida dans le sud-ouest de la France.

Le basque de 36 ans faisait dimanche la Une de nombreux quotidiens en Espagne, oĂč malgrĂ© le dĂ©veloppement d'un mouvement anti-taurin, la passion pour la tauromachie reste forte.

La Maison royale a ainsi rendu un hommage Ă  cette "grande figure de la tauromachie", sur son compte Twitter, tout comme le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy qui a regrettĂ© la "triste nouvelle" de son dĂ©cĂšs, de mĂȘme que le ministre de la Culture ĂĂ±igo MĂ©ndez de Vigo.

"Cher Ivan, "Torerazo" (super torero, ndlr) tu seras toujours dans mon souvenir.. ces aprÚs-midi de gloire, que Dieu t'accueille dans sa gloire", a notamment écrit le torero de Valence Enrique Ponce. "La mort a emporté un ami et d'une certaine maniÚre une partie de nos ùmes", a aussi écrit, en espagnol, le Français Sebastien Castella.

La corrida est encore extrĂȘmement populaire en Espagne, oĂč quelque 394 corridas ont Ă©tĂ© organisĂ©es en 2015, selon les derniĂšres donnĂ©es officielles disponibles.

Mais les associations animalistes opposées à cette pratique ont également le vent en poupe et le parti PACMA, qui y est opposé, gagne réguliÚrement du terrain.

La Cour constitutionnelle a cependant annulé en octobre l'interdiction des corridas en vigueur depuis quatre ans dans la région de Catalogne, comme aux Iles Canaries depuis 1991. La corrida fait partie depuis 2015 du "patrimoine culturel immatériel" de l'Espagne, le pays qui l'a inventée.

Mi-mai, des milliers de personnes ont manifesté dans le centre de Madrid pour réclamer à grands cris "l'abolition de la tauromachie".

AFP

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