Chouchou de Bercy pour son retour en France six mois aprÚs les JO, Victor Wembanyama a mené avec brio San Antonio (140-110) vers le succÚs lors de la premiÚre des deux rencontres NBA l'opposant aux Pacers cette semaine dans la capitale.
"Il n'y a pas des fans des Spurs ici ? C'est un immense plaisir de pouvoir venir à Paris", lançait au micro "Wemby" quelques minutes avant la rencontre.
A la vue des nombreux maillots aux couleurs de San Antonio, souvent floqués du N.1 de l'intérieur de 21 ans, le Français avait déjà sa réponse. A l'écoute de l'enthousiasme provoqué par son apparition à l'écran à l'annonce des équipes, aucun doute non plus que beaucoup étaient là pour lui.
Ils ont bien fait. Revenu six mois aprÚs la médaille d'argent glanée aux Jeux avec les Bleus, Victor Wembanyama a réalisé un match plein, pour le premier des deux actes contre les Pacers, avant le second samedi (18h00).
Le natif du Chesnay s'est offert ni plus ni moins qu'un double-double (30 points, 11 rebonds, avec six passes et cinq contres) dans un Bercy plein à craquer (15.935 spectateurs), garni de stars du basket (Tony Parker, Joakim Noah, David Robinson...) et d'autres visages du sport (Ousmane Dembélé, Achraf Hakimi, Esteban Ocon, Florent Manaudou).
Un premier panier inscrit aprÚs quatre minutes de jeu, un enchaßnement panier primé, dunk et passe décisive pour Devin Vassel, Wembanyama provoquait déjà admiration et célébrations, alors qu'il sortait de la pause (60-57 pour San Antonio) avec déjà 15 points (cinq rebonds, trois passes).
L'"Alien" - surnom donné par LeBron James - était loin d'avoir tout montré. Il enchaßnait dans une séquence exceptionnelle trois contres, deux passes, un dunk... et une claquette au buzzer pour finir. De quoi provoquer une ovation encore plus importante alors que les Spurs prenaient le large dans le troisiÚme quart-temps.
"MVP ! MVP!" s'est d'ailleurs mis Ă entonner le public, visiblement ravi, Ă sa sortie.
- "Connecter avec la ville" -
"Il y a un accueil chaleureux, Victor joue à domicile, il a l'opportunité de connecter davantage avec la ville, plus que pendant les Jeux olympiques car les JO ce n'est pas que le basket", anticipait déjà Mitch Johnson, entraßneur intérimaire des Spurs, en conférence d'avant-match.
"Wemby arrive!" lisait-on dans une vidéo postée par la NBA quelques heures avant la rencontre, montrant le principal intéressé souriant, lunettes de soleil sur les yeux.
Aux lunettes de soleil, beaucoup avaient plutÎt privilégié les capuches et les parapluies aux alentours de l'Arena de Bercy, baignée par la pluie peu avant l'ouverture des portes.
Venus d'Elancourt dans les Yvelines, Mickaël et Emilie Ramard ont profité de l'attente pour se faire photographier devant le logo de la NBA, installé à quelques mÚtres de l'entrée, se réjouissant de se retrouver "dans l'ambiance américaine" au lieu de regarder le match "à la télé" comme d'habitude.
Cet employĂ© de la RATP de 47 ans est plutĂŽt pour les Celtics, mais "aprĂšs il y a Victor", complĂšte Ămilie.
"Je pense qu'il va faire de belles choses, et j'espÚre qu'il va faire un bon match surtout", souhaitait de son cÎté Alexandre Hoareau, étudiant de 21 ans et fan des Spurs "déjà depuis l'époque Tony Parker, mais là avec Wemby encore plus!"
Sorti d'une terrasse de bar Ă quelques mĂštres de la salle, et entourĂ© d'amis vĂȘtus de sweatshirt et maillot aux couleurs de San Antonio, Benjamin, 23 ans, avait lui choisi les Pacers.
"Indiana est plus solide sur le papier, San Antonio, c'est le commencement d'une bùtisse" et "Wembanyama est fort, mais ce n'est que sa deuxiÚme année", admettait-il encore prudent.
Cependant, "s'il met 45 points" comme l'avait parié l'un de ses amis, "alors je rentrerai sûrement à pied". Pas besoin d'en mettre autant pour que "Wemby" mette Paris à ses pieds.
AFP


