Le noyau dur résiste

Nouveau samedi de manifestations des "gilets jaunes", mobilisés depuis six mois

  • PubliĂ© le 18 mai 2019 Ă  16:10
  • ActualisĂ© le 18 mai 2019 Ă  17:37
Manifestation de "gilets jaunes" Ă  Paris, le 4 mai 2019

Malgré les maigres cortÚges ces derniÚres semaines, le noyau dur des "gilets jaunes" manifeste pour le 27e samedi consécutif, poursuivant une mobilisation sociale inédite, à une semaine des élections européennes.

Pour cet acte 27, entre 500 et 1.000 personnes, selon des journalistes de l'AFP, ont rĂ©pondu Ă  "l'appel national" non-dĂ©clarĂ© en prĂ©fecture Ă  Reims, aprĂšs deux samedis marquĂ©s par un recul de la mobilisation, tombĂ©e Ă  ses plus bas niveaux depuis le dĂ©but du mouvement le 17 novembre. Ils Ă©taient entre 500 et 700 Ă  Nancy, oĂč un appel similaire a Ă©tĂ© lancĂ©, selon une premiĂšre estimation de la prĂ©fecture.

"L'Etat nous divisent (sic), la rue nous unit", "Ceux qui ne bougent pas ne sentent pas leurs chaßnes", "Votre indifférence va gùcher l'avenir de vos enfants. Réveillez-vous!" pouvait-on lire sur les pancartes à Reims. "Aux Européeennes, tout le monde ici votera contre Macron", a assuré Annie, Reimoise de 62 ans. "Je suis là pour que cesse la mascarade Macron", a renchéri François-Xavier, 37 ans, de Chùlons-en-Champagne.

A Paris, aux alentours de 13h00, entre 300 Ă  400 "gilets jaunes" ont commencĂ© Ă  dĂ©filer dans une ambiance bon enfant au pied de la tour Total, dans le quartier de la DĂ©fense, a constatĂ© une journaliste de l'AFP. Certains chantaient "MĂȘme si Macron ne veut pas, nous on est lĂ " et scandaient des slogans hostiles au gĂ©ant pĂ©trolier français. "On est devant les plus gros voleurs, Total".

Certaines pancartes faisaient Ă©galement rĂ©fĂ©rence aux prochaines Ă©lections europĂ©ennes, comme "Macron se moque de nos revendications, il veut ĂȘtre prĂ©sident de l'Europe des riches" ou "il ne nous aura pas deux fois, le 26 mai rĂ©fĂ©rendum anti Macron". D'autres rassemblements sont prĂ©vus, par exemple Ă  Lyon, Besançon, Saint-Nazaire, oĂč la prĂ©fecture a pris un arrĂȘtĂ© interdisant la manifestation non dĂ©clarĂ©e des "gilets jaunes" dans le centre et Lens - oĂč la prĂ©fecture a Ă©galement interdit le centre.

Pour "celles et ceux qui continuent à faire cela, il n'y a plus de débouchés", a déclaré vendredi Emmanuel Macron lors d'un déplacement à Biarritz. "Nous avons fait notre part de travail", a estimé le président, en évoquant les "réponses" apportées par les mesures annoncées aprÚs le grand débat. Il a appelé "au calme" et a invité les mécontents "à se présenter aux élections" futures.

"Pour nous, c'est pas terminé, on n'a rien gagné du tout", a assuré Bruno, magasinier de 31 ans et ancien militaire, qui participe au cortÚge reliant Etaples (Pas-de-Calais) au Touquet, prÚs de la villa présidentielle.
Si le 1er mai avait largement rassemblé syndicats et "gilets jaunes", l'acte 26 avait réuni 18.600 manifestants en France selon le décompte gouvernemental contesté par les "gilets jaunes", qui en dénombraient 37.500.

AFP

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