La chasse ouvre dimanche Ă 08H00 jusqu'au 28 fĂ©vrier 2019 dans tous les dĂ©partements du sud de la France et trois dĂ©partements de l'Est - le Doubs, le Jura et la Haute-SaĂŽne - annonce sur son site l'Office national de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Ce calendrier, fixĂ© par arrĂȘtĂ© prĂ©fectoral, concerne la chasse au gibier Ă poils et Ă plumes, avec quelques restrictions variant selon les dĂ©partements pour certaines espĂšces. "Le moral est au beau fixe, le grand gibier et le petit gibier seront au rendez-vous", a assurĂ© samedi Henri Sabarot, prĂ©sident de la FĂ©dĂ©ration de chasse de Gironde, la plus importante de France avec plus de 42.000 chasseurs.
Dans le reste de la France, la chasse s'est ouverte d'abord en Alsace et en Moselle le 23 août et en Corse le 2 septembre. Elle ouvrira le 16 septembre dans les régions de la Bretagne, Pays-de-Loire, Hauts-de-France, Grand Est, Bourgogne-Franche-Comté, Centre-Val de Loire et Ile de France.
Les chasseurs de dix départements (Manche, Mayenne, Indre-et-Loire, Indre, Cher, Loir-et-Cher, Eure-et-Loir, Orne, Eure, Oise) devront, eux, attendre le 23 septembre pour prendre leur fusil et ceux de la Sarthe le 30 septembre.
Cette ouverture intervient quelques jours aprÚs que le président Emmanuel Macron a donné son aval pour diviser par deux le prix du permis national de chasse, qui passera ainsi de 400 euros à 200 euros.
- Prolifération de sangliers -
Selon la Fédération nationale des chasseurs (FNC), en 2015, la France comptait plus de 1,1 million de chasseurs pratiquants.
Fin août, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a mis en doute l'efficacité des chasseurs à lutter contre la prolifération des sangliers. "(Il y a) 700.000 sangliers abattus (par an), mais il y en a quatre millions" sur le territoire, a déclaré Mme Lambert, souhaitant "plus de chasseurs, moins de sangliers, moins de dégùts".
Dans le viseur de la présidente de la FNSEA, deux textes approuvés par le Conseil national de la chasse, qui réforment les modalités de la chasse au sanglier. L'un allonge la période de chasse au sanglier d'un mois, et l'autre retire le sanglier des espÚces "nuisibles", ce qui entraßne de facto la suppression du droit pour les agriculteurs de tirer ou faire tirer des sangliers en mars.
- Conseil pour la gestion des espĂšces -
Les chasseurs sont pour leur part inquiets des modalités de la nouvelle gestion des espÚces chassables.
Dans le cadre de cette rĂ©forme, un conseil pour la gestion des espĂšces, constituĂ© de scientifiques, doit ĂȘtre mis en place dĂšs octobre.
Il devra formuler "un avis et une proposition" au gouvernement. "C'est lui qui dĂ©cidera du quota et du caractĂšre chassable ou non de l'espĂšce", a expliquĂ© vendredi SĂ©bastien Lecornu, secrĂ©taire d'Ătat Ă la Transition Ă©cologique.
- © 2018 AFP
