Au nom de la solidarité avec les plus pauvres

Paris: concert militant pour que la France augmente son aide au développement

  • PubliĂ© le 17 septembre 2017 Ă  22:57
  • ActualisĂ© le 18 septembre 2017 Ă  05:46
Concert "Printemps solidaire", le 17 septembre 2017 sur la place de la Concorde Ă  Paris

Au nom de la solidarité avec les plus pauvres, jusqu'à 200.000 personnes étaient rassemblées dimanche soir place de la Concorde à Paris pour un grand concert militant animé par de nombreux artistes et acteurs de la société civile.


"On mĂ©rite tous de vivre, pas de survivre", a lancĂ© sur la scĂšne de cette manifestation "Printemps solidaire" la Tchadienne Hindou Oumarou Ibrahim, avocate des populations victimes du rĂ©chauffement climatique dans son pays. Une vingtaine d'artistes, dont Matthieu Chedid (-M-), Alain Souchon, FFF, Naive New Beaters, Imany mais aussi les Maliens Amadou & Mariam ou le reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly, se succĂ©daient pour faire danser des dizaines de milliers de jeunes - 200.000 au plus fort de la fĂȘte selon les organisateurs -, ravis de ce concert gratuit.

"On vient pour faire la fĂȘte mais pour la bonne cause", a confiĂ© en souriant Elsa Grandin, une Ă©tudiante parisienne de 18 ans. Pour Charlotte Renaud, 18 ans aussi, "aider les gens qui sont d'autres pays, alors que nous on est des privilĂ©giĂ©s, c'est hyper important".

Lancée en février dernier et soutenue par 70 associations et des personnalités, l'opération "Printemps Solidaire" vise à sensibiliser le grand public à la solidarité internationale et réclame au gouvernement français une hausse de son budget d'aide au développement. Outre la musique, des acteurs de la société civile, intellectuels et militants sont intervenus, tels l'économiste française de la lutte contre la pauvreté Esther Duflo, ancienne conseillÚre de Barack Obama, ou l'agriculteur militant Cédric Herrou.

"C'est important que des jeunes et des artistes s'impliquent (...) pour éviter les problÚmes qu'on a actuellement sur le réchauffement climatique, sur la question des migrants", a déclaré Cédric Herrou à l'AFP. "On s'adresse au nouveau président élu, Emmanuel Macron", a souligné le porte-parole de Printemps Solidaire, Luc Barruet: il faut que "la France tienne enfin sa promesse de consacrer 0,7% de sa richesse nationale aux questions de solidarité internationale et d'aide publique au développement".

"C'est une promesse qu'on a faite il y a 48 ans à l'ONU et qu'on ne tient toujours pas (...) La France en est péniblement à 0,38% alors que les Britanniques, les Allemands, l'ont déjà fait", ainsi que le Danemark, la NorvÚge et les Pays-Bas, a-t-il insisté. La lutte contre la pauvreté et l'aide internationale seront l'un des sujets au menu de l'Assemblée générale des Nations unies, qui s'ouvre cette semaine à New York.

AFP

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