Pop culture

Paris Games Week: le cosplay, incontournable animation du salon

  • PubliĂ© le 4 novembre 2023 Ă  13:59
  • ActualisĂ© le 4 novembre 2023 Ă  16:14
Des personnes déguisées en Spiderman posent lors du salon "Paris Games Week", le 1er novembre 2023

Quand la ministre de la Culture Rima Abdul Malak se rend à la Paris Games Week pour venir à la rencontre des gamers français, le comité d'accueil est haut en couleur: sept personnages cultes de la pop culture semblent avoir pris vie grùce aux cosplayers.

Du manga "Dragon Ball Z" au jeu vidéo "Final Fantasy" comme exemples de source d'inspiration, la pratique du cosplay -mot-valise dérivé de "costume play"- consiste à fabriquer et/ou porter le costume de son héros préféré issu des univers de la BD, films, jeux vidéo ou série.

Dans les allées du plus gros salon français consacré au jeu vidéo, les différentes versions du costume de Spider-Man sont de loin les plus répandues, dans le sillage de la sortie fin octobre du dernier volet, qui a battu un record commercial avec plus de 2,5 millions d'exemplaires écoulés.

Benjamin Ounnas, 24 ans, a choisi d'incarner un autre personnage du mĂȘme jeu: Miles Morales. "Cette passion tourne autour du fait de partager nos costumes, nos crĂ©ations", explique-t-il Ă  l'AFP. "On fait rĂȘver les gens, les grands comme les enfants".

Les participants au salon -quelque 200.000 visiteurs attendus jusqu'Ă  dimanche- sont en effet nombreux Ă  arrĂȘter les cosplayers pour leur demander une photo souvenir.

"J'ai des enfants qui jouent Ă©normĂ©ment aux jeux vidĂ©o, donc je prends des photos pour leur montrer les personnages", indique Bruno Leboucher. "Je trouve qu'il y a un vrai talent", ajoute le pĂšre de famille, qui vient de s'arrĂȘter devant un cosplay de la Princesse Zelda.

- "50 heures" de préparation -

Si des stands du salon parisien vendent des perruques -une soixantaine de modĂšles diffĂ©rents- pour complĂ©ter les costumes, l'Ă©laboration des vĂȘtements et accessoires est souvent artisanale. Et les quelques heures de dĂ©monstration passĂ©es entre les stands de la Paris Games Week cachent une longue prĂ©paration.

"Ce costume-là était plutÎt rapide à faire, ça m'a pris une cinquantaine d'heures", témoigne auprÚs de l'AFP Kelly Bodinier, infirmiÚre de 31 ans, habillée comme le personnage d'Elise de la Serre du jeu "Assassin's Creed".

Passionnée de couture et de costumes historiques, elle a aussi fabriqué la boucle de la ceinture à l'identique, grùce à de la pùte fimo, un matériau cuit au four.

Si les costumes peuvent ĂȘtre achetĂ©s Ă  partir d'une trentaine d'euros, leur prix peut rapidement atteindre quelques centaines d'euros. Et la confection par les cosplayers eux-mĂȘmes est particuliĂšrement coĂ»teuse en matĂ©riaux.

NĂ© aux États-Unis dans les annĂ©es 1980, ce phĂ©nomĂšne d'identification physique (voire psychique) Ă  des personnages de fiction a pris ensuite son essor au Japon, avant de se populariser dans le monde entier.

Depuis, cette pratique est devenue incontournable de la pop culture et figure au programme de tous les salons du genre, comme la Japan Expo.

En dehors de ces grands événements, les cosplayers s'organisent le reste de l'année en communauté. Brian Calmels, 26 ans, peaufine par exemple les derniers détails de son costume de Link, du jeu "Zelda", sur le stand de l'association qu'il a rejointe cette année. "Ca me permet d'échanger avec d'autres cosplayers, de partager ma passion avec eux", sourit-il.

Pour les plus impliquĂ©s, cette passion se transforme mĂȘme en activitĂ© lucrative. Imagin'Con, association d'Ă©vĂ©nementiel pop culture, rĂ©dige parfois des contrats entre des cosplayers et des professionnels qui souhaitent les faire intervenir, par exemple Ă  l'occasion du lancement d'un jeu vidĂ©o.

La rĂ©munĂ©ration peut aussi passer par des compĂ©titions, avec en jeu des sommes consĂ©quentes. La Paris Games Week, oĂč se tient dimanche un concours, promet une somme de 10.000 euros Ă  partager entre les cinq vainqueurs.

AFP

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