Depuis le 8 juin, la revue nationale des plaintes pour violences sexuelles sur mineurs a conduit à 924 incarcérations et près de 1.700 informations judiciaires, selon un bilan présenté mardi par le ministère de la Justice
Depuis cette date, 924 personnes ont été incarcérées pour de tels faits, soit « une hausse de + 134 % par rapport à la normale », selon la Chancellerie. Le ministère précise également que près de 1.700 informations judiciaires ont été ouvertes et confiées à des juges d’instruction, un chiffre en hausse de 271 % par rapport à la même période de l’an dernier.
- Une évolution de la politique pénale -
Le 8 juin, Gérald Darmanin avait demandé à l’ensemble des parquets de réexaminer les plaintes déposées après l’affaire Lyhanna, collégienne de 11 ans dont le violeur présumé, Jérôme Barella, avait déjà fait l’objet de plusieurs plaintes restées sans suite.
"Cette mobilisation exceptionnelle ne constitue pas une réponse ponctuelle à un drame", affirme la Chancellerie, qui estime qu'"elle marque une évolution structurelle et durable de l’application de la politique pénale du garde des Sceaux en matière de protection des mineurs".
AFP
