Périscolaire à Paris : 78 animateurs suspendus en 2026 dont 31 pour suspicions de violences sexuelles

  • Publié le 3 avril 2026 à 14:52
  • Actualisé le 3 avril 2026 à 14:59
Le maire de Paris Emmanuel Grégoire, le 1er avril 2026 à Paris

La ville de Paris a suspendu 78 animateurs dans les écoles depuis début 2026, dont 31 pour suspicions de violences sexuelles, a annoncé vendredi le nouveau maire de la capitale Emmanuel Grégoire.

"Il faut tout revoir depuis le début avec un objectif, la tolérance zéro", a déclaré l’édile socialiste en présentant à la presse un plan d’action très attendu pour le périscolaire qui promet une "transparence totale" envers les familles dont la "colère est légitime".

Ce plan chiffré à une vingtaine de millions d’euros prévoit notamment la mise en place d’une commission indépendante sur les procédures, "avec une liberté de parole totale", a détaillé Emmanuel Grégoire, qui a fait de ce dossier la "priorité absolue" de son premier mandat.

Ces premières mesures seront applicables "immédiatement", a-t-il assuré.

Au-delà des mesures d’urgence, l’édile organisera une "convention citoyenne sur le périscolaire et les temps de l’enfant" qui se réunira dès avril pour réfléchir à l’organisation de la semaine et de la journée d’école.

"Je n’aurai aucun tabou" sur la semaine de 4,5 jours d’école en vigueur à Paris depuis 2013, fait savoir le maire dans un entretien au quotidien Le Monde.

Il "prend acte" que la convention nationale sur les temps de l’enfant a recommandé de conserver la semaine de 4,5 jours, mais dit entendre les arguments en faveur du retour à la semaine de quatre jours (sans école le mercredi matin) comme dans la plupart des communes. Une mesure prônée par Rachida Dati, candidate malheureuse de l’opposition de droite et du centre, durant la campagne des municipales.

"Cette organisation ne peut pas se faire au détriment de la sécurité des enfants, et le morcellement des temps a montré ses limites", estime Emmanuel Grégoire, qui attendra les conclusions de la convention, mi-juin, pour trancher.

AFP

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