Etats-Unis

Plainte contre Trump aprĂšs la dispersion de manifestants devant la Maison Blanche

  • PubliĂ© le 5 juin 2020 Ă  03:35
  • ActualisĂ© le 5 juin 2020 Ă  05:12
Donald Trump brandit une Bible devant l'église épiscopalienne St John à Washington, le 1er juin, 2020.

Une plainte a été déposée contre Donald Trump aprÚs la dispersion violente lundi de manifestants pour permettre au président de poser, une bible à la main, devant une église toute proche de la Maison Blanche, a annoncé jeudi la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU.

Les ministres américains de la Justice et de la Défense, ainsi que d'autres hauts responsables sont également visés par cette plainte, déposée par l'ACLU et d'autres organisations des droits civiques pour le compte de la branche de Washington du mouvement Black Lives Matter et d'autres manifestants.

Lundi, plusieurs centaines de personnes, réunies devant la Maison Blanche pour protester contre la mort de l'Afro-Américain George Floyd aux mains de la police, ont été dispersées à coups de gaz lacrymogÚnes alors que Donald Trump s'exprimait. La manifestation était alors pacifique et le couvre-feu n'était pas encore entré en vigueur dans la capitale.

L'objectif était de libérer le champ vers l'église Saint John, bùtiment emblématique tout proche, qui avait été dégradée dimanche soir par des casseurs. Le président s'y est rendu à pied juste aprÚs son allocution, entouré de membres de son cabinet, pour s'y faire photographier, une bible en main.

"Ce qui est arrivĂ© Ă  nos membres lundi soir, dans la capitale de la nation, Ă©tait un affront allant Ă  l'encontre de tous nos droits", a dĂ©clarĂ© April Goggans, de Black Lives Matter DC, citĂ©e dans le communiquĂ© de l'ACLU. "Nous ne serons pas rĂ©duits au silence par les gaz lacrymogĂšnes et les balles en caoutchouc. C'est le moment d'ĂȘtre entend".

Donald Trump a été trÚs critiqué pour cette sortie. Nombre de responsables politiques et religieux ont dénoncé la maniÚre dont les manifestants ont été dispersés pour qu'il puise brandir une bible devant les photographes.

Mais la Maison Blanche a vivement dĂ©fendu la dĂ©cision de Donald Trump, Ă©voquant sa volontĂ© de "faire passer un message fort" et le comparant mĂȘme au Premier ministre britannique Winston Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale. "On ne brĂ»le pas des Ă©glises aux Etats-Unis!", a encore tweetĂ© le prĂ©sident jeudi soir, semblant faire rĂ©fĂ©rence Ă  l'Ă©vĂ©nement.

AFP

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