Moyen-Orient

Plus de 60 morts dans le crash d'un avion en Iran

  • PubliĂ© le 18 fĂ©vrier 2018 Ă  13:04
  • ActualisĂ© le 18 fĂ©vrier 2018 Ă  14:25
Un avion ATR de la compagnie iranienne Aseman Airlines à l'aéroport de Dubaï le 29 juillet 2008

Les 66 passagers et membres d'équipage d'un avion de ligne iranien ont péri dimanche dans le crash de leur appareil dans une région montagneuse du sud-ouest de l'Iran, a indiqué un porte-parole de la compagnie iranienne Aseman.


"AprĂšs des recherches dans la zone oĂč l'avion s'est Ă©crasĂ©, nous avons Ă©tĂ© informĂ©s que toutes les personnes Ă  bord avaient perdu la vie", a prĂ©cisĂ© Mohammad Tabatabai Ă  la tĂ©lĂ©vision d'Etat iranienne IRIB. L'appareil transportait 60 passagers dont un enfant ainsi que six membres d'Ă©quipage. On ignorait dans l'immĂ©diat les causes exactes du crash, mais une tempĂȘte de neige s'abattait sur la rĂ©gion ces derniĂšres heures.

L'avion de la compagnie Aseman Airlines a quitté l'aéroport de Téhéran aux alentours de 08H00 locales (04H30 GMT) pour la ville de Yasouj dans la province d'Ispahan, dans le sud-ouest du pays, a-t-il ajouté. Il s'est écrasé sur le mont Dena, dans la chaßne montagneuse Zagros, à environ 500 kilomÚtres de Téhéran et à moins de 25 kilomÚtres de sa destination, selon lui.

Le chef de l'organisation de l'aviation civile iranienne, Reza Jafarzadeh, a également confirmé le crash de l'appareil.
Une douzaine d'équipes de secours du Croissant-Rouge iranien ont été envoyées dans la région de l'accident.

- AccĂšs difficile -

"En raison du relief montagneux, il n'est pas possible d'envoyer des ambulances", a toutefois précisé Mojtaba Khaledi, le porte-parole des services de secours à l'agence de presse iranienne Isna. Un hélicoptÚre qui a tenté d'atteindre le lieu de l'accident n'a pas pu atterrir en raison des mauvaises conditions météorologiques, selon les services d'urgence à la télévision publique.

L'avion était un ATR-72. ATR, co-entreprise entre Airbus et Leornardo-Finmeccanica, est le leader mondial des avions à turbo-propulsion de moins de 90 places. Le dernier accident grave d'un avion civil en Iran remonte à 2014, quand 39 personnes avaient été tuées dans le crash d'un Antonov 140 de la compagnie iranienne Sepahan, peu aprÚs son décollage de l'aéroport de Mehrabad, dans le sud de Téhéran. L'avion effectuait une liaison intérieure entre Téhéran et la ville de Tabass (est).

Trois ans plus tĂŽt, en 2011, un avion civil s'Ă©tait Ă©crasĂ© dans le nord du pays faisant prĂšs de 80 morts. Les sanctions imposĂ©es pendant de nombreuses annĂ©es par les Etats-Unis, l'ONU et les pays europĂ©ens ont empĂȘchĂ© les autoritĂ©s iraniennes d'acheter des piĂšces de rechange ou des avions occidentaux pour renouveler la flotte civile du pays, dans un Ă©tat vĂ©tuste.

L'industrie du transport aĂ©rien Ă©tait soumise Ă  un embargo amĂ©ricain depuis 1995, empĂȘchant les compagnies d'acheter des avions civils ou des piĂšces dĂ©tachĂ©es et les forçant Ă  clouer au sol une partie de leur flotte. Cet embargo a Ă©tĂ© partiellement levĂ© par l'accord sur le nuclĂ©aire signĂ© en 2015 par l'Iran et les grandes puissances (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne).

Cet accord prévoit une levée progressive des sanctions contre Téhéran en échange d'un renoncement au nucléaire militaire devrait permettre aux compagnies aériennes de pouvoir de nouveau acheter des avions de ligne. AprÚs cette levée partielle des sanctions, Iran Air a signé fin 2016 une commande ferme de 100 appareils du constructeur Airbus pour un montant d'environ 20 milliards de dollars.

Iran Air et l'avionneur amĂ©ricain Boeing avaient Ă©galement signĂ© la mĂȘme annĂ©e leur plus gros contrat depuis prĂšs de 40 ans, portant sur l'achat de 80 appareils destinĂ©s Ă  remplacer la flotte iranienne vieillissante.

AFP

guest
0 Commentaires