Le ministre des Comptes publics s'est exprimé

Pour Gérald Darmanin, il y a "trop" d'aides sociales en France

  • PubliĂ© le 29 mai 2018 Ă  13:58
  • ActualisĂ© le 29 mai 2018 Ă  14:54
Il y a trop d'aides sociales en France, selon Gérald Darmanin

Le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin a estimé mardi qu'il y avait "trop" d'aides sociales en France, jugeant légitime de "revoir" certains dispositifs, en particulier ceux censés favoriser le retour à l'emploi, selon lui trop peu "incitatifs".

"Il y a beaucoup" d'aides sociales en France, a déclaré M. Darmanin sur RTL, évoquant la coexistence de nombreux dispositifs nationaux et locaux. "Ce qui est certain c'est qu'il y en a trop" et "qu'elles sont parfois contradictoires", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les intentions du gouvernement sur ces aides, le ministre a tenu à distinguer deux types de prestations. "Il y a des aides sociales aujourd'hui pour les gens qui sont cassés par la vie", a-t-il détaillé, citant les allocations handicapées et le minimum vieillesse. "Ce sont des aides sociales légitimes que nous augmenterons".

Et puis "il y a des aides sociales" attribuées lorsqu'on est "entre deux périodes d'activité, et malheureusement elles ne sont pas incitatives pour sortir de cette période d'inactivité", a poursuivi Gérald Darmanin, évoquant l'existence de "trappes à inactivité". Nous devons réfléchir "à notre système social notamment sur ce deuxième point", a insisté le locataire de Bercy, citant une nouvelle fois l'exemple de la prime d'activité, attribuée aux travailleurs à revenus modestes.

"En 2016, quand elle a été créée", son coût était de "quatre milliards d'euros". "Aujourd'hui, c'est six. En deux ans, il y a eu deux milliards de prime d'activité en plus alors qu'on a une croissance économique et des créations d'emplois. Il y a un système qui fonctionne mal". Ces propos interviennent alors que le gouvernement entretient un certain flou sur ses intentions vis-à-vis des aides sociales, entretenu par les propos contradictoires au sein de l'exécutif.

"A partir du moment où nous réussissons à créer des emplois dans le secteur privé (...), il peut être légitime de réduire la politique sociale sur l'emploi", a ainsi affirmé la semaine dernière le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

"Je pense qu'il ne faut pas toucher aux prestations individuelles", a déclaré de son côté Gérald Darmanin, évoquant une différence de "sensibilité" avec son collègue. "Il n'y aura pas de remise en cause des aides sociales", a assuré la ministre de la Santé Agnès Buzyn.

Le gouvernement, qui doit recevoir dans les prochaines semaines le très attendu rapport du Comité action publique 2022 (CAP22), listant les pistes d'économies possibles sur la sphère publique, s'est engagé de son côté à "faire des choix structurants" sur les aides sociales, sans autre précision.

AFP

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1 Commentaires
Tilmuch
Tilmuch
7 ans

Ce que j'en pense. Que cela suffit à ses crétins de français de se laisser pigeonner de Gaulle avait dit lui-même les français sont des vaux. Pour devenir président de la république F. Hollande a utilisé le "langage "le changement . c'est maintenant mais il n'a pas dit c'était quand le changement, .MAINTENAN, l'énergumène est en retraite avec 36.000€ par mois. Chirac quand à lui la France pour tous. Des impôts ont été créés, la CSG insuffisant plus les uns après les autres ils ont inventé l'AME, l'ATA, la CMU, et RSI et enfin ces salauds de retraités. Il me faut faire attention quand je vais au course à qui la faute la crise, elle a bon dos cette crise déjà que certains individus, ministre ne payent pas la CSG, pour quelle raison qu'on ne nous dit pas. A la court des comptes une .illuminée a eu l'imagination que les retraités devraient payer plus la CSG qui ferait rentrer des milliards dans la caisse vide de l'Etat. A ce jour nous ne savons plus le fossé de la sécu. Gérard Darmanin ministre a tout a fait raison dans ce qu'il avance trop d'aide social en France. Il le découvre lui aussi. Je termine par les paroles de feu Michel Rocard qui avait dit la France ne peut pas répondre à toutes les misères du monde il n'a dit qu'une fois pas deux. Pour cette remarque ce ministre risque qu'on lui demande de fermer son clapet.