Notre-Dame-des-Landes

Premiers affrontements sur la Zad avant le rassemblement des opposants

  • PubliĂ© le 15 avril 2018 Ă  14:08
  • ActualisĂ© le 15 avril 2018 Ă  20:10
Interpellation d'un zadiste dimanche 15 avril 2018 Ă  Notre-Dame-des-Landes

Des affrontements ont Ă©clatĂ© en fin de matinĂ©e dimanche sur la Zad de Notre-Dame-des-Landes oĂč doit se tenir Ă  midi un rassemblement de soutien aux occupants expulsĂ©s dans la semaine par les forces de l?ordre, ont constatĂ© des journalistes de l'AFP.


D'importants barrages routiers de gendarmes étaient installés sur les principales voies d'accÚs et l'entrée n'était possible qu'aprÚs une fouille des sacs.
Une portion de la D81, oĂč une opĂ©ration de gendarmerie est en cours pour enlever des barricades installĂ©es samedi par les zadistes, est aussi interdite, obligeant les manifestants Ă  emprunter des voies dĂ©tournĂ©es pour se rendre sur le site du rassemblement, au chemin de Suez, au sud-ouest de la route.
Non loin du lieu de rassemblement, au croisement du chemin de Suez et de la D81, les gendarmes ont repoussé peu aprÚs 11h00 des manifestants "hostiles, voir trÚs hostiles qui harcÚlent les forces de l'ordre" et tentent de passer vers l'ouest en direction des squats détruits en début de semaine, selon la gendarmerie.
Aux jets de pierre et de bouteilles en verre des manifestants, les gendarmes répliquaient avec des tirs de lacrymogÚnes, a constaté une journaliste de l'AFP.
Si la coordination des opposants appelait à un rassemblement pacifiste aux soutiens aux expulsés, des zadistes avaient, eux, lancé un appel à venir reconstruire les squats détruits.
Pendant ce temps les soutiens aux expulsĂ©s, Ă©quipĂ©s de vĂȘtements de pluie et de bottes, affluaient vers le lieu de la manifestation, a constatĂ© l'AFP.

"Aujourd'hui, le gouvernement cherche en rĂ©alitĂ© Ă  empĂȘcher par tous les moyens que les soutiens venus de partout en France et en Europe puissent accĂ©der Ă  la Zad ou s'y rassembler", ont assurĂ© les zadistes dans un communiquĂ©.
Patrick, de Charente-Maritime, est venu manifester avec sa femme. "Les gens qui sont là depuis 10 ans sur les terres, il faut leur donner une chance. Quand on commence à discuter, on va jusqu'au bout", a-t-il expliqué à une journaliste de l'AFP.
L?État a appelĂ© les occupants de la Zad, expulsĂ©s ou non, Ă  rĂ©gulariser leur situation avant le 23 avril. "Il leur est simplement demandĂ© Ă  ce stade de dĂ©clarer leur nom, de dĂ©clarer le projet agricole qu'ils souhaitent dĂ©velopper et de prĂ©ciser les parcelles sur lesquelles ils souhaitent le mettre en ?uvre afin que l?État (...) puisse instruire ces demandes", a expliquĂ© vendredi la prĂ©fĂšre des Pays de la Loire Nicole Klein.
L'opération d'expulsion des occupants illégaux de la ZAD a commencé lundi, avec 2.500 gendarmes, huissiers et engins de chantier, et 29 squats ont été détruits en trois jours.


2018 AFP

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