Football

PSG : Edinson Cavani, Ă  jamais l'idole du Parc des Princes

  • PubliĂ© le 30 juin 2020 Ă  16:06
  • ActualisĂ© le 30 juin 2020 Ă  16:24
Edinson Cavani célÚbre son 200e but sous le maillot du Paris SG contre Bordeaux au Parc des Princes le 23 février 2020

Edinson Cavani restera pour longtemps le meilleur buteur du PSG devant les superstars Ibrahimovic, Neymar ou MbappĂ©: faute d'annonce d'une prolongation de contrat, l'Uruguayen s'achemine mercredi vers une sortie en catimini Ă  Paris, oĂč il laissera des supporters conquis, Ă  dĂ©faut d'un sacre europĂ©en.

La fin de son aventure, prĂ©cipitĂ©e par le coronavirus et l'arrĂȘt des compĂ©titions, n'Ă©tait pas celle rĂȘvĂ©e par ses milliers de fans. Mais n'en dĂ©plaise Ă  "Ney", "Kyky", ou le capitaine Thiago Silva, mĂȘme quand il Ă©tait remplaçant, le chouchou Ă  Paris, c'est "Edi"!

Un temps relégué derriÚre la recrue Mauro Icardi dans la hiérarchie des attaquants, l'Uruguayen (33 ans) a réussi l'exploit de rester le favori du public parisien.
Avec la mĂȘme scĂšne lors de ses entrĂ©es en jeu: des "Cavani, Cavani" qui retentissent dans les virages du Parc des Princes, toujours prĂȘts Ă  entonner un chant Ă  sa gloire sur l'air des "DĂ©mons de minuit".

Dernier épisode marquant avant cette date butoir du 30 juin, synonyme de fin de son contrat sauf improbable accord de derniÚre minute ? Son 200e but inscrit devant son public fin février contre Bordeaux (4-3) dans la ferveur la plus totale et qui l'a consacré comme le meilleur marqueur de l'histoire du club, loin devant Zlatan Ibrahimovic (156 buts).

"C'est magnifique pour moi. Je les remercie pour la chaleur, pour l'amour qu'ils me donnent, dans les moments difficiles, dans les moments de joie", avait-il déclaré, aprÚs avoir reçu l'hommage de ses équipiers, des supporters et du club, qui lui a remis un trophée spécial. Un moment qui résonne aujourd'hui comme une cérémonie d'adieu avant l'heure...

- De maladroit Ă  "Matador" -

Comment expliquer une telle idylle? "Quand les Ultras reviennent au Parc en 2016 (aprÚs six ans d'absence, NDLR), Zlatan Ibrahimovic n'est plus là et l'homme en forme, c'est Cavani. Il y a aussi son cÎté simple, accessible, qui a créé une vraie communion", confie à l'AFP Philippe Goguet, fondateur du site Culture PSG.

Une passion extrĂȘme qui a conduit Ă  l'une des plus graves polĂ©miques depuis l'arrivĂ©e en grande pompe de Neymar Ă  l'Ă©tĂ© 2017: la question du tireur attitrĂ© des penaltys de l'Ă©quipe, un "penaltygate" contre Lyon en septembre 2017 que le N.10 brĂ©silien mettra du temps Ă  digĂ©rer...

Pourtant, à son arrivée en 2013 contre une somme de 63,5 M EUR, Cavani, auréolé d'une réputation flatteuse à Naples, doit composer avec l'ombre imposante d'Ibrahimovic, star incontestée du projet qatari. Exilé sur la gauche de l'attaque pour laisser toute la lumiÚre à "Ibra", l'Uruguayen ronge son frein sans se plaindre. Sifflé pour sa maladresse technique, il finit par retourner les supporters grùce à un sacrifice défensif et un sens du but hors du commun. La naissance du "Matador".

Cavani "n'a jamais triché dans son investissement physique avec un don de soi mis au service du club. Avec ses cheveux longs, il représente bien l'aspect guerrier sud-américain, la fameuse +grinta+", analyse Philippe Goguet.

- Chasse, pĂȘche, nature et finition -

De Laurent Blanc Ă  Thomas Tuchel, tous ses entraĂźneurs louent son investissement "super professionnel". Au point que ses retards aprĂšs les fĂȘtes de fin d'annĂ©e passĂ©es en Uruguay sont vite pardonnĂ©s. Comme ses Ă©checs rĂ©pĂ©tĂ©s en Ligue des champions, le seul trophĂ©e qu'il n'a pas remportĂ© avec Paris. Discret sur sa vie privĂ©e, Cavani fait figure d'ovni dans la galaxie du "foot-business" oĂč le nombre de "followers" est devenu aussi important que les statistiques individuelles.

Loin des fĂȘtes mondaines prisĂ©es par Neymar et ses autres Ă©quipiers "latinos", "Edi" est prĂȘt Ă  mouiller la chemise si besoin, mĂȘme s'il prĂ©fĂšre passer son temps libre dans un Ă©tang en quĂȘte de poissons-chats, Ă  Rambouillet ou Ă  Salto, sa ville d'origine, pour "relĂącher la pression".

Une image "antisystĂšme" qu'il cultive mĂȘme lors de la tournĂ©e commerciale du club parisien en Chine l'Ă©tĂ© dernier lors d'une partie de pĂȘche improvisĂ©e.
"La pĂȘche, c'est tout ce que j'aime!", avait-il confiĂ© sur le site du club. "La pĂȘche, c'est comme le football. Il faut attendre le bon moment, le moment juste... comme un attaquant!"

Pour l'Uruguayen, le moment est apparemment venu de quitter le PSG. Avant, peut-ĂȘtre, de recroiser Paris sur la scĂšne continentale Ă  l'avenir, via un dernier gros contrat avec un grand club europĂ©en?

AFP

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