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PSG - Entre penaltygate et Bayern Munich, les choses sérieuses commencent

  • PubliĂ© le 27 septembre 2017 Ă  13:27
  • ActualisĂ© le 27 septembre 2017 Ă  19:04
Neymar Jr et Kylian Mbappé avec le PSG au centre d'entraßnement du Camp des Loges, le 26 septembre 2017 à la veille d'affronter le Bayern en Ligue des champions

Une semaine agitée dans le vestiaire, un match nul décevant à Montpellier (0-0) et maintenant la réception d'un grand d'Europe: avec le Bayern Munich mercredi (20h45), le Paris SG connaßt son premier gros test depuis son mercato à 400 M EUR.


. Des excuses et un nul
L'entraĂźneur du PSG, Unai Emery, espĂ©rait sans doute une autre prĂ©paration Ă  la rĂ©ception du Bayern. Non seulement le PSG a lĂąchĂ© ce week-end ses premiers points de la saison, sur une dĂ©sastreuse pelouse montpelliĂ©raine qui ne l'a quand mĂȘme pas aidĂ©. Mais il a, en sus, Ă©tĂ© agitĂ© par une affaire de penalties, opposant sa recrue phare, le BrĂ©silien Neymar, et son meilleur buteur, l'Uruguayen Edinson Cavani.
Le premier, devenu cet été le joueur le plus cher du monde (222 millions d'euros versés à Barcelone) et l'un des mieux payés (100.000 euros... par jour !, se sont amusés à calculer des internautes aprÚs des révélations dans la presse allemande), souhaite devenir le tireur attitré pour améliorer ses statistiques en vue du Ballon d'Or. Le second, au club depuis 2013, ne voit pas pourquoi il devrait céder sa place au nouveau venu.
Cette opposition, rĂ©vĂ©lĂ©e au grand jour lors d'un match de championnat contre Lyon (2-0), a fait des vagues dans la presse française mais aussi sud-amĂ©ricaine et mĂȘme espagnole, oĂč l'on suit attentivement les faits et gestes de l'ancien crack de Barcelone. Dimanche soir, un article du quotidien El Pais, dĂ©menti par le PSG, a fait Ă©tat d'un vestiaire pas franchement apaisĂ© sur cette controverse.
Neymar s'est toutefois excusĂ© devant ses Ă©quipiers selon L'Equipe, et les Parisiens n'ont pas semblĂ© ĂȘtre Ă  couteaux tirĂ©s -au contraire- lors de la fĂȘte d'anniversaire de leur capitaine Thiago Silva dimanche au Parc des Princes.


. Le Bayern, une référence
Le match de Ligue des champions est en tout cas une belle opportunité pour Paris de démontrer que tout est oublié, face à un Bayern pas non plus serein et privé de son gardien champion du monde, Manuel Neuer. Les Bavarois ont eux aussi été tenus en échec ce week-end, par Wolfsburg (2-2), et leur vestiaire n'est pas exempt de soucis d'ego.
Mais le quintuple champion d'Allemagne en titre reste une rĂ©fĂ©rence au niveau europĂ©en, presque l'Ă©gal du Real Madrid de ZinĂ©dine Zidane ou du Barça de Lionel Messi. Un club qui a en outre gagnĂ© Ă  cinq reprises la Ligue des champions ou son ancĂȘtre, la Coupe des clubs champions, dont la derniĂšre fois en 2013.
"Nous allons jouer face à une grande équipe avec une grande histoire, une équipe qui fait partie de celles qui veulent gagner cette compétition", s'est réjoui Unai Emery mardi. "Nous voulons jouer contre une équipe comme celle-là".
Cette équipe compte, à chaque poste ou presque, des références mondiales comme les défenseurs JérÎme Boateng ou Mats Hummels, les milieux Arturo Vidal ou Thiago Alcantara, l'avant-centre Robert Lewandowski et bien sûr les ailiers Franck Ribéry ou Arjen Robben. Le Néerlandais paraßt incertain pour la rencontre mais son remplaçant putatif, le Colombien James Rodriguez, n'est pas maladroit.
AprĂšs le match contre le Bayern, le PSG saura donc s'il est plus de taille que les saisons prĂ©cĂ©dentes pour rivaliser avec les plus grands d'Europe, condition sine qua non pour soulever le trophĂ©e continental en mai prochain, comme les propriĂ©taires qataris en rĂȘvent. "Je pense que c'est une des premiĂšres fois oĂč je sens qu'on est comme le Bayern" en terme de "crĂ©dibilitĂ©", a estimĂ© Marco Verratti mardi.


. Mercato risqué et critiqué
Le club parisien a aussi une bonne opportunité de calmer un peu les ardeurs de l'état-major munichois, qui n'a pas eu de mots assez durs pour critiquer son mercato à plus de 400 millions d'euros (Neymar plus Mbappé et son montage à 180 M EUR, bonus inclus).
En dĂ©but de semaine encore, le prĂ©sident du Bayern Uli Hoeness a fustigĂ© "ceux qui dĂ©pensent avec fracas autant d'argent". "Il va arriver un moment" oĂč ils "ne pourront plus se payer une baguette, parce que le succĂšs sportif ne se programme pas comme se l'imaginent les pourvoyeurs de fonds", a-t-il dit au magazine Kicker.
Le propriĂ©taire qatari du PSG et son prĂ©sident Nasser Al-Khelaifi rĂȘvent sĂ»rement d'une belle revanche sur le terrain mercredi, histoire de montrer que, si le succĂšs sportif ne se programme pas, il dĂ©pend quand mĂȘme un peu des sommes investies sur le marchĂ© des transferts.
Un succĂšs serait ainsi une forme de validation de la stratĂ©gie Ă  risque du PSG qui est visĂ©, pour son mercato XXL, par une enquĂȘte de l'UEFA "sur la conformitĂ© du club avec l'exigence de l'Ă©quilibre financier", requis pour pouvoir disputer les compĂ©titions europĂ©ennes, la Ligue des champions ou l'Europa League. Une dĂ©faite en revanche risquerait de faire resurgir doutes et interrogations.

Par Amber WANG - © 2017 AFP

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