Football - Les supporters sont en "colÚre" et "frustrés",

PSG : "Neymar casse-toi"

  • PubliĂ© le 12 aoĂ»t 2019 Ă  00:09
  • ActualisĂ© le 12 aoĂ»t 2019 Ă  06:28
Banderole déployée par des supporters du PSG avant le match contre Nßmes le 11 août 2019 au Parc des Princes

Pour eux, Neymar est "déjà parti": les supporters du Paris SG, en "colÚre" ou "frustrés", se sont résignés au départ de leur superstar, en instance de transfert alors que la Ligue 1 a débuté dimanche pour leur équipe.

"Pas de coeur", "Qu'il dĂ©gage !", "Ça ne vaut pas un Pauleta", "Neymar hijo de puta (fils de pute en espagnol)", "Se faire taper par une pute n'arrive pas qu'en remontada, tu t'en souviens ?"... Les banderoles, les chants et les commentaires des ultras sont au mieux tranchants, au pire grossiers, mais le message est clair: pour la reprise du Championnat, autour du Parc des Princes, le N.10 parisien n'Ă©tait pas le bienvenu.

"Certes c'est une star, mais avec une mentalité pareille, autant ne pas garder un joueur comme ça", se lamente Benjamin, un membre du PSG Fan Club Normandie. "Quand on voit un joueur comme ça qui s'en fout de nous, qui ne vient pas nous voir à la fin du match, ça nous frustre, c'est irrespectueux, ça ne nous donne pas envie de l'aimer".

- "Casse-toi" -

Ce fan n'aura quoi qu'il arrive pas l'occasion de croiser Ney: le Brésilien a été mis de cÎté pour la 1re journée par le nouveau directeur sportif Leonardo, qui a concédé des "discussions plus avancées" sur son transfert. Barcelone et le Real Madrid sont les deux destinations les plus évoquées par la presse.

A observer la réaction des tribunes dimanche - "Bienvenue à la maison" pour Leo versus "Neymar casse-toi" à l'attention du joueur -, aucun doute que le public a choisi le camp du dirigeant, pas celui de son phénomÚne. Dans les faits, en ce soir de reprise dans l'Ouest parisien, Neymar n'est d'ailleurs pas absent que de la feuille de match. Difficile de croiser un maillot floqué à son nom aux abords du Parc, dur aussi de tomber sur une publicité à son effigie dans la boutique officielle: celle-ci a privilégié pour sa devanture Marco Verratti, Marquinhos et Mbappé, évidemment.

A l'intĂ©rieur, les vendeurs ne cachent pas que le flocage "Neymar 10" ne fait plus rĂȘver. "J'en ai fait cinq ou six aujourd'hui, contre au moins une soixantaine pour MbappĂ©", confie l'un d'eux.

- "Il n'a jamais été là" -

A la sortie du magasin, la scĂšne est Ă©difiante: le petit MathĂ©o, 7 ans, accompagnĂ© de son papa, enlĂšve son maillot "Neymar" de l'annĂ©e 2018-19 pour enfiler, non sans un petit pincement au coeur, sa tunique de la nouvelle saison fraĂźchement achetĂ©e. Au dos de celle-ci, on ne lit plus "Neymar", mais "MbappĂ©". "Je suis un peu triste, car il va peut-ĂȘtre partir. Il Ă©tait fort, il dribblait, il marquait, je l'aimais bien", se plaint le jeune garçon, dĂ©jĂ  nostalgique...

Chez les ultras, pas de place Ă  la nostalgie: "Ça fait deux mois qu'il est parti", lance Yoann, ultra au Collectif ultras Paris (CUP) et qui suit tous les matches Ă  domicile depuis 1996. Comme plusieurs de ses camarades du groupe, il a commandĂ© un nouveau maillot "N.10", mais a effacĂ© le nom de Neymar sur son dos. "Ce qui compte, c'est le logo, les couleurs, l'histoire. Pas les joueurs. Eux, ils s'en vont, nous on reste", assĂšne Ă  ses cĂŽtĂ©s Anna (le prĂ©nom a Ă©tĂ© modifiĂ©), "en colĂšre". "Au final, c'est un joueur qu'on paye cher et qu'on a du mal Ă  faire partir, alors qu'il s'est blessĂ© quand on a eu besoin de lui", poursuit la jeune femme. Celle-ci va mĂȘme jusqu'Ă  dresser un constat implacable: "Neymar, ce n'est pas qu'il est dĂ©jĂ  parti. C'est qu'il n'a jamais Ă©tĂ© lĂ ."

AFP

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