Ils sont champions du monde

Rugby - Les Bleuets sur le toit du monde

  • PubliĂ© le 17 juin 2018 Ă  23:17
  • ActualisĂ© le 18 juin 2018 Ă  05:35
Le Français Cameron Woki inscrit un essai contre l'Angleterre en finale du Mondial U20, le 17 juin 2018 à Béziers

L'équipe de France de rugby des moins de 20 ans, déjà vainqueur du Tournoi des six nations, a décroché son premier sacre mondial dans cette catégorie d'ùge en étouffant l'Angleterre (33-25) dimanche à Béziers.


L'Ă©quipe de Romain Ntamack, sorti blessĂ© Ă  la mi-temps, a signĂ© une performance majeure au terme d'une finale maĂźtrisĂ©e par la mĂȘlĂ©e et la dĂ©fense tricolores. Dans la lignĂ©e de la demi-finale, remportĂ©e 16-7 face aux tenants du titre et grands favoris nĂ©o-zĂ©landais. Les jeunes Français, portĂ©s par 17.700 supporters, s'offrent ainsi une belle revanche, eux qui avaient cĂ©dĂ© face Ă  ces mĂȘmes Anglais, le 9 mars, dĂ©jĂ  Ă  BĂ©ziers (22-6), lors du Tournoi. Ce qui ne les avait pas empĂȘchĂ©s de remporter au sprint la compĂ©tition.

Les Bleuets bouclent en fanfare une impressionnante série de cinq succÚs de poids face à l'Irlande (26-24), la Géorgie (24-12), l'Afrique du sud (46-29), la Nouvelle-Zélande (16-7) et donc l'Angleterre en finale. Un sans-faute dans cette compétition que savoure le rugby français, à l'image du président de la FFR, Bernard Laporte, présent au stade de la Méditerranée.

Un sacre qui redore aussi le blason de la formation française, critiquĂ©e pour son manque de rĂ©sultats avec le XV de France depuis plusieurs annĂ©es. "Pour ceux qui disent que la formation française n'est pas bonne en ce moment, ce n'est pas le cas", a commentĂ©, en larmes, le capitaine et demi de mĂȘlĂ©e Arthur Coville.

- La mĂȘlĂ©e emporte tout -

"No scrum, no win" (pas de mĂȘlĂ©e, pas de succĂšs), savent trop bien les Anglais: les Bleuets, qui alignaient bien leur duo de meneurs d'attaque Carbonel-Ntamack, incertains aprĂšs la demi-finale, ont d'abord construit leur succĂšs sur la mĂȘlĂ©e. Celle des tricolores a mis au calvaire son homologue, Ă  l'image des cinq pĂ©nalitĂ©s obtenues dans ce secteur. ImpĂ©rial au pied (23 points et 7 tirs rĂ©ussis sur 9 tentatives), l'ouvreur toulonnais Louis Carbonel s'est chargĂ© de concrĂ©tiser cette domination en points.
Une mĂȘlĂ©e est d'ailleurs Ă  l'origine de l'essai du Bordelais Cameron Woki (11-3, 26e). Chaque dĂ©fi fut un supplice pour les Anglais, confirmant, entre autres, l'Ă©norme potentiel du pilier droit briviste Demba Bamba.

- La défense tient bon -

La défense posa la seconde pierre de ce titre mondial. Solidaires, organisés, agressifs, les Bleuets ont refoulé leurs adversaires, malgré les ruades du deuxiÚme ligne Joel Kpoku, véritable clone de son aßné du XV de la Rose Maro Itoje.

MĂȘme si les Français cĂ©dĂšrent en fin de chaque pĂ©riode: en premiĂšre sur un essai de Jordan Olowofela (14-8 Ă  la pause), puis en fin de match sur un passage en force de Joseph Heyes (26-18, 73e) et une seconde rĂ©alisation sans consĂ©quence d'Olowefela en toute fin de partie.

Le triomphe fut complet quand le Lyonnais Adrien Seguret pointa sous les poteaux un lucide petit coup de pied rasant de Carbonel, encore et toujours lui (33-18, 76e).
"On est les champions", savourait BĂ©ziers. Le rugby français tient lĂ  une gĂ©nĂ©ration porteuse d'espoir pour la Coupe du monde 2023 qu'il organisera, pour laquelle Louis Carbonel ne cache pas ses ambitions: "Ce n'est que les moins de 20 ans mais dans quelques annĂ©es on espĂšre faire la mĂȘme chose."

AFP

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