Transport des malades: les taxis n'excluent pas de nouvelles actions d'ici mardi

  • PubliĂ© le 25 mai 2025 Ă  15:30
  • ActualisĂ© le 25 mai 2025 Ă  16:15
Des chauffeurs de taxis manifestent sur l'autoroute A1, prĂšs de Paris, le 21 mai 2025

Les chauffeurs de taxis ont décidé de prolonger leur mobilisation et n'excluent pas de nouvelles actions d'ici mardi, date du début du réexamen du projet de réforme de la tarification des transports de patients annoncé par le Premier ministre.

"Attendant des mesures concrÚtes, les taxis ont décidé le prolongement de leur mobilisation. Déterminée, la profession maintient les pÎles de mobilisation et poursuit l'organisation d'actions et d'opérations escargot", a déclaré l'intersyndicale dans un communiqué diffusé dans la nuit de samedi à dimanche.

A l'issue d'une rencontre avec les représentants des chauffeurs, François Bayrou a annoncé samedi soir le réexamen à partir de mardi de la convention qui prévoit une unification des tarifs pour le transport des malades, ainsi qu'un travail sur le respect des rÚgles par les plateformes de VTC, deux revendications majeures des taxis.

DÚs samedi soir, certains, notamment parmi les taxis indépendants, avaient annoncé leur intention de rester dans la rue jusqu'à lundi, notamment Boulevard Raspail à Paris, prÚs du ministÚre des Transports.

"Les fĂ©dĂ©rations ont reçu un vĂ©ritable accueil du Premier ministre. Il y a des choses qui vont ĂȘtre remises sur la table. Mais en attendant, les chauffeurs veulent maintenir la pression et se mĂ©fient. Ils attendent de voir le suivi des annonces", a dĂ©clarĂ© Ă  l'AFP Dominique Buisson, de la FĂ©dĂ©ration nationale du taxi (FNDT).

"Pour l'instant, il n'y a pas de blocage prévu ce dimanche à Roland-Garros ou ailleurs (gares, aéroports), mais cela peut changer. Ca se décide sur le terrain", a-t-il ajouté.

Les chauffeurs de taxis sont mobilisés depuis une semaine contre une convention qui va modifier leur rémunération pour le transport de malades. Le nouveau systÚme entend reposer sur une prise en charge de 13 euros par l'Assurance maladie, puis un tarif kilométrique. Il est conçu pour dissuader les retours à vide ou les temps d'attente trop longs.

Cette tarification doit entrer en vigueur le 1er octobre. L'objectif est de limiter la croissance des dépenses de transport sanitaire qui ont atteint 6,74 milliards d'euros en 2024, dont 3,07 milliards pour les taxis conventionnés (un bond de 45% depuis 2019).

Le réexamen prévu dans les prochaines semaines devra toutefois se faire "sans changer la date d'application" du texte et la cible en matiÚre d'économies, a précisé François Bayrou.

AFP

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1 Commentaires
Colette
Colette
8 mois

Le transport des malades c'est des milliards et des milliards payés par la sécu. C'est open bar tous les jours pour ce taxis de la honte qui transportent plusieurs patients qui doivent attendre que le dernier ait terminé ses soins ou ses examens pour pouvoir rentrer chez lui. Enfin l'Etat réagit.