Donald Trump organise samedi une gigantesque soirée de levée de fonds en Floride, nouvel épisode crucial de la guerre aux gros dons qui oppose le républicain et Joe Biden dans la course à la Maison Blanche.
Dans la vie Ă©lectorale amĂ©ricaine, l'argent, loin d'ĂȘtre un tabou, est un motif de fiertĂ© pour le camp qui en amasse le plus. C'est aussi une manne indispensable: 2024 s'annonce comme le cycle Ă©lectoral le plus coĂ»teux de l'histoire du pays.
Les deux candidats sont engagés depuis des mois dans cette guerre aux millions, partageant réguliÚrement des communiqués laudatifs sur l'état de leurs finances.
Ce concours de muscles s'est accéléré avec la tenue fin mars d'une grande réception à New York, lors de laquelle le président démocrate Joe Biden a levé 25 millions de dollars, "un record" selon son équipe de campagne.
Samedi, son tempétueux rival espÚre lever presque deux fois plus -- entre 43 et 50 millions de dollars, d'aprÚs les médias américains.
L'ancien président républicain participera à une soirée de collecte de fonds organisée par le milliardaire John Paulson, un des rares financiers à avoir tiré parti de la crise financiÚre de 2008-2009 grùce à ses paris sur la débùcle du marché immobilier.
L'événement se tient à Palm Beach, non loin de la luxueuse résidence de Donald Trump, Mar-a-Lago.
- 814.600 dollars -
Parmi les invités figurent l'homme d'affaires Robert Bigelow, qui a fait fortune dans l'hÎtellerie avant de diriger une société de recherche aérospatiale, et John Catsimatidis, propriétaire d'une grande chaßne d'épiceries.
Les deux hommes sont connus pour ĂȘtre de grands donateurs du Parti rĂ©publicain.
Quelques anciens rivaux de Donald Trump aux primaires républicaines seront aussi présents: Tim Scott, Vivek Ramaswamy, Doug Burgum... Ces hommes ont depuis complÚtement épousé la candidature du septuagénaire et espÚrent se faire une place dans une hypothétique administration Trump 2.0.
D'aprÚs le Washington Post, le siÚge à la table de Donald Trump sera facturé... 814.600 dollars.
Ces sommes folles servent Ă financer les dĂ©placements des candidats, Ă rĂ©munĂ©rer leurs Ă©quipes, Ă commander des sondages ou, et peut-ĂȘtre surtout, Ă payer des publicitĂ©s tĂ©lĂ©visĂ©es.
Joe Biden, qui aime s'ériger en héros de la classe moyenne, s'est empressé de critiquer l'événement organisé par son adversaire républicain dans une publication sur les réseaux sociaux samedi.
"Donald Trump organise une levée de fonds auprÚs d'un groupe de milliardaires du monde de la finance, qui veulent sabrer dans la sécurité sociale et l'assurance-maladie tout en s'offrant des réductions d'impÎts", a-t-il accusé.
Le démocrate dispose pour l'heure de caisses de campagne mieux garnies que Donald Trump, inculpé quatre fois au pénal, qui dépense en frais d'avocats une partie de l'argent récolté auprÚs de ses partisans.
Son Ă©quipe savoure cet avantage financier, Ă©trillant mĂȘme "Don le fauchĂ©" dans un rĂ©cent e-mail Ă propos du milliardaire, lui-mĂȘme grand adepte de surnoms cruels.
AFP


