Discours devant le Parlement

Ukraine: Zelensky demande aux entreprises françaises de quitter la Russie

  • PubliĂ© le 23 mars 2022 Ă  19:26
  • ActualisĂ© le 23 mars 2022 Ă  19:59
Députés et sénateurs français applaudissent lors d'une visioconférence avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à l'Assemblée nationale à Paris, le 23 mars 2022

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a exhorté mercredi devant le Parlement français les entreprises françaises implantées en Russie à cesser de soutenir "la machine de guerre" russe et à quitter ce pays, citant Renault, Auchan et Leroy Merlin.

"Les entreprises françaises doivent quitter le marchĂ© russe. Renault, Auchan, Leroy Merlin et autres, ils doivent cesser d’ĂȘtre les sponsors de la machine de guerre de la Russie" en Ukraine, a-t-il dĂ©clarĂ© dans une allocution retransmise en visioconfĂ©rence devant les dĂ©putĂ©s et sĂ©nateurs français. "Ils doivent arrĂȘter de financer le meurtre d’enfants et de femmes, le viol", a-t-il martelĂ©. "Tout le monde va se rappeler que les valeurs valent plus que les bĂ©nĂ©fices", a-t-il averti.

L'enseigne de bricolage Leroy Merlin, trÚs implantée en Russie, son deuxiÚme marché derriÚre la France, revendique 36.000 salariés dans ce pays, qui opÚrent dans 107 hypermarchés et 62 villes.

Des salariés de la branche ukrainienne de Leroy Merlin ont demandé lundi à l'enseigne de cesser ses activités en Russie aprÚs le bombardement d'un magasin du groupe à Kiev.

La chaĂźne de magasins Auchan est Ă©galement emblĂ©matique de la grande distribution en Russie, oĂč elle exploite 231 magasins pour un chiffre d'affaires de 3,2 milliards d'euros, soit plus de 10% de son activitĂ© globale.

D'autres enseignes internationales emblématiques comme le suédois Ikea et la chaßne de restauration rapide McDonald's ont en revanche suspendu leurs opérations en Russie en réaction à l'invasion de l'Ukraine.

La Russie est aussi le deuxiÚme marché du groupe automobile Renault dans le monde derriÚre l'Europe. Le fabricant français est présent via le groupe AvtoVAZ, qui a stoppé une partie de sa production à la mi-mars en raison d'une pénurie de composants liée aux sanctions occidentales infligées à la Russie.
Renault est d'autant plus exposé qu'il est associé en Russie avec le conglomérat public russe Rostec, dirigé par Sergueï Tchémézov, un allié de Vladimir Poutine.

Le groupe français TotalEnergies, également critiqué pour son maintien en Russie, a quelque peu pris ses distances mardi avec ce pays stratégique en annonçant renoncer à tout achat de pétrole ou produits pétroliers russes, au plus tard à la fin de l'année.

Par Andrew MARSZAL - © 2022 AFP

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