En surclassant Caen 4-0 alors que Metz a perdu Ă Pau 2-1, samedi, lors de la 32e journĂ©e de Ligue 2, Lorient a rĂ©ussi son pari d'une remontĂ©e immĂ©diate en Ligue 1, un an aprĂšs lâavoir quittĂ©e.
"On sait qu'il ne suffit pas de dĂ©clarer que lâon va remonter pour le faire mĂȘme si je note que, cette annĂ©e, deux des clubs qui sont descendus sont remontĂ©s immĂ©diatement (Angers, Auxerre). On va sâen inspirer", avait promis le prĂ©sident LoĂŻc FĂ©ry, au soir d'une relĂ©gation directe en L2 Ă©minemment frustrante, le 19 mai 2024.
Lorient, qui n'avait pris qu'un point en neuf journées avant ce soir-là , avait battu Clermont 5-0 au Moustoir mais, malgré sa défaite à domicile (0-2) face au Paris SG, c'était Metz qui avait fini barragiste, à la différence de buts particuliÚre.
MalgrĂ© cela, LoĂŻc FĂ©ry avait clairement fixĂ© le cap pour 2024/2025: remonter pour fĂȘter le centenaire du FCL - en avril 2026 - en Ligue 1.
Et avec 68 points alors que le Grenats n'en comptent que 61 à deux journées de la fin, le contrat est rempli.
Pour y parvenir, la direction a d'abord remis de lâordre dans lâorganigramme sportif avec le dĂ©part de lâentraĂźneur RĂ©gis Le Bris, Ă Sunderland (D2 Anglaise), et le retour au poste de directeur gĂ©nĂ©ral dâArnaud Tanguy un an aprĂšs lâavoir quittĂ©.
- "Un travail psychologique important" -
Laurent Koscielny, ancien de la maison et ex-joueur dâArsenal, a pris la direction sportive dans une organisation plus classique qui a rapidement fait table rase de la saison noire.
Le plus gros budget de Ligue 2 (50 M EUR) a également donné les clés du sportif à Olivier Pantaloni.
Le Corse de 58 ans qui avait rĂ©ussi l'exploit de mener Ă deux reprises lâAC Ajaccio dans l'Ă©lite (2010-2011 et 2021-2022), a cette fois endossĂ© le statut de "favori" Ă la remontĂ©e, dotĂ© d'un effectif plĂ©thorique, aux antipodes de ses saisons sur l'Ăle de beautĂ©.
Seuls Tiémoué Bakayoko et Benjamin Mendy sont partis, Julien Ponceau, Laurent Abergel, Montassar Talbi ou encore Yvon Mvogo sont restés et, malgré la pression, les qualités humaines du coach ont fait merveille.
"Il a fallu effectuer un travail psychologique important", avait-il admis, jeudi.
L'été dernier, "beaucoup de joueurs souhaitaient quitter le club. Il a fallu réussir à les garder et à les inscrire dans le projet. Cela a pris du temps", a-t-il admis.
AprÚs une entame un peu chaotique, les Merlus n'ont plus quitté le podium aprÚs la 9e journée, et occupent la plus haute marche depuis la 16e.
- "Des plans Ă un an" -
Cette montée était quasiment vitale pour le FCL qui avait choisi de conserver un fonctionnement identique à celui de la Ligue 1 mais le plus dur commence dans une économie du football toujours plus fragile.
"Faire des plans Ă trois ans dans le football, on le voit encore avec l'histoire des droits TV actuellement: c'est presque faire de la science-fiction. Des plans Ă un an, câest rĂ©aliste. Donc on gĂ©rera les problĂšmes quand ils arriveront", avait confiĂ©, durant lâhiver, Arnaud Tanguy.
L'hiver dernier, les Bretons avaient ainsi cĂ©dĂ© leur pĂ©pite Eli Junior Kroupi (18 ans) au club anglais de Bournemouth -- dont le propriĂ©taire Bill Foley dĂ©tient 40% du capital du FCL -- pour prĂšs de 20 M EUR afin de renflouer les caisses, tout en le conservant en prĂȘt.
Dâautres joueurs Ă bonne valeur marchande et trĂšs en vue cette saison pourraient partir, comme Darlin Yongwa ou Mohamed Bamba, alors que Ponceau, Mvogo et Julien Laporte sont en fin de contrat.
Mais pour perdurer dans une Ligue 1 Ă dix-huit clubs, Lorient devra surtout ĂȘtre plus judicieux dans son recrutement que lors des derniers mercatos dans l'Ă©lite.
Pour lâheure, il lui reste un dĂ©placement hautement symbolique Ă Ajaccio et la rĂ©ception du mal classĂ© Martigues pour espĂ©rer fĂȘter le titre de champion de France de Ligue 2 devant son public, le samedi 10 mai.
AFP
