PrélÚvement à la source

Un "arrĂȘt" n'est pas exclu, admet Darmanin

  • PubliĂ© le 1 septembre 2018 Ă  18:43
  • ActualisĂ© le 1 septembre 2018 Ă  18:49
Gérald Darmanin, le 31 août 2018 à l'Elysee

GĂ©rald Darmanin, ministre des Comptes publics, a admis samedi que "l'arrĂȘt" du prĂ©lĂšvement Ă  la source n'Ă©tait pas exclu, Ă©voquant des considĂ©rations sur les potentiels effets "psychologiques" de la rĂ©forme censĂ©e entrer en vigueur dĂ©but 2019.

"Nous choisirons ensemble politiquement l'avancĂ©e ou l'arrĂȘt, puisque le prĂ©sident de la RĂ©publique l'a Ă©voquĂ©, de la rĂ©forme", a dĂ©clarĂ© sur France Inter le ministre, qui rencontrera mardi le prĂ©sident de la RĂ©publique, Emmanuel Macron, et le Premier ministre, Edouard Philippe.

"Il m'appartient mardi d'apporter des réponses claires", a poursuivi M. Darmanin. "C'est plutÎt le calendrier du mois de septembre qui a été choisi par le président pour définitivement décider."
M. Macron a laissé transparaßtre cette semaine son hésitation face à ce bouleversement fiscal, déclarant avoir "besoin d'une série de réponses trÚs précises" avant sa mise en place, alors que M. Darmanin insistait réguliÚrement sur le fait que la réforme irait à son terme.
Si elle est mise en oeuvre, elle conduira à ce que l'impÎt soit collecté directement sur les salaires ou les pensions, et non plus acquitté un an aprÚs comme c'est le cas actuellement. Sa mise en oeuvre a suscité la préoccupation de chefs d'entreprise et de syndicats, qui s'inquiÚtent de possibles failles ou angles morts.
Samedi, M. Darmanin a exclu toute crainte d'ordre technique, mais a reconnu que les débats au sein de l'exécutif portaient sur les conséquences psychologiques de la réforme.
"Est ce que techniquement on est prĂȘt ? Oui on est prĂȘt. Est ce que psychologiquement les Français sont prĂȘts ? C'est une question Ă  laquelle collectivement nous devons rĂ©pondre", a-t-il expliquĂ©.
Ces considérations portent notamment sur le fait qu'à partir de janvier, si le calendrier prévu est confirmé, les particuliers verront arriver sur leur compte en banque un salaire ou une pension réduits par rapport à leur montant actuel, s'ils sont soumis à l'impÎt sur le revenu.
Pour autant, M. Darmanin a réitéré sa confiance personnelle dans la réforme et son scepticisme quant à un effet dévastateur sur la psychologie des ménages.
"Je suis totalement opposé à cette affirmation", a-t-il dit, soulignant que beaucoup de ménages avaient déjà opté pour la mensualisation du versement de leur impÎt.
A ce titre, il a remarqué que le prélÚvement à la source serait étalé sur les douze mois, et non les dix du systÚme actuel de mensualisation. En conséquence, la somme retenue chaque mois sera moins élevée.

© 2018 AFP

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