AprÚs avoir lutté plus d'un mois contre la maladie

Un jeune lutteur de sumo meurt du coronavirus au Japon

  • PubliĂ© le 13 mai 2020 Ă  13:03
  • ActualisĂ© le 13 mai 2020 Ă  13:20
Des lutteurs de sumo lors d'un entrainement à Tokyo, le 28 août 2019

Un lutteur de sumo de 28 ans est mort au Japon mercredi aprÚs avoir contracté le nouveau coronavirus, premiÚre victime de la maladie Covid-19 au sein de ce sport traditionnel japonais, a annoncé l'Association nationale du sumo.

Shobushi, un lutteur de rang infĂ©rieur appartenant Ă  l'Ă©curie Takadagawa Ă  Tokyo, a succombĂ© mercredi matin aprĂšs avoir luttĂ© plus d'un mois contre la maladie. Il avait commencĂ© Ă  avoir de la fiĂšvre les 4-5 avril mais n'Ă©tait pas parvenu Ă  contacter les services de santĂ© locaux, la ligne restant constamment occupĂ©e, a expliquĂ© l'Association de sumo dans un communiquĂ©. Il a Ă©tĂ© refusĂ© par plusieurs hĂŽpitaux avant d'ĂȘtre finalement admis dans un Ă©tablissement de la capitale le 8 avril alors qu'il commençait Ă  cracher du sang, a ajoutĂ© l'Association.

Un premier test s'est rĂ©vĂ©lĂ© nĂ©gatif mais il a Ă©tĂ© testĂ© positif au nouveau coronavirus le 10 avril aprĂšs avoir Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© dans un autre hĂŽpital qui l'a placĂ© en soins intensifs le 19 avril. "Nous ne trouvons pas de mots lorsque nous pensons aux coeurs brisĂ©s des membres de sa famille", a dĂ©clarĂ© le chef de l'Association japonaise de sumo, qui se fait appeler Hakkaku. "Il a dĂ» ĂȘtre si douloureux de lutter contre la maladie pendant plus d'un mois mais, en lutteur de sumo, il a persĂ©vĂ©rĂ© et endurĂ© en se battant jusqu'Ă  la fin", a ajoutĂ© Hakkaku. "Nous lui souhaitons maintenant d'ĂȘtre en paix", a-t-il ajoutĂ© en remerciant le personnel soignant.

Quelques cas de la maladie Covid-19 se sont rĂ©vĂ©lĂ©s parmi les grades infĂ©rieurs et chez un maĂźtre d'Ă©curie du monde trĂšs fermĂ© de ce sport oĂč les lutteurs dĂ©passent allĂšgrement les 100 kilos. Le surpoids fait partie des facteurs de risque de la maladie.

L'association avait annoncé début mai l'annulation du prochain tournoi et son projet d'organiser le suivant à huis clos en raison de l'épidémie. Le prochain "basho" du trÚs ancien sport japonais, déjà reporté de deux semaines en raison de la pandémie, devait commencer le 24 mai. Il y a en temps normal six tournois par an.

En mars, le basho d'Osaka avait eu lieu sans spectateurs, mais avait été diffusé en direct à la télévision. Les lutteurs devaient prendre leur température deux fois par jour et ont dû faire une entorse à plusieurs rituels pour limiter la propagation du virus. Les lutteurs vivent en communauté hiérarchisée au sein d'écuries ou confréries, "heya" en japonais, et les non-titulaires dorment dans des chambres communes sur des tatamis.

Le Japon, peuplé d'environ 126 millions d'habitants et qui a enregistré son premier cas mi-janvier, fait état depuis le début de l'épidémie d'environ 16.000 cas, avec 668 décÚs confirmés, bien moins que les chiffres publiés par nombre d'autres pays.

AFP

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1 Commentaires
7AC
7AC
6 ans

Morbidité supérieure la cause de l'obésité de ces lutteurs.