Nicaragua

Un mort dans l'attaque de forces pro-gouvernementales contre une église

  • PubliĂ© le 14 juillet 2018 Ă  17:39
  • ActualisĂ© le 14 juillet 2018 Ă  17:44
Un policier nicaraguayen Ă  Masaya prĂšs de Managua, le 13 juillet 2018

Un jeune a Ă©tĂ© tuĂ© au Nicaragua d'une balle dans la tĂȘte durant une attaque menĂ©e par les forces pro-gouvernementales contre une Ă©glise de Managua oĂč des dizaines d'Ă©tudiants sont retranchĂ©s depuis vendredi soir, a annoncĂ© samedi l?Église catholique.


"Les prĂȘtres (de la paroisse) de la Divine MisĂ©ricorde annoncent que les attaques des policiers et des paramilitaires se poursuivent avec force, un jeune a Ă©tĂ© atteint d'une balle dans la tĂȘte et vient de mourir", a tweetĂ© la ConfĂ©rence Ă©piscopale du Nicaragua (CEN).
Le cardinal Leopoldo Brenes, prĂ©sident de la CEN, "demande au gouvernement qui est le seul responsable de ces Ă©vĂ©nements, d'arrĂȘter le massacre contre les personnes retranchĂ©es dans cette paroisse", selon la mĂȘme source.

Le nonce apostolique Stanislaw Waldemar Sommertag et le cardinal Brenes, qui jouent le rĂŽle de mĂ©diateurs entre le gouvernement et l'opposition, Ă©taient attendus samedi, avec une mission de l?Église catholique, Ă  l'Ă©glise de la Divine MisĂ©ricorde pour tenter d'en faire sortir les Ă©tudiants.

Les forces pro-gouvernementales assiĂšgent depuis vendredi soir l'Ă©glise de la Divine MisĂ©ricorde, situĂ©e dans le sud-ouest de la capitale, prĂšs de l'UniversitĂ© nationale autonome (UNAN) oĂč se sont rĂ©fugiĂ©s quelque 200 Ă©tudiants participant aux manifestations contre le prĂ©sident Daniel Ortega. Ils s'y sont rĂ©fugiĂ©s pour fuir une attaque contre l'UNAN oĂč ils Ă©taient auparavant retranchĂ©s.
Les Ă©tudiants sont le fer de lance d'une contestation massive depuis le 18 avril contre le prĂ©sident Ortega, 72 ans, Ă  la tĂȘte de ce pays, le plus pauvre de l'AmĂ©rique centrale, depuis 2007, aprĂšs l'avoir dĂ©jĂ  Ă©tĂ© de 1979 Ă  1990.

Il est accusé d'avoir durement réprimé les manifestations et mis en place avec son épouse une "dictature" marquée par la corruption et le népotisme. Ses adversaires demandent des élections anticipées ou son départ.Plus de 270 personnes ont été tuées et 2.000 blessées depuis le début de la contestation, selon des ONG.

AFP

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