Une enquête a été ouverte contre un ancien professeur de sport de Haute-Saône déjà condamné en 2025 pour détention d'images pédopornographiques, après qu'il a été piégé sur Internet par un vidéaste traquant les pédocriminels, a indiqué mercredi le parquet de Vesoul (Photo d'illustration : www.imazpress.com)
Placé en garde à vue mardi à la mi-journée après s'être rendu de lui-même à la police, ce retraité de 66 ans est sous le coup d'une enquête pour, notamment, "propositions sexuelles faites à un mineur (de moins) de quinze ans" et "sollicitation d'un mineur (...) pour la diffusion ou la transmission de son image à caractère pornographique", a précisé dans un communiqué le procureur, Arnaud Grécourt.
Le suspect est apparu lundi dans une vidéo diffusée en direct sur plusieurs réseaux sociaux par Finnyzyy, un streamer s'étant fait la spécialité de piéger les "prédateurs" sur Internet. Déguisant sa voix et son apparence pour se faire passer pour une adolescente de 14 ans, le vidéaste y discute sur Snapchat avec le sexagénaire.
Le retraité, dont le visage, bien que flouté, est identifiable à plusieurs moments de la vidéo, fait des avances répétées à la fausse adolescente, en lui faisant miroiter une invitation à aller voir un match du PSG.
Dans un échange en deux temps qui dure près de 30 minutes, il réclame de la voir, puis, quand son image s'affiche, dit : "c'est beau de voir une jolie jeune fille". Au fil de la discussion, il lui réclame des "nudes" (photos dénudées), lui suggère de "s'embrasser" ou propose de lui montrer son sexe.
À cette dernière avance, il s'entend répondre "J'ai 14 ans !". "Et alors ?", rétorque-t-il du tac au tac. Regardez.
Déjà poursuivi pour agressions sexuelles et corruption de mineur, l'ancien professeur avait été relaxé pour ces faits en janvier 2025 par le tribunal de Vesoul mais condamné à 18 mois de prison avec sursis pour détention et diffusion d'images pédopornographiques.
Cette affaire suscite l'"effroi", a commenté sur les réseaux sociaux le comité national olympique et sportif français (CNOSF). L'Union nationale du sport scolaire (UNSS), dont le suspect fut le responsable local en Haute-Saône, a elle précisé qu'il n'exerçait plus aucune fonction en son sein depuis 2020, lorsqu'ont émergé les premiers signalements à son encontre.
Selon le procureur, le matériel informatique du retraité a été saisi, et la police cherche à "vérifier les circonstances dans lesquelles cette vidéo a été réalisée".
AFP
