Politique

"Un pont s'effondre, c'est l'Europe" : Macron raille les "dĂ©magogues nationalistes"

  • PubliĂ© le 30 aoĂ»t 2018 Ă  19:38
  • ActualisĂ© le 30 aoĂ»t 2018 Ă  19:53
Le président français Emmanuel Macron lors de sa visite officielle à Helsinki, en Finlande, le 30 août 2018

"Un pont s'effondre, c'est l'Europe !" : Emmanuel Macron a raillĂ© jeudi les "mensonges d'Etat" des "dĂ©magogues nationalistes", qu'il considĂšre plus que jamais comme ses principaux adversaires pour les prochaines Ă©lections europĂ©ennes. La veille dĂ©jĂ , il avait endossĂ© le rĂŽle d'"opposant principal" aux "nationalistes", que lui a dĂ©cernĂ© le Premier ministre hongrois Viktor Orban, alliĂ© du ministre italien de l'IntĂ©rieur Matteo Salvini. "Au terme de trois jours en Europe du nord", a-t-il plaidĂ© jeudi lors d'une confĂ©rence de presse, "pour moi le choix est simple. Soit il y a ceux qui ont la volontĂ© de prendre l'Europe en otage et de dire (que) tous les problĂšmes viennent de l'Europe. Un pont s'effondre, c'est l'Europe ! La dĂ©mographie galopante en Afrique, c'est l'Europe !". Une allusion aux critiques de Matteo Salvini, qui avait accusĂ© la politique d'austĂ©ritĂ© europĂ©enne d'ĂȘtre responsable de l'effondrement du pont de GĂȘnes, qui a fait 43 morts le 14 aoĂ»t.

"Ce ne sont pas ce qu'on appelle les populistes, ce sont les démagogues nationalistes", a-t-il poursuivi.
"Ceux-là oublient ce que l'Europe nous a apporté depuis 70 ans et veulent une chose : la division, le repli nationaliste, derriÚre chaque petite chose qui nous sépare. Et le mensonge d'Etat" renvoyant leurs responsabilités "vers un étrange décideur qui ferait à notre place".

"Et puis il y a ce cheminement exigeant, ce commerce des accords et des désaccords", a-t-il continué, rappelant avoir "combattu et défait" ces idées lors de son élection contre Marine Le Pen. "Ceux qui disent 'Mettons dehors tous les étrangers, fermons toutes les portes' mentent : ils n'y arriveront pas car l'Europe n'est pas une ßle", a-t-il ajouté.

Avertissant que "la pression migratoire va durer", il a plaidé pour que l'UE, qui organise sur ce sujet un sommet le 20 septembre à Salzbourg, "entende les peurs et y apporte un réponse précise pour les calmer".

AprÚs des entretiens avec le président finlandais Sauli Niinistö et le Premier ministre Juha SipilÀ, Emmanuel Macron a souligné les convergences de vue entre la France et la Finlande, qui dans quelques mois prendra la présidence tournante de l'UE.
Les deux pays ont notamment publié une déclaration commune sur la défense européenne, appelant à "doter les Européens d"une capacité autonome d'intervention militaire".

M. Macron avait prÎné le matin une révision des traités afin d'instaurer une "solidarité quasi automatique d'intervention" en cas d'attaque d'Etat de l'UE, sur le modÚle de la protection mutuelle prévue par l'Otan.
Son objectif est que l'Europe dispose d'une autonomie stratégique et puisse assurer sa propre défense en se passant des Etats-Unis, avait-il déclaré la semaine derniÚre, prenant acte du désengagement américain.

© 2018 AFP

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2 Commentaires
Julius
Julius
7 ans

On peut les mettre dehors, la Hongrie y arrive bien.

Pat
Pat
7 ans

Tiens, "intervention militaire"....l'europe c'est plus la paix? Mince alors!