Festival de Cannes

Une pluie de stars Ă  Cannes avec Wes Anderson

  • PubliĂ© le 12 juillet 2021 Ă  11:08
  • ActualisĂ© le 12 juillet 2021 Ă  11:28
Le jury du 74e festival de Cannes lors de la cérémonie d'ouverture le 6 juilet 2021

De Tilda Swinton à Bill Murray en passant par Timothée Chalamet. .. Une pluie de stars s'abat lundi sur la Croisette pour "The French Dispatch", signé Wes Anderson. Un spectacle dont le Russe Kirill Serebrennikov, lui aussi en compétition, est privé, interdit de quitter son pays.

Le film du rĂ©alisateur amĂ©ricain de 52 ans, tournĂ© Ă  AngoulĂȘme, dans le sud-ouest de la France, est l'un des plus attendus de la course Ă  la Palme d'Or. De nombreuses stars du gĂ©nĂ©rique devraient avoir fait le voyage malgrĂ© la pandĂ©mie, et monter les marches sous l’Ɠil des photographes et des badauds. Lesquelles ? Suspens, la production voulant "crĂ©er l'Ă©vĂšnement" sur le tapis rouge.

Car le casting XXL rĂ©unit Frances McDormand et Benicio del Toro ou, cĂŽtĂ© français, Mathieu Amalric et LĂ©a Seydoux. La prĂ©sence de cette derniĂšre a de fortes chances d'ĂȘtre compromise : la star de 36 ans a Ă©tĂ© testĂ©e positive il y a plusieurs jours au coronavirus et n'est plus certaine de pouvoir venir Ă  Cannes pour ce film, ni aucun des trois autres dans lesquels elle joue cette annĂ©e.

Quoi qu'il en soit, le film devrait rĂ©galer les admirateurs du travail de Wes Anderson, cinĂ©aste Ă  l'univers sans pareil, rĂ©putĂ© pour son obsession pour le dĂ©tail et la symĂ©trie et dont les Ɠuvres comme "A bord du Darjeeling Limited", "La Vie aquatique" ou "l'Ile au chiens" propagent une douce et tendre mĂ©lancolie.
"The French Dispatch" met en scĂšne un recueil d’histoires tirĂ©es du dernier numĂ©ro d’un magazine amĂ©ricain, publiĂ© dans une ville française fictive du 20e siĂšcle, selon son synopsis.

- "Un film trĂšs russe" -

Programmée pour 19H00 (heure de Paris), cette montée des marches en forme de feu d'artifice ne fera pas oublier le triste symbole de l'aprÚs-midi : l'absence de cinéaste russe Kirill Serebrennikov, interdit de quitter la Russie à cause d'une condamnation pénale mais dont le dernier film, "La fiÚvre de Petrov", en lice pour la Palme d'Or.

Une fois de plus, comme en 2017 lors de la présentation de "Leto" sur l'idole du rock soviétique Viktor Tsoï, le fauteuil du créateur russe, considéré comme l'un des plus audacieux de sa génération mais puni pour son effronterie, restera vide.

"J'espÚre que quand le monde entier sera à nouveau en capacité de voyager (aprÚs la pandémie, NDLR), je pourrais rejoindre le reste du monde", a-t-il déclaré dans une interview dimanche au magazine professionnel Variety. "J'ai eu ma propre histoire de confinement. Maintenant c'est une mode mondiale... Je suis une sorte de pionnier", ironise le quinquagénaire.

Le film lui-mĂȘme entre en rĂ©sonance avec le monde post-PandĂ©mie : il se dĂ©roule dans une ville en proie Ă  une Ă©pidĂ©mie de grippe, et retrace une "longue dĂ©ambulation alcoolisĂ©e, Ă  la lisiĂšre entre le rĂȘve et la rĂ©alitĂ©" entre deux amis. "C'est un film trĂšs russe, et trĂšs personnel sur nos peurs", a-t-il prĂ©cisĂ© Ă  Variety.

Alors assigné à résidence sous surveillance policiÚre, Serebrennikov avait dû coordonner depuis son appartement le montage de "Leto". Pour "La fiÚvre de Petrov", le cinéaste devait passer ses journées dans un tribunal moscovite pour son procÚs qu'il qualifie de "kafkaïen", et tournait la nuit.

AFP

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