En raison de l’absence de vote du budget 2026 de l’État pour l'heure, la ville du Tampon souligne que le dispositif des contrats PEC pour cette année est pour le moment à l’arrêt. "Ceci a pour conséquence une réduction significative des effectifs mobilisés sur le territoire communal. À ce jour, le nombre de contrats PEC est ainsi passé de 1.118 en 2024 à 560 en 2025 et 0 pour le début de cette année 2026", note la mairie. (Photo photo Sly/www.imazpress.com)
"Ceci affecte directement : le fonctionnement des écoles, l’entretien des routes et de la voirie, l’entretien des espaces verts, le nettoyage des rues et des espaces publics, l’entretien des cimetières, et certaines missions liées à la sécurité et à la tranquillité publique", regrette la mairie.
"Conscient de l’importance de ces agents pour la continuité du service public", le maire du Tampon "reste pleinement mobilisé, aux côtés des services municipaux et en lien avec les services de l’État, afin de limiter les impacts pour la population et d’assurer, autant que possible, le maintien des services".
Dès que les autorisations nécessaires seront délivrées par l’État, la ville du Tampon "agira immédiatement pour permettre le renouvellement et le rétablissement des effectifs concernés".
Ce n'est pas l'unique commune a alerté sur le sujet. À quelques jours de la rentrée scolaire, les maires des villes de l’Étang-Salé et du Port ont eux aussi déploré une situation qui met à mal l’organisation dans les écoles. Pas de budget voté à l’Assemblée nationale, cela signifie qu’il leur est impossible de faire de nouvelles embauches en contrat PEC, parcours emploi compétences, car ils n’en connaissent pas encore les financements.
- Dans l'attente de la loi de finances 2026, pas de nouvelle embauche -
La préfecture de La Réunion a confirmé à Imaz Press Réunion qu'il n'y a pas de nouvelle embauche possible depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, faute de budget voté à l'Assemblée nationale. France Travail peut cependant examiner une demande de renouvellement de contrat.
Dans un communiqué, la préfecture détaille les règles que les mairies ainsi que France Travail doivent respecter :
"Pour pallier l'absence d'adoption d'une loi de finances pour 2026 avant le 31 décembre 2025, une loi de finances spéciale a été présentée par le Premier ministre et adoptée à l'unanimité par le Parlement. Elle a pour objectif d'organiser une situation provisoire jusqu'à l'adoption de la loi de finances. Elle a été complétée par un décret ouvrant les services votés (DSV) publié le 30 décembre 2025, permettant la reconduction provisoire des crédits 2025 dans la limite de ce que prévoyait la loi de finances initiale pour 2025."
"Ce cadre juridique transitoire est strictement encadré et ne permet pas d'engager de nouvelles dépenses. Dans ce contexte, il a été précisé aux autorités compétentes et au prescripteur France Travail qu’aucun nouveau contrat aidé financé ou cofinancé par l’État débutant en 2026 ne pouvait être prescrit à compter du 1ᵉʳ janvier 2026. Tant que la loi spéciale relative aux services votés est de rigueur (donc jusqu'à que soit adoptée une loi de finances pour 2026), la suspension de prescription de nouveaux contrats est maintenue."
"Les prolongations de contrats existants peuvent à nouveau être sollicitées, mais sont examinées par France Travail, sous réserve de l'évaluation du parcours d'accompagnement et de formation du bénéficiaire, conformément aux instructions de la Délégation générale à l'emploi et à la formation professionnelle."
Ces contrats PEC sont des engagements de quelques mois, qui permettent à des Réunionnais éloignés de l’emploi de retrouver une activité, avant de les replonger dans la précarité.
A noter que Sébastien Lecornu activera l'article 49.3 ce mardi sur le volet "recettes" du projet de loi de finances, puis, sauf censure, une deuxième fois quelques jours plus tard sur les "dépenses". Le texte irait ensuite rapidement au Sénat, puis reviendrait à l'Assemblée pour un troisième et dernier 49.3.
Selon le calendrier retenu, un budget définitif pourrait alors être promulgué autour de la mi-février...
