"Nouveau record d'abstention" : cette annonce revient à chaque élection, et devient un triste marronnier dans le paysage médiatique. A La Réunion, plus de 71% des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes, soit prÚs d'une personne sur quatre. Les duels choisis pour s'affronter lors du second tour sont donc loin de représenter l'ensemble de la population. Un score qui confirme le désamour des habitants pour la politique, et dont les élus semblent bien peu se préoccuper. (Photo rb/www.ipreunion.com)
Choc ce dimanche soir à l'annonce du fort taux d'abstention à l'issue du premier tour des législatives. En France le record est battu et culmine à 52,3%. A La Réunion il est de⊠71,51%. Plus de sept personnes sur dix n'ont pas voté.
En 2017 déjà , nous parlions, surpris, d'une abstention "record" sur l'ßle avec 65,31% électeurs ne s'étant pas rendus aux urnes. Ce taux est maintenant dépassé de trÚs loin.
Pendant combien d'années encore parlerons-nous de nouveaux records ? Quand seul un électeur sur dix ira voter, comment réagirons-nous ?
- De la responsabilité des politiques -
Sur les plateaux télé c'est donc le regard dur, l'expression grave et sur un ton solennel que les candidats ou soutiens de candidats ont toutes et tous tenu à dire leur désolation en constatant ce score. Pour les anti-Macron, c'est une réaction de colÚre, à l'encontre du gouvernement. TrÚs vite, certains n'hésitent pas à s'en saisir pour préparer la campagne du second tour.
Mais au-delà des récupérations politiques, force est de constater que les gens n'ont plus envie de voter, et encore moins pour leurs députés. C'est une révolte silencieuse, qui ne se fait pas dans la rue, mais au contraire en restant chez soi. "Déferlez dans les bureaux de vote" a demandé Jean-Luc Mélenchon pour le second tour prévu dimanche. PlutÎt qu'un déferlement, c'est en refusant de bouger que les Français ont exprimé leur mécontentement.
Pourtant aucun élu ne semble véritablement vouloir prendre le problÚme à bras le corps. Chacun y va de son analyse et les experts se succÚdent sur les plateaux mais malgré la répétition de ce triste ballet tous les cinq ans, rien ne change.
- Dur de choisir -
Certains électeurs ont pointé du doigt un choix difficile à faire dans l'isoloir, face à la multitude des candidatures. A La Réunion, l'alliance des gauches n'a pas trÚs bien fonctionné. Libre de procéder comme ils voulaient, les territoires ultramarins n'ont pas nécessairement suivi l'élan impulsé au national avec la création de la Nupes. Quelle que soit la couleur politique finalement, chacun a tenu à se maintenir. En tout ce sont 92 candidates et candidats qui se sont présentés sur l'ßle, sur nos sept circonscriptions.
C'est la beauté de la démocratie diront certains (surtout les candidats). Mais face à une quinzaine de bulletins, les électeurs n'ont pas toujours su qui choisir. Et ont donc préféré s'abstenir.
Il en va aussi de la cohérence stratégique : lorsque l'on défend un renouvellement de l'Assemblée nationale, il faut s'en donner les moyens. Quitte à accepter de se mettre en retrait pour donner plus de force et de poids à des programmes similaires. En somme, oublier les batailles d'egos pour se concentrer sur les idées.
- Une leçon (peut-ĂȘtre) -
Quoi qu'il en soit, cette Ă©lection est une leçon. Moins connus (et peut-ĂȘtre moins mĂ©diatisĂ©s ?) que les candidats de la prĂ©sidentielle, ou mĂȘme des municipales, les prĂ©tendants de l'hĂ©micycle n'ont pas attirĂ© les Ă©lecteurs dans les bureaux de vote. BoudĂ©s, nos futurs hypothĂ©tiques dĂ©putĂ©s ont Ă©tĂ© dĂ©partagĂ©s lors du premier tour par un quart de la population rĂ©unionnaise. C'est loin, trĂšs loin, d'ĂȘtre reprĂ©sentatif.
Il faudra faire avec cependant et les tendances s'annoncent semblables pour le second tour. Pourtant ce sont bien les députés qui votent nos lois et l'enjeu cette année est plus que jamais crucial alors que la majorité présentielle est mise en difficulté par la gauche. Au coude à coude, la Nupes et Ensemble sont dans un mouchoir de poche.
La présence ou non des électeurs dans les bureaux de vote peut donc faire basculer l'hémicycle d'une couleur à une autre. Notre mobilisation le 19 juin est capitale et il en va de nos lois, notre avenir, notre pays. Et c'est cela, et rien d'autre, que chacun devrait mettre en avant.
mm/www.ipreunion.com / [email protected]

Parmi toutes les personnes qui ont un appareil connecté, je me demande qui ne connait pas Shahrukh Khan et qui connaissaient le zelinsky 'Et pourtant, ce petit zelinsk' est en train de dicter à la France ce qu'elle doit faire, de dicter à l'Europe ce qu'elle doit faire, de dicter aux USA ce qu'ils doivent faire.C'est terrible de le voir gronder macron, déjà que beaucoup de français le voit comme le gamin de Brigitte, si en plus, le clown- président s'amuse à l'humilier, je comprends ceux qui ont honte de leur France.
Nous sommes dans un régime présidentiel , les élus des deux chambres ne servent pas à grand chose d'une part et de l'autre elles ne représentent pas la population française !On nous rabùche sans relùche jusqu'à la nausée les notions d'inclusivité de représentation des minorités, de justice !Alors que l'électorat du rassemblement national que compte prÚs de 30% des électeurs français ne sont pas ou prou visible ! Sont ils des sous français '
Ăa signifiera la rĂ©vocation de tous les Ă©lus de la RĂ©publique, qui seront chassĂ©s de leurs trĂŽnes Ă l'image d'une certaine rĂ©volution historique...mais sans la guillotine.
Il y aura toujours les employés communaux qui iront voter, ils y sont obligés !
Nous vivons, certes, en France dans un rĂ©gime de reprĂ©sentation, on appelle ça la dĂ©mocratie : le pouvoir appartient au peuple... C'est "beau", chaque citoyen, je ne dis pas forcĂ©ment et d'emblĂ©e Ă©lecteur, dispose d'un pouvoir, et sans son vote personne ne peut ĂȘtre Ă©lu. Par exemple, on est tous appelĂ©s Ă voter pour des dĂ©putĂ©s, pour les sĂ©nateurs c'est un mode d'Ă©lection trĂšs diffĂ©rent, et une fois Ă©lu (au suffrage universel), chaque dĂ©putĂ© reprĂ©sente la nation française tout entiĂšre. Au sein de l'AssemblĂ©e nationale, on a des groupes politiques censĂ©s reflĂ©ter la ligne des partis politiques et/ou le programme dĂ©fendu et portĂ© par tel ou tel autre parti politique..., et chaque citoyen se reconnaĂźt plus ou moins dans ces programmes et/ou idĂ©ologies qui sous-tendent ces partis politiques. LĂ oĂč le bĂąt blesse, c'est que dans rĂ©alitĂ© ce n'est pas aussi simple ou claire que cela!Une fois Ă©lue, la personne, le ou la dĂ©putĂ©(e) bien souvent "change" au grĂ© des circonstances, et parfois devient inaccessible, et estime mĂȘme qu'il ou elle n'a plus besoin d'Ă©changer avec les Ă©lecteurs de sa circonscription... Avec les moyens modernes de communication : c'est trĂšs facile de dĂ©battre avec toutes les personnes sur n'importe quel sujet ou problĂ©matique inhĂ©rente Ă notre sociĂ©tĂ©, pays, nation.Dans l'AssemblĂ©e nationale, les choses se compliquent aussi trĂšs vite... On ne fait pas le cow boy ou le Zorro et pas mĂȘme le Robin des bois lĂ -bas !Un dĂ©putĂ© ça vote des lois, mais le plus important, il se doit d'opĂ©rer en permanence un contrĂŽle soutenu et entier sur l'action du gouvernement, sur les activitĂ©s des membres de notre gouvernement ! Le font-ils' Moi, je connais un peu la rĂ©ponse...D'ailleurs, le gouvernement français est responsable devant l'AssemblĂ©e nationale. Les dĂ©putĂ©s, au moins 60 d'entre-eux, sur les 577, peuvent Ă©galement introduire des projets de loi.LĂ , pareil, quand est-ce que ça arrive ' Pratiquement jamais... C'est le gouvernement qui conserve la main, surtout quand il a une jolie et belle majoritĂ©, plus de 289... En vĂ©ritĂ©, il n'y a malheureusement plus de sĂ©paration des pouvoirs en France, depuis fort longtemps. Il y a effectivement un vrai problĂšme de fond en France : c'est avant tout notre mode d'Ă©lection Ă scrutin majoritaire Ă 2 tours. Celui-ci est dĂ©passĂ© et ne correspond plus aux attentes de la population. Il faudrait le revoir et par exemple faire l'expĂ©rience d'un vote qui permet Ă la fois et en mĂȘme temps de choisir et d'Ă©liminer un ou plusieurs candidats (notamment les candidatures qui nous paraissent inappropriĂ©es, indĂ©sirables voire dangereuses...). On met tous les noms sur une mĂȘme feuille, et on permet Ă chaque Ă©lecteur de cocher 4 cases en face de ces noms, et aussi d'Ă©liminer au maximum 3 candidats. Le vainqueur est la personne qui aura reçu plus de proposition (dĂ©duction Ă©ventuelle des votes nĂ©gatifs). Cela me semble qui en interaction avec la population, et beaucoup plus juste. Le systĂšme actuel est trĂšs imparfait, l'Ă©lecteur potentiel ne s'y retrouve plus/pas. Il prĂ©fĂšre s'abstenir que de continuer de jouer Ă ce jeu de dupe. D'ailleurs, on perd aussi en qualitĂ© de candidature... Et, les partis ne font plus trop d'effort pour Ă©crire un vrai projet de sociĂ©tĂ©. La France s'enfonce un petit peu plus Ă chaque Ă©chĂ©ance Ă©lectorale, y compris pour la prĂ©sidentielle...Pour ĂȘtre Ă©lecteur, un bon, un connaisseur, cela demande aussi un investissement personnel pour cerner et comprendre le fonctionnement de nos institutions. L'instruction civique vole trĂšs bas dans nos Ă©coles du 1er et second degrĂ©. Tout ça n'est pas le fruit du hasard...Actuellement, c'est toujours le clientĂ©lisme qui a le vent en poupe..., et plus ou moins tout le monde instrumentalise et/ou manipule tout le monde...pour le plus souvent des intĂ©rĂȘts personnels. La dĂ©mocratie, la vraie, ce n'est pas ça. Ă La RĂ©union, une partie de la population vit sous le seuil de pauvretĂ©, 50% gagnent moins de 1 290 euro par mois. Les politiques devraient s'attaquer à ça, au lieu de tergiverser en permanence. La politique, ce n'est pas un jeu.
Bonjour ce n'est pas pas trĂšs clair ca ne peut pas etre Ă la fois 7 sur 10 et 1 sur 4 ! Ce n'est pas possible.
Qui sĂšme le vent rĂ©colte la tempĂȘte ! A quoi sert-il de votĂ©e quand en fin compte bones. ou pas voulues les rĂ©formes finissent par passer(49/3)